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Elections régionales, départementales, présidentielle: Comment faire vivre la démocratie par temps de crise?

La perspective d’un report des régionales

Les élections régionales et départementales devraient avoir lieu en juin prochain, la présidentielle en mars 2022, avant les législatives.

Outre la volonté constante du président de ne pas faire les élections régionales d’ici la présidentielle, la question des modalités de vote et de campagne se posent de plus en plus avec les perspectives repoussées de la fin de la pandémie.

Voir nos publications:

https://metahodos.fr/2021/01/22/un-report-regionales-en-2022-ne-pas-trandiger-sur-la-democratie/

https://metahodos.fr/2021/01/21/on-a-eu-les-elections-municipales-on-file-sur-lelection-presidentielle-elections-regionales-jean-louis-debre-accuse-lexecutif/

https://metahodos.fr/2021/01/16/elections-regionales-la-tenue-du-scrutin-en-juin-de-moins-en-moins-certaine-rtl/

Le débat sur les modalités de vote

Un rénovation des modalités de vote correspondrait à une modernisation que les démocraties les plus dynamiques, et également à une adaptation aux crises auxquelles nous sommes confrontés. La participation en serait certainement gagnante.

L’exécutif s’est opposé au vote par correspondance pour les régionales, mais le parti du président à rebondi sur cette idée…mais pour la présidentielle !

Metahodos défend cette idée et plusieurs publications sont disponibles sur notre site.

Voir certaines de nos publications

https://metahodos.fr/2021/01/17/pour-le-parti-presidentiel-le-vote-par-correspondance-est-impossible-pour-les-regionales-mais-indispensable-pour-la-presidentielle/

https://metahodos.fr/2020/12/02/57-des-francais-se-disent-ouverts-au-vote-par-correspondance-malgre-un-debat-etouffe/

https://metahodos.fr/2020/11/14/elections-regionales-suite-le-vote-par-correspondance-pour-renouer-avec-la-citoyennete/

Marianne a récemment publié un article sur ces sujets

ARTICLE

Présidentielle 2022 : 5 alternatives pour faire campagne par temps de Covid

Vincent Geny 29/01/2021 MARIANNE

Alors que l’élection présidentielle de 2022 se déroule dans quelques mois, le démarrage des campagnes s’annonce laborieux avec les restrictions sanitaires. Exit les gros meetings, les bains de foules et les réunions publiques. En revanche, l’utilisation des nouvelles technologies pourrait être plébiscitée.

Jean-Luc Mélenchon s’inquiète. Dans les colonnes du Figaro, le leader de la France Insoumise estime que les meetings sont des « boosters, ça secoue, ça amène les gens à réfléchir autrement. » Et d’ajouter, conscient de la situation sanitaire et de l’incertitude sur l’avenir, que « oui, cette difficulté va nous atteindre ».

Difficile d’imaginer, lorsque la France a découvert la situation sanitaire à Wuhan en janvier 2020, que ce virus pourrait chambouler la présidentielle de 2022. Désormais, la question est d’actualité. Est-il raisonnable d’espérer des grands meetings d’ici la fin 2021 ? Pendant la dernière campagne, Jean-Luc Mélenchon avait attiré près de 12.000 personnes rien qu’à Paris le 5 février 2017. Aujourd’hui, les Français ne peuvent même pas se réunir autour d’un verre après le travail. Dans ce contexte, comment pourrait se dérouler la campagne ? Certains candidats n’ont pas attendu 2022 pour y réfléchir.

RÉALITÉ AUGMENTÉE

Être un dinosaure de la politique n’empêche pas d’être à la pointe de la technologie. Jean-Luc Mélenchon l’a prouvé avec l’utilisation d’hologrammes permettant deux meetings en simultané. Le 28 novembre 2020, il passe à l’étape supérieure et tente avec un « Meeting pour les libertés publiques en réalité augmentée ». Avec cette technologie, il est possible d’ajouter des éléments fictifs, en direct, dans une image ou vidéo. Elle permet notamment au tribun de faire apparaître un lapin en début de meeting mais surtout, de modifier le décor à l’envie ou encore d’incruster des images et vidéos, alors qu’il se situe en réalité dans une salle blanche, entièrement vide.

Au-delà de tous ces artifices qui rendent le meeting plus vivant, l’avantage est de toucher plus de participants que dans un lieu physique. Le pic de visionnage a atteint les 17.000 personnes, bien plus que les meetings effectués en 2017. En introduction Mathilde Panot, députée LFI, estimait que l’utilisation de cette technologie « n’est pas du tout un gadget de communication mais parce que nous avons besoin de nous retrouver ». Mélenchon, lui, appelait à « domestiquer les uns et les autres cet outil ».

LES APPLIS ENTRENT DANS LA DANSE

Le 19 janvier, le Figaro a dévoilé que le sénateur LR Bruno Retailleau allait lancer une application mobile pour suivre sa campagne. Disponible dès le 27 janvier, son objectif est « d’inventer une nouvelle manière de faire campagne avec des flux d’informations descendantes et montantes » explique le futur candidat. Sur « 2022 », nom donné à l’application, les Français pourront suivre son actualité ciblée. L’idée étant qu’un habitant de Strasbourg ne soit pas inondé d’actualités concernant les problèmes spécifiques de l’Aveyron.

Des débats et questions seront posés aux utilisateurs dans une logique de démocratie participative. D’ailleurs, l’application promet de s’adapter aux intérêts de chaque personne. Si des électeurs potentiels veulent mouiller la chemise pour le candidat, ils pourront aussi organiser des comités de soutiens.

A noter que, quelques mois auparavant, la France insoumise avait également annoncé lancer sa propre application mobile d’informations à l’approche de la présidentielle. La plateforme, surnommée « l’Insoumission », doit permettre de regrouper les contenus de trois médias de LFI : l’insoumission.fr, l’Insoumission hebdo et le trimestriel. Le tout afin de « ne pas se reposer sur les médias traditionnels« .

CAPITALISER SUR LES RÉSEAUX SOCIAUX

Loin d’être une nouveauté, les politiques sont sur les réseaux depuis plusieurs années. Jean-Luc Mélenchon avait lancé sa « Revue de la semaine », une émission dans laquelle il commente l’actualité sur Youtube. Un moyen de « toucher un autre public » et de parler « en prise directe avec nos interlocuteurs » plutôt que de « subir une interview » expliquait Ugo Bernalicis, député LFI, à BFM en octobre. Sans cela, « je ne suis pas sûr qu’on aurait pu faire 20% à la présidentielle » avance l’élu.

La France Insoumise n’est pas le seul parti à s’affranchir des médias traditionnels. L’Union Populaire Républicaine de François Asselineau diffuse ses analyses sur Youtube depuis 2010, tout comme Florian Philippot qui a investi la plateforme début 2017. En plus d’esquiver les journalistes, diffuser directement sur Internet permet de pallier les risques des réunions physiques. De quoi devenir la norme dans une campagne présidentielle sous restrictions sanitaires.

POLITIQUE GEEK

En 2020, le parti Démocrate a redoublé d’ingéniosité pour toucher la jeunesse, majoritairement présente en ligne. En octobre, Alexandria Ocasio-Cortez, représentante Democrate, avait passé une nuit à jouer à Among Us, jeu vidéo d’équipe en ligne ultra-populaire depuis l’été, en direct de la plateforme de streaming Twitch. En plus de jouer plus ou moins sérieusement, elle a profité des quelque 435.000 spectateurs pour distiller des messages politiques, appelant notamment à voter en masse.

Mais Joe Biden n’était pas en reste et ses stratégies pourraient infuser les réflexions des partis français. L’équipe du candidat a créé un village sur le jeu de simulation de vie Animal Crossing pour faire campagne. Pancartes « Biden/Harris », personnages à l’effigie du tandem, vêtements personnalisés, tout un monde virtuel aux couleurs du parti Démocrate qui était lancé. Pour Christian Tom, interrogé par le média américain The Verge, « Animal Crossing est une plateforme dynamique, diversifiée et puissante qui réunit des communautés du monde entier. C’est une opportunité nouvelle et excitante pour nous engager et mettre en relation les partisans de Biden et Harris pendant qu’ils décorent leurs îles ». L’équipe du candidat Démocrate a même occupé le terrain sur Fortnite en créant une carte « Reconstruire avec Biden ». Dans ce jeu de tir et de construction, qui est devenu un vrai phénomène dans le monde du jeu vidéo, les joueurs étaient amenés à fabriquer des panneaux solaires ou monter des antennes 5G.

MEETINGS VIRTUELS ?

Et si on basculait définitivement dans le virtuel ? Dans un monde ou parler à cinq mètres de quelqu’un peut, potentiellement, entraîner une contamination au Covid-19, peut-on imaginer que la réalité virtuelle soit une solution ? Depuis que les constructeurs de jeu vidéo créent des casques de VR (équipements permettant d’immerger le joueur dans un autre monde), la question est légitime.

Lentement mais sûrement, des réseaux sociaux basés sur cette technologie font leur apparition à l’image de VR Chat. Sur cette application, il suffit d’enfiler son casque pour retrouver des milliers d’inconnus et parler avec eux. Seul obstacle, le coût relativement élevé de ces équipements. Toutefois, d’autres applications existent comme Comedy Night, une simulation de stand up ou chacun prend la parole à son tour. Un concept très simple ne nécessitant pas de casque VR et qui pourrait être adapté aux meetings. Un bon moyen de s’évader de la menace Covid qui plane sur le monde réel.

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