
TROISIÈME PERQUISITION DE LA PRÉSIDENCE, APRÈS CELLE RELATIVE À BENALLA ET CELLE EMPÊCHÉE RÉCEMMENT
L’Élysée a été perquisitionné jeudi 22 mai par des enquêteurs financiers dans le cadre d’une information judiciaire sur l’attribution de l’organisation des cérémonies d’entrée au Panthéon, indique le parquet national financier (PNF) à l’Agence Radio France vendredi 22 mai, confirmant une information du journal Le Monde
En avril, les mêmes enquêteurs avaient tenté de perquisitionner l’Elysée mais avaient été éconduits, au nom de « l’inviolabilité » des locaux de la présidence. Ce concept fait référence à l’article 67 de la Constitution qui renvoie à l’immunité du président de la République, non responsable de ses actes accomplis en cette qualité. Durant son mandat, le chef de l’Etat ne peut faire l’objet ni de poursuite, ni d’instruction ou d’une information judiciaire.
Cette fois, ils ont pu rentrer au sein du palais. « S’agissant d’une procédure qui ne vise pas le président de la République et considérant que les garanties étaient réunies pour permettre le respect de l’article 67 de la Constitution et le secret de la défense nationale, la présidence a permis aux magistrats de procéder aux actes qu’ils sollicitaient », explique l’Elysée à France Inter ce vendredi après-midi.
Au cœur des investigations, « les conditions d’attribution de certains marchés publics relatifs à l’organisation de cérémonies de panthéonisation par le Centre des monuments nationaux (CMN) », avait expliqué le procureur de la République financier, Pascal Prache, au moment de l’ouverture de l’information judiciaire en octobre 2025.
La dernière perquisition du palais remonte à 2018 pendant l’affaire Benalla au cours du premier mandat d’Emmanuel Macron.
1. ARTICLE – L’Elysée perquisitionné dans le cadre d’une enquête sur l’organisation des cérémonies d’hommage au Panthéon
La justice s’intéresse aux conditions d’attribution de plusieurs marchés publics à la société Shortcut Events, chargée, ces dernières années, d’organiser ces grands événements pour la présidence de la République. Deux juges se sont rendus au palais présidentiel, jeudi.
Par Laura Motet Publié le 22 mai 2026 LE MONDE
Jeudi 21 mai, deux juges d’instruction du pôle financier de Paris ont perquisitionné l’Elysée, a appris Le Monde auprès de sources concordantes, dans le cadre d’une information judiciaire ouverte sur l’organisation des cérémonies d’hommage au Panthéon. La justice s’intéresse aux conditions d’attribution de plusieurs marchés publics à la société Shortcut Events, chargée, ces dernières années, d’organiser ces grands événements pour la présidence de la République.
Sollicités, l’Elysée et le parquet national financier (PNF) n’avaient pas réagi lors de la publication initiale de l’article. « Ces opérations ont été précédées d’échanges institutionnels afin d’en permettre le déroulement », a précisé après publication le PNF. L’Elysée a également réagi ultérieurement, affirmant auprès de l’Agence France-Presse que « s’agissant d’une procédure qui ne vise pas le président de la République et considérant que les garanties étaient réunies pour permettre le respect de l’article 67 de la Constitution [qui définit le régime de responsabilité du président] et le secret de la défense nationale, la présidence a permis aux magistrats de procéder aux actes qu’ils sollicitaient ».
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2. ARTICLE – L’Élysée perquisitionné dans le cadre d’une information judiciaire portant sur l’organisation de cérémonies de panthéonisation
Publié le 22/05 BFM Matthias Tesson, avec Lara Clerc avec AFP
Les locaux de l’Élysée ont été perquisitionnés jeudi 21 mai dans le cadre d’une information judiciaire visant notamment les conditions d’attribution de certains marchés publics relatifs à l’organisation de cérémonies de panthéonisation par le Centre des Monuments Nationaux (CMN).
Des opérations de perquisitions ont eu lieu le 21 mai dans des locaux de l’Élysée, dans le cadre de l’information judiciaire visant notamment les conditions d’attribution de certains marchés publics relatifs à l’organisation de cérémonies de panthéonisation par le Centre des Monuments Nationaux (CMN), a déclaré le parquet national financier (PNF) à BFMTV, confirmant un article du Monde.
Ces opérations ont été précédées d’échanges institutionnels afin d’en permettre le déroulement, complète le PNF.
La dernière perquisition en date du palais présidentiel remonte à 2018, dans l’affaire Benalla, sous le premier mandat d’Emmanuel Macron. Dans cette enquête sur les panthéonisations, l’Élysée avait éconduit le 14 avril, au nom de « l’inviolabilité » des locaux de la présidence, des enquêteurs financiers. Interrogé par l’AFP, l’Élysée n’a pas fait de commentaire dans l’immédiat.
Première tentative de perquisition ratée
Le 14 avril, les enquêteurs et magistrats du Parquet national financier (PNF) n’avaient pas été autorisés à accéder au palais présidentiel lors de leur première tentative de perquisition. Les enquêteurs et magistrats du Parquet national financier (PNF) s’étaient alors vu opposer « une analyse selon laquelle l’article 67 de la Constitution emporterait l’inviolabilité des locaux rattachés à la présidence de la République », avait expliqué le procureur de la République financier, Pascal Prache, dans un communiqué.
Selon l’article 67 de la Constitution, le président de la République n’est, en règle générale, pas responsable des actes accomplis en cette qualité. Il ne peut, durant son mandat et devant aucune juridiction ou autorité administrative française, être requis de témoigner ni faire l’objet d’une action, d’un acte d’information, d’instruction ou de poursuite.
La société Shortcut Events au cœur de l’enquête
Ces opérations sont menées dans le cadre d’une information judiciaire ouverte en octobre 2025 pour « favoritisme, prise illégale d’intérêt, corruption et trafic d’influence ». Au coeur des investigations, les conditions d’attribution de certains marchés publics relatifs à l’organisation de cérémonies de panthéonisation.
Selon Le Canard Enchaîné, qui a révélé l’affaire, les enquêteurs s’interrogent sur le choix de la société Shortcut Events pour organiser les cérémonies d’entrée au Panthéon des femmes et hommes illustres pendant 22 ans. Chaque panthéonisation a été facturée à l’État « autour de 2 millions d’euros », assure l’hebdomadaire satirique.