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Législatives partielles: abstention de 4 électeurs sur 5 et nouvelle déroute pour le parti présidentiel

Lors des élections législatives partielles de dimanche, l’abstention était comprise entre 79 % et 87 % dans quatre des six circonscriptions ayant connu des élections législatives partielles.

La participation n’a atteint les 20 % que dans une seule des cinq circonscriptions dont les résultats sont déjà connus.

Le Parti du Président, LREM, a perdu son seul siège en jeu, et a échoué à se qualifier au second tour lors de ces élections législatives marquées par une abstention extrême.

  • Le PARIIEN titre: Résultats des législatives partielles : déroute pour LREM et forte abstention au premier tour
  • OUEST FRANCE titre: LÉGISLATIVES PARTIELLES : LA DROITE ET LA GAUCHE EN FORME, LA MAJORITÉ EN BERNE
LREM a perdu son seul siège en jeu, et a échoué à se qualifier au second tour lors de ces élections législatives...

ARTICLE

LREM éliminé partout au 1er tour des législatives partielles

Le HuffPost 21 09 20

Si les écolos tirent leur épingle du jeu en se qualifiant dans 3 des 6 circonscriptions pour le second tour, l’abstention reste malgré tout la vraie gagnante de ces législatives partielles.

Six élections législatives partielles, conséquences des municipales et de la nomination du gouvernement en juillet, ont connu leur premier tour ce dimanche 20 septembre, et les résultats déjà connus montrent une abstention massive de quelque quatre électeurs sur cinq mais aussi une nouvelle déroute pour La République en Marche.

Dans les six circonscriptions en jeu, l’abstention a dépassé les 70%, en pleine résurgence de l’épidémie de Covid-19: 79% dans la 1re circonscription du Haut-Rhin, 82% dans la 5e de Seine-Maritime et dans la 3e de Maine-et-Loire.

À la Réunion, elle a même privé de victoire Karine Lebon (union des gauches) arrivée confortablement en tête du premier tour avec 52,15% des voix, devant la divers droite Audrey Fontaine (15,83%). Karine Lebon est soutenue par Huguette Bello, démissionnaire de l’Assemblée nationale après son élection à la mairie de Saint-Paul.

LREM perd son seul siège et disparait

Le parti LREM ne remettait qu’un siège en jeu lors ces élections: celui de Nadia Hai, nommée ministre déléguée à la Ville, et qui a démissionné de son poste à la 11e circonscription des Yvelines.

Mais selon des résultats encore partiels, le candidat LREM Pierre Luce semble d’ores et déjà éliminé du tableau. Il n’a recueilli que 15,4% des voix, arrivant à la troisième place derrière le candidat LR Philippe Benassaya (36,7 %) et Sandrine Grandgambe (24,9 %) qui rassemblait la gauche et les écologistes.

Ailleurs, le parti présidentiel n’a pas non plus brillé. Aucun des trois candidats investis dans le Maine-et-Loire, la Seine-Maritime et le Val-de-Marne n’a réussi à se qualifier pour le second tour, avec des scores systématiquement inférieurs à 20%. 

Les Verts au second tour dans 3 circonscriptions

Chez les écologistes, déjà galvanisés par la vague verte des municipales, la soirée a été plus heureuse, avec trois candidats qualifiés pour le second tour, mais pas forcément en tête. 

Dans le Val-de-Marne, la candidate EELV Sandra Régol affrontera au second tour Isabelle Santiago, candidate de la gauche soutenue par le PS et Générations, arrivée en tête avec 33,7%. 

Dans le Maine-et-Loire, c’est sans surprise la candidate LR Anne-Laure Blin qui arrive en tête avec 25% des suffrages, devançant la candidate écologiste d’union de la gauche Daphnée Raveneau (22,8%), sur fond de très faible participation (17,8% des inscrits). Dans cette circonscription ancrée à droite, Anne-Laure Blin est donc bien partie pour succéder à Jean-Charles Taugourdeau (LR), député depuis 2002, qui a démissionné après sa réélection comme maire de Beaufort-en-Anjou.

À Colmar et Neuf-Brisach, dans une circonscription traditionnellement ancrée à droite, le scrutin voyait s’affronter huit candidats pour succéder à Eric Straumann (LR) devenu maire de Colmar, tandis que sa suppléante Brigitte Klinkert est entrée au gouvernement en tant que ministre déléguée chargée de l’Insertion. La participation atteint seulement 20,31%.

Si sa candidature avait créé quelques dissensions au sein de LR local, Yves Hemedinger, ancien premier adjoint de Gilbert Meyer, ressort largement en tête de ce premier tour avec 45,39% des voix. Il affrontera au second tour l’écologiste Frédéric Hilbert, candidat EELV malheureux aux municipales à Colmar, qui a rassemblé dimanche 23,53% des voix, devançant largement le candidat RN (14,04%).

Dans la 5e circonscription de Seine-Maritime, c’est le candidat socialiste Gérard Leseul qui arrive largement en tête avec près de 40% des suffrages, lors d’un premier tour marqué par 82,29% d’abstention. Il affrontera le candidat du RN Jean-Cyril Montier (18,01%), seul qualifié au 2e tour, alors que la candidate LREM est arrivée troisième avec seulement 10,72% des suffrages. Gérard Leseul est en bonne position pour succéder au député PS Christophe Bouillon, élu depuis 2007, qui a démissionné pour se consacrer à son mandat de maire de Barentin

1 réponse »

  1. Article du Monde

    « Nous ne savons plus qui nous sommes et ce que nous portons » : les cadres de LRM se déchirent

    Par Julie Carriat Publié hier

    Dans le sillage de Pierre Person, les députés Aurore Bergé et Sacha Houlié ont annoncé leur départ des instances du mouvement, lors d’un bureau exécutif qui pourrait laisser des traces.

    « Ce soir ? Il ne va rien se passer, comme d’habitude », pestait un élu La République en marche (LRM), quelques heures avant le bureau exécutif du parti, lundi 21 septembre. La soirée lui aura donné tort. Après les défaites encaissées dimanche par le parti présidentiel lors du premier tour de six élections législatives partielles, après l’annonce lundi matin dans Le Monde de la démission de Pierre Person de son poste de numéro deux, le mouvement s’est enfoncé un peu plus dans la crise, lundi soir.

    Deux nouveaux départs, celui de la députée des Yvelines Aurore Bergé et celui du député de la Vienne Sacha Houlié, cofondateur avec M. Person des Jeunes avec Macron, mais aussi de vifs débats et des invectives relevant presque du règlement de comptes sont venus compliquer encore la situation du parti, à un an et demi de l’échéance présidentielle.

    Lire aussi: Pour Pierre Person, ex-numéro deux de LRM, le parti n’est pas « en mesure d’affronter la nouvelle étape du quinquennat »

    Certes, il y a des arrivées au sein de la direction du mouvement. A la majorité (19 voix pour, 1 contre et 4 abstentions), les membres du bureau ont approuvé la nomination d’un binôme pour numéro deux, composé de la députée de l’Essonne Marie Guévenoux, ancienne juppéiste, et du président du groupe d’entrepreneuriat social SOS, Jean-Marc Borello. Ce dernier, soutien de la première heure d’Emmanuel Macron, est par ailleurs accusé de harcèlement et d’agressions sexuelles dans son entreprise de la part de plusieurs anciens employés. Stanislas Guerini, auteur du nouvel organigramme, y voit « une nouvelle organisation équilibrée et complémentaire, avec des personnalités venant de la droite comme de la gauche, élues ou issues de la société civile, des grandes villes comme des territoires qui, toutes, incarnent la diversité des profils et des enjeux » de La République en marche.

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