
ARTICLE – Dans les Hauts-de-Seine, le préfet anti-clandestins face à des avocats pro-migrants et défenseurs de djihadistes
Par Édouard Roux MARIANNE
Alexandre Brugère est un préfet volontariste et médiatique : il ne cesse de mettre en lumière son action pour expulser les immigrés illégaux dans les Hauts-de-Seine. Une ardeur qui a le don d’agacer l’ADDE, une association d’avocats qui a déposé plainte contre l’ex-directeur de cabinet de Gérald Darmanin… et se caractérise par la défense de prévenus poursuivis pour des faits de terrorisme islamiste.
Le préfet des Hauts-de-Seine et ex-directeur de cabinet de Gérald Darmanin, Alexandre Brugère, est sous le feu des projecteurs depuis quelques jours. En cause : une plainte déposée devant le tribunal administratif de Cergy-Pontoise (Val d’Oise) par l’Association des avocats pour la défense des droits des étrangers (ADDE), le 2 septembre dernier, laquelle s’insurge contre « des dysfonctionnements graves et systémiques dans le traitement des demandes de renouvellement des titres de séjour des ressortissants étrangers ».
Parmi les griefs pointés du doigt par cette association, représentée par l’ancien député écolo Julien Bayou : l’impossibilité d’obtenir un rendez-vous en préfecture, des délais de traitement déraisonnables, le défaut de délivrance des récépissés ou encore l’impossibilité d’entrer en contact avec l’administration préfectorale. Autant de motifs qui ont poussé l’ADDE à déposer un « recours en cessation » contre un préfet qui a fait de la lutte contre l’immigration clandestine l’un de ses chevaux de bataille.