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POURQUOI LE PARQUET S’ENTÊTE-T-IL À CONTESTER LA RÉALITÉ D’UN RACISME ANTI BLANC

ARTICLE – Racisme anti-blanc : dans l’affaire du drame de Crépol, le parquet s’entête

Qui défend la société ?

Par  Etienne Campion. 07/10/2026

Dans l’affaire du meurtre de Thomas à Crépol, le parquet fait appel de l’ordonnance de mise en accusation, revenant sur la circonstance aggravante de racisme anti-Blancs.

À Crépol, qui défend la société ? Comment comprendre l’entêtement du parquet de Valence à faire appel du renvoi de 11 accusés aux assises pour le meurtre de Thomas, avec la circonstance aggravante de racisme anti-Blancs ? Le ministère public conteste cette qualification, retenue par les juges d’instruction. Ceux-ci recensent 19 témoins directs rapportant des propos discriminatoires : «On est là pour planter des Blancs », « Sale Français de merde. »

HISTOIRE DE DOMINATION

Pourquoi le parquet, qui représente les intérêts de la société, semble-t-il si réticent à voir retenir cette dimension du crime ? La justice ne saurait laisser croire que certaines haines seraient moins graves. N’en déplaise au sociologue Éric Fassin, qui estimait : « Quand on est blanc, on ne peut pas être victime de racisme, parce que le racisme, c’est lié à la domination. »

À LIRE AUSSI : Meurtre de Thomas à Crépol : le racisme anti-blanc, un élément politique au cœur de l’affaire

Pas besoin, pourtant, d’un doctorat de sociologie pour constater que le racisme peut exister du bas vers le haut de la société. L’antisémitisme, par exemple. Faudrait-il disposer d’un certificat de « dominé socialement » pour prouver qu’on subit du racisme ?

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