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États-Unis : le plan climat et santé adopté par le Sénat

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ÉTATS UNIS : PLAN ANTI INFLATION ADOPTÉ PAR LE SÉNAT. https://metahodos.fr/2022/08/09/etats-unis-le-senat-adopte-le-plan-anti-inflation-une-victoire-pour-joe-biden/

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États-Unis : le plan sur le climat et la santé adopté par le Sénat, mais sans plafonner le prix de l’insuline

Lundi 8 août 2022 FRANCE CULTURE

Après 18 mois de négociations et une nuit de débats, le Sénat américain a adopté dimanche le grand plan du président Joe Biden sur le climat et la santé.

Victoire d’étape pour le président démocrate Joe Biden, avant les élections de mi-mandat. Le vaste plan sur le climat et la santé a été adopté dimanche au Sénat et doit désormais passer devant la Chambre des représentants. L’enveloppe totale de 430 milliards de dollars comprend le plus grand investissement jamais engagé aux États-Unis pour le climat : 370 milliards pour réduire les émissions de gaz à effet de serre de 40%, d’ici à la fin de la décennie.

Mais pourquoi a-t-il fallu autant de temps au Congrès pour agir sur le climat ? C’est la question que se pose le New York Times, dans un article publié dimanche. Le quotidien américain revient sur cinq décennies d’histoire politique et note un « changement de stratégie ».

Si aujourd’hui les preuves du changement climatique s’accumulent et que « dans l’ensemble les républicains ont cessé de le nier », ils sont plutôt restés « opposés à l’action pour des raisons économiques », peut-on encore lire.

« Les sénateurs ont mis de côté ce que les experts considèrent comme le moyen le plus efficace de réduire les émissions de dioxyde de carbone, à savoir une taxe sur la pollution, écrit le journal, pour adopter une approche moins efficace mais plus acceptable sur le plan politique », c’est-à-dire « des incitations financières » adressées « aux industries et aux consommateurs pour qu’ils passent à des énergies propres. » « Les législateurs, résume le New York Times, ont remplacé le bâton par la carotte. »

Une victoire pour Joe Biden, mais le chemin reste long

Après des mois d’impasse législative, désormais « Joe Biden gagne des batailles, mais ne reçoit pas beaucoup d’amour » en retour, estime CNN qui s’interroge : « Est-ce seulement une question de temps avant que les sondages » sur le président « ne rattrapent » cette « nouvelle vague de succès » ?

« Difficile de redessiner une image une fois qu’elle est gravée dans l’esprit du public, constate CNN. Les efforts de la droite pour dépeindre l’homme de 79 ans comme sénile et incapable de répondre aux exigences de sa fonction » ont payés, « en tout cas chez les républicains ». « De nombreux démocrates, en particulier les jeunes, se sont détournés du président, déçus par le rythme et l’ampleur de ce que son administration a pu accomplir », écrit le média dans sa rubrique Opinion.

Joe Biden accélère : ce plan est une grande victoire pour son camp mais, précise CNN, « tant qu’il sera président, il devra faire face aux vents contraires » et « souffrira de ne pas être le président le plus charismatique et le plus éloquent à un moment où la démocratie même du pays est menacée ».

À réécouter : Les midterms aux États-Unis dans six mois

La communauté internationale prudente

Ce plan climat est « évidemment une bonne chose, mais il est important de ne pas s’emballer », a expliqué dans un autre article de CNN, Bob Ward, de l’institut de recherche Grantham sur le changement climatique et l’environnement. Selon ce spécialiste, « le projet de loi donnait aux engagements déjà pris par les États-Unis un « degré de crédibilité », mais la plupart du monde veut voir les États-Unis s’engager à un financement climatique significatif – des fonds pour aider les pays les plus vulnérables à réduire leurs émissions et à s’adapter à la crise. »

« Les questions qui sont encore essentielles dans les discussions ne sont pas vraiment abordées par ce projet de loi », regrette Bob Ward. Les États-Unis devront « rester humbles » à l’approche de la COP27.

Après quatre ans d’administration Trump, le pays est « en quelque sorte en train de rattraper le temps perdu », analyse cet expert.

Échec sur un plafond du prix de l’insuline

Il n’y aura en revanche pas de plafond sur le prix de l’insuline. Environ sept millions d’Américains en prennent tous les jours contre le diabète, rappelle le Washington Post. Dans le projet de loi, il était proposé de réduire le prix à 35 dollars par mois, maximum. Actuellement, les Américains payent l’insuline environ huit fois plus cher que dans les autres pays riches, selon une étude de 2020 commandée par le gouvernement. Certains n’arrivent pas à se soigner correctement.

« Le coût de l’insuline n’est pas seulement hors de contrôle, il dévaste les gens », a déclaré la sénatrice démocrate Patty Murray devant le Sénat, implorant les républicains de ne pas retirer le plafond du projet de loi, en vain, donc. « Les républicains ont, une fois de plus, fléchi face à la pression des grandes entreprises pharmaceutiques », a déploré un autre démocrate, Ron Wyden.

À lire aussi : Il y a 100 ans naissait le premier traitement à base d’insuline

Gustavo Petro investi président de la Colombie

Gustavo Petro est le premier président de gauche de l’histoire de la Colombie et le dernier succès d’une longue série pour la gauche en Amérique Latine. Il a prêté serment dimanche.

A 62 ans, cet ex-guérillero, élu fin juin, succède à l’impopulaire Ivan Duque. « Aujourd’hui commence la Colombie du possible », a déclaré Gustavo Petro. Les défis qui l’attendent sont nombreux, selon El Pais. Le conflit armé n’est pas tout à fait éteint, même si l’accord de paix avec les FARC, les forces armées révolutionnaires de Colombie, trouvé en 2016, a permis de réduire la violence. Gustavo Petro entend aussi mettre fin à la guerre anti-drogue. La Colombie est le premier producteur de cocaïne au monde.

À réécouter : Argent, patriarcat et capitalisme : “les calculs sont pas bons” / Virage à gauche en Amérique latine 

Le dirigeant a insisté sur « la nécessité de procéder à de multiples changements », détaille El Pais : réformer le système de santé et des retraites, réformer la ruralité, réaliser une transition énergétique pour remplacer les combustibles fossiles par des sources propres et éliminer la dépendance de l’économie aux exportations de charbon et de pétrole.

« Mais, plus que cela, écrit El Pais, la cérémonie tournait autour de l’identité, ou plutôt des identités. Celle de la Colombie, celle du gouvernement qui commence, celle de la gauche qu’elle représente. »Gustavo Petro pour qui la diversité est importante : sa vice-présidente est Francia Marquez, une femme noire, écologiste, âgée de 40 ans.

Il est désormais l’heure de gouverner. Le journal prévient : « les attentes et le vertige sont dus en grande partie à une campagne présidentielle au cours de laquelle Gustavo Petro et ses acolytes ont tout promis ».

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