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MISE À JOUR – LE « QUOI QU’IL EN COUTE » MACRONIEN S’APPLIQUE AU DÉFICIT ET À LA DETTE ET EMPÊCHE TOUTE REMISE EN CAUSE DE LA POLITIQUE BUDGÉTAIRE

QUAND LE « QUOI QU’IL EN COUTE » SE CUMULE AVEC LE « EN MÊME TEMPS « 

Pour Lescure, ( article 2 ) pas de problème pour émettre des obligations. Cela soulève deux questions :

– celle de la fuite en avant dans la dette nouvelle, à des taux très élevés – « quoi qu’il en coute » ;

– celle de la négation de la crise financière.

Pour Lescure, ( article 1 ) il y a – « en même temps » – des difficultés pour les financements à 30 ans

Voir l’article 3 : pendant que le ministre parle trop et mal, les marchés s’inquiètent très sérieusement

Voir l’article 4 : Après les fortes tensions de ces derniers jours sur la dette française, et les déclarations surréalistes du ministre de l’Economie et des Finances, ancien investisseur lui-même, celui ci est venu assurer aux financiers londoniens que la France aurait un budget et que son marché de la dette d’Etat fonctionne bien.

1. ARTICLE – Roland Lescure en opération déminage après son faux pas sur la stratégie d’émission de la dette française

En laissant entendre que la France avait du mal à se financer à 30 ans sur les marchés, le ministre des Finances a jeté de l’huile sur le brasier qui fait flamber les taux français. Il a procédé à une vaste opération de déminage depuis Londres.

Par Guillaume Benoit Publié le 8 oct. 2026

Mais dans quel pétrin est allé se fourrer Roland Lescure ? Une interview publiée mercredi soir par le « Wall Street Journal » rapporte ces propos du ministre de l’Economie et des Finances à propos des levées de dette de la France sur les marchés. « Une décision raisonnable serait d’opter pour une échéance plus courte [des obligations émises, NDLR]. Mais à la marge. »

Quelques lignes plus loin, il ajoute que

« si les placements d’obligations à 10 ans se passent bien, pour celles à 30 ans, la demande est « un peu plus complexe en ce moment »

. Pour les marchés, le message est clair : la France est contrainte de raccourcir la durée de ses emprunts lorsqu’elle sollicite les investisseurs….

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2. ARTICLE – « J’émets des obligations toutes les deux semaines, aucun problème »: Roland Lescure va sur la BBC pour calmer la nervosité des marchés sur la dette française

BFM Business Frédéric Bianchi 7 octobre 2026

Malgré la flambée des taux d’emprunt français et le désengagement de certains investisseurs étrangers, Roland Lescure assure que la France n’a aucun mal à trouver des prêteurs. Interrogé par la BBC, le ministre de l’Économie reconnaît toutefois que les marchés exigent désormais une rémunération beaucoup plus élevée pour financer la dette française.

Roland Lescure veut rassurer les marchés. Et notamment les investisseurs anglosaxons. Après la chaîne américaine Bloomberg ce mercredi, le ministre de l’Économie et des Finances a accordé une interview ce jeudi matin à la BBC. Ainsi, malgré la forte hausse des taux d’intérêt français et les inquiétudes sur les finances publiques, il assure que les investisseurs continuent d’acheter de la dette française. Mais Paris doit désormais payer beaucoup plus cher pour se financer.

Mais ça ne l’empêche pas de trouver des prêteurs. C’est le message qu’a voulu faire passer Roland Lescure dans un entretien accordé à la BBC. Interrogé sur la situation des finances publiques françaises et la nervosité des marchés obligataires, le ministre de l’Économie et des Finances a assuré que les investisseurs continuaient de répondre présent lorsque l’État cherche à emprunter.

« J’émets des obligations toutes les deux semaines, et il n’y a absolument aucun problème », a-t-il déclaré à la télévision britannique. « Les gens veulent du papier français, mais ils le veulent plus cher qu’avant. »

Une manière de relativiser les inquiétudes sur la capacité de la France à financer sa dette, alors que les taux d’emprunt du pays ont fortement augmenté ces dernières semaines. Ce mercredi, le ministère de l’Économie avait déjà tenu à rassurer les marchés en indiquant auprès de Bloomberg qu’il ne modifierait pas sa stratégie d’émission de dette. Bercy entend continuer à utiliser les marges de manœuvre dont dispose l’Agence France Trésor (AFT), chargée de lever les fonds nécessaires au financement de l’État, notamment lors des adjudications d’obligations.

Des taux d’emprunt au plus haut depuis 2002

Car si les investisseurs continuent d’acheter des obligations françaises, ils exigent une rémunération de plus en plus élevée. Le rendement des obligations assimilables du Trésor (OAT) à dix ans, qui sert de référence pour mesurer le coût d’emprunt de la France, a atteint 4,89% le 1er octobre, un niveau inédit depuis 2002. Il se situait encore autour de 3,6% trois mois auparavant.

Autre indicateur de cette défiance : l’écart entre les taux français et allemands, appelé spread, a atteint environ 120 points de base fin septembre, son niveau le plus élevé depuis 2011. Autrement dit, la France doit désormais offrir environ 1,2 point de rendement supplémentaire par rapport à l’Allemagne pour emprunter sur dix ans. Cette hausse ne signifie pas que la France ne trouve plus d’acheteurs pour ses obligations. Elle montre en revanche que les investisseurs demandent une prime de risque plus importante pour lui prêter de l’argent.

À LIRE AUSSI »Nous avons liquidé l’intégralité de notre position »: des investisseurs étrangers commencent à retirer leur argent de France, faut-il s’en inquiéter?

Roland Lescure s’est également voulu optimiste sur la capacité du gouvernement à faire adopter son budget pour 2027, tout en reconnaissant l’urgence de redresser les finances publiques.

« Le déficit public est alarmant, et c’est pourquoi nous devons agir maintenant », a-t-il déclaré à la BBC.

Le projet de budget pour 2027 prévoit un effort budgétaire global de 54 milliards d’euros, en additionnant les mesures du projet de loi de finances et celles du budget de la Sécurité sociale. Le gouvernement doit cependant composer avec une situation politique tendue et les oppositions aux mesures d’économies envisagées.

Cette situation préoccupe les investisseurs. Certains ont d’ailleurs déjà pris leurs distances. C’est le cas de Shinji Kunibe, gérant obligataire pour le groupe nippon Sumitomo Mitsui DS Asset Management, qui a annoncé s’être séparé de tous ses titres de dette tricolore : « Les obligations françaises offraient un rendement relativement attractif, mais nous avons liquidé l’intégralité de notre position compte tenu de l’évolution récente de la situation », a-t-il déclaré. « Nous avons réorienté ces fonds principalement vers les Bunds allemands et, dans une moindre mesure, vers les obligations d’État japonaises à court terme ».

3. ARTICLE – «D’habitude je ne suis pas pessimiste, mais la hausse actuelle des taux intervient très tôt et à un rythme rapide» : les experts surpris, un CAC 40 sous pression 

Le taux d’emprunt français a frôlé les 5% et la défiance gagne la Bourse de Paris. Déjà fragilisé par le luxe, le CAC 40 subit les tensions sur la dette et les incertitudes budgétaires. De quoi inquiéter les investisseurs.

L’aggravation de la crise énergétique et l’inflation galopante ont provoqué des tensions sur le marché obligataire ces derniers mois. Après avoir atteint 4,6% fin septembre, la pression s’est accélérée et le taux d’emprunt à 10 ans de la France a frôlé les 5% vendredi 2 octobre, un record depuis 2002. En raison des préoccupations sur les finances publiques, l’écart entre les rendements des obligations d’État françaises et allemandes s’est creusé à 150 points de base, une première depuis fin 2011. Les investisseurs exigent désormais une rémunération nettement supérieure pour prêter à la France plutôt qu’à l’Allemagne, signe de leurs inquiétudes sur la trajectoire budgétaire de l’Hexagone.

Un contexte qui pèse lourdement sur le marché des actions. La Bourse de Paris accumule des difficultés face à un secteur du luxe fragilisé et une instabilité politique accrue. D’autant plus que le financement des entreprises se renchérit et la défiance envers les actifs français incite les investisseurs…

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4. ARTICLE – « Notre budget, on va l’adopter » : Roland Lescure en campagne à la City pour rassurer sur la dette française

 Les Echos 9 10 26

Après les fortes tensions de ces derniers jours sur la dette française, le ministre de l’Economie et des Finances, ancien investisseur lui-même, est venu assurer aux financiers londoniens que la France aurait un budget et que son marché de la dette d’Etat fonctionne bien.

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