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Quand l’exécutif a Peur des Français… qui, eux-mêmes, éprouvent Soupçons, Peurs, Colères.

BILLET

 » …citoyens, associations, entreprises, corps intermédiaires sont tenus à distance par le pouvoir et l’administration. Une malédiction française« 

Défiance, peurs, colères,

Les Français se sont considérablement – en particulier ces dernières années – éloignés des dirigeants.

L’exécutif qui contribue – par ses pratiques tout à fait insolites des institutions et de l’action publique – à ces phénomènes de peur, de défiance et de colère, a lui-même peur des Français, comme cela a, tout récemment, été clairement explicité, en particulier sur la question des vaccins.

Non considération, mépris, infantilisation…l’executif ne sort pas de cette spirale populiste.

 » …citoyens, associations, entreprises, corps intermédiaires sont tenus à distance par le pouvoir et l’administration. Une malédiction française«  peut on lire dans un article de l’Opinion que nous vous livrons ci contre.

« On les aura ces connards » ( Macron à Veran )

Extrait du SMS d’E Macron à O. Véran. Le vaccin – malgré les multiples changements de stratégie –  est au cœur de multiples tensions. Les retards et dysfonctionnements s’accumulent malgré un « coup de gueule » du locataire de l’Elysée. Celui- ci faute d’avoir adopté une position claire et non chargée de la duplicité bien installée du « en même temps » compose avec les pro vaccins, les anti vaccins, et les attaques qui fusent sur O. Véran, le ministre de la Santé.

Adulé lorsqu’il a été nommé en remplacement d’Agnès Buzyn, le ministre est même taclé par ses camarades du gouvernement qui voient en lui « l’homme d’un échec ». Echec il y a, et le ministre de l’intérieur est autorisé par l’exécutif à travailler en doublon et discrètement pour améliorer la logistique de vaccination en mobilisant les Préfets que l’on redécouvre pour l’occasion ( mais pas les collectivités territoriales, même pas citées dans la dernière conférence de presse du 1° ministre et des différents ministres..

Le soutien d’E. Macron: « Tiens bon, on les aura, ces connards » , en « même temps » que son « engueulade. » En effet, ors d’une réunion du Conseil de Défense  (au sujet du guide  de 56 pages destiné à informer les parties prenantes [personnels, patients, personnes de confiance…)]

« C’est quoi ce truc ? Qui a écrit ça ? Les Français nous prennent pour des fous !

Je veux qu’on accélère vraiment sur les vaccins. Je ne comprends pas pourquoi on impose une consultation médicale avant, faites-moi sauter ça ! » se serait-il exclamé.

Autre débordement

Sur la vaccination, « nous sommes sur un rythme de promenade en famille, et ce n’est à la hauteur ni du moment, ni des Français« . Mécontent du tempo de la campagne, ­Emmanuel Macron tape du poing sur la table. En public, le chef de l’Etat a mis en garde jeudi soir, lors de ses vœux aux Français, contre toute « lenteur injustifiée ». En privé, ses mots sont sévères : « Moi je fais la guerre le matin, le midi, le soir et la nuit, a martelé le président de la République lors d’échanges téléphoniques avec des interlocuteurs de tous horizons. Et j’attends de tous le même engagement. Or là, ça ne va pas […]. Ça doit changer vite et fort et ça va changer vite et fort. »

ARTICLE

Covid: quand le pouvoir a peur des Français

Corinne Lhaïk  Marie-Amélie Lombard-Latune 12 janvier 2021 L’Opinion

Les Français se méfient de leurs politiques ? Ces derniers le leur rendent bien : citoyens, associations, entreprises, corps intermédiaires sont tenus à distance par le pouvoir et l’administration. Une malédiction française

Le 27 décembre, la France lance sa campagne de vaccination. Dans le Journal du dimanche du 3 janvier, Emmanuel Macron en déplore le rythme trop lent. Olivier Véran, ministre de la Santé, accélère le pas avec la vaccination des soignants de plus de 50 ans, la création de centres de vaccination et l’avancement du calendrier pour les plus de 75 ans (à partir du 18 janvier). « A ce stade, il n’y a pas de reconfinement prévu », affirme Gabriel Attal le 11 janvier. Ce même jour, Joe Biden devait recevoir sa seconde dose de vaccin.

Olivier Véran, ministre de la Santé, le 7 janvier, BFM TV : « Je pense qu’on a été un peu trop défensif dans la façon d’aborder le vaccin. » Olivier Véran, le 10 janvier, Europe 1 : « Nous avons sans doute internalisé l’espèce de défiance générale dont on parlait en permanence sur les plateaux et dans les réunions de famille sur [le thème] “les Français n’ont pas envie de se faire vacciner”, et donc la volonté peut-être de rassurer. »

Un propos que l’épidémiologiste Catherine Hill résume de manière lapidaire sur Europe 1 : « Ils ont eu peur de leur ombre. » Cette peur est la partie émergée d’un phénomène méconnu : la défiance des politiques envers ceux qu’ils dirigent. Comme un miroir inversé de celle du peuple vis-à-vis des élites. Elle est un grand classique français. Elle se révèle comme un mal aigu en cette période de pandémie.

C’est un ancien gouvernant, Jean-Pierre Chevènement, multiministre sous des gouvernements de gauche, qui dresse le constat de cette double méprise : « Il existe un soupçon généralisé qui ne favorise pas la compréhension, ni le dialogue. Le populo nourrit toutes sortes de soupçons envers les élites et les gouvernants quoiqu’ils fassent. En même temps, ces élites ont des réactions de rejet…

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