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Thaïlande: Facebook bloque un groupe prodémocratie

Francois Fabres nous propose cette actualité des réseaux sociaux.

Il nous a également signalé l’article de Courrier International relatif aux réseaux sociaux et à la démocratie. Nous le publierons prochainement.

Le gouvernement thaïlandais a ordonné à Facebook de couper l’accès à un groupe pro-démocratie, une décision que le réseau social entend contester.

ARTICLE

En Thaïlande, Facebook obligé de bloquer un groupe pro-démocratie sur ordre des autorités


Louise Millon 26 août 2020 PRESSE CITRON

Si ce n’est pas la première fois que Facebook est sous la pression de certains gouvernements dont la démocratie n’est pas toujours de mise, le réseau social se retrouve maintenant en conflit avec la Thaïlande. Et pour cause, le gouvernement a ordonné à la plateforme de fermer l’accès à un groupe pro-démocratie baptisé Royalist Marketplace.


Dans le pays, c’est le roi Maha Vajiralongkorn (connu sous le nom dynastique de Rama X) qui règne depuis l’année 2016. La fermeture du groupe Facebook Royalist Marketplace intervient dans un contexte où plusieurs milliers de personnes se prononcent en faveur d’une réforme de la monarchie. Une loi est particulièrement visée —elle concerne le fait que les personnes diffamant les membres de la famille royale risquent jusqu’à 15 ans de prison.

Facebook cède, mais…

Il y a 15 jours, les autorités thaïlandaises ont donné deux semaines à Facebook pour qu’il bloque l’accès à ce groupe controversé, faute de quoi le réseau social s’exposait à une amende d’environ 6 300 dollars par jour. La groupe Royalist Marketplace n’est donc plus accessible sur le territoire depuis quelques jours.


Pour faire plier la plateforme sociale, le gouvernement a évoqué une loi de 2016 qui porte sur la criminalité informatique. Lorsqu’elle est entrée en vigueur, l’organisation Human Rights Watch a affirmé qu’elle « donnait des pouvoirs trop larges au gouvernement pour restreindre la liberté d’expression, appliquer la surveillance et la censure, et exercer des représailles contre les militants ».

Avant cette décision, le groupe comptait plus d’un million de membres après avoir été créé au mois d’avril par Pavin Chachavalpongpun, un dissident vivant en exil au Japon. Son fondateur a déclaré à l’agence Reuters que ce groupe « fait partie du processus de démocratisation, c’est un espace pour la liberté d’expression ». À cela, il ajoute sans détour : « En faisant cela, Facebook coopère avec le régime autoritaire pour entraver la démocratie et cultiver l’autoritarisme en Thaïlande ».
Pour sa part, Facebook a fait part de sa volonté de contester la décision des autorités thaïlandaises.

Un porte-parole du groupe a réagi : « Nous travaillons pour protéger et défendre les droits de tous les internautes et nous nous préparons à contester légalement cette demande. Des actions gouvernementales excessives comme celle-ci sapent également notre capacité à investir de manière fiable en Thaïlande, notamment en maintenant un bureau, en protégeant nos employés et en soutenant directement les entreprises qui dépendent de Facebook ».

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