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USA: La réforme de la législation d’Internet semble lancée.

la majorité des américains pense que les médias sociaux radicalisent les CITOYENS

Une majorité d’Américains pense que les médias sociaux « ont joué un rôle dans la radicalisation des gens », selon un nouveau sondage de Accountable Tech et Greenberg Quinlan Rosner.

Les efforts des plateformes

Alors que la désinformation prolifère en ligne sur le COVID-19, les vaccins et la politique, les plateformes sociales marchent sur la corde raide entre la protection de la liberté d’expression et la réduction du flux de contenu trompeur.

  • Les plateformes en ligne ont pris des mesures importantes pour réduire la quantité de désinformation et de contenu extrémiste en ligne, en particulier depuis l’émeute du 6 janvier au Capitole, mais c’est un défi sans fin.

Les résultats du sondage

dans le sondage en ligne de 1000 électeurs inscrits pris du 28 au 31 janvier, 44% des répondants étaient tout à fait d’accord et 41% plutôt d’accord avec l’affirmation selon laquelle les médias sociaux ont joué un rôle dans la radicalisation des gens.

  • 71% des répondants ont déclaré que le gouvernement fédéral devrait imposer une réglementation plus stricte sur les plateformes de médias sociaux, et 74% ont déclaré que la désinformation sur les médias sociaux était un problème extrêmement ou très grave;
  • Concernant la suspension de l’ancien président Donald Trump de Twitter, Facebook et d’autres plates-formes, 47% des personnes interrogées ont déclaré qu’elle était arrivée trop tard, 16% ont déclaré qu’elle était venue au bon moment;
  • 37% se sont totalement opposées aux suspensions;
  • 76% ont déclaré que les plateformes de médias sociaux étaient au moins en partie responsables de l’émeute du Capitole;
  • 7 sur 10 ont déclaré que l’émeute était le résultat d’années de comportement extrême incontrôlé en ligne;
  • 1 personne sur 3 a vu des publications en ligne soutenant les assaillants du Capitole;
  • 39% des personnes interrogées ont vu des publications faisant la promotion de la violence politique;
  • 37% des personnes interrogées ont vu des publications exhortant les gens à ne pas se faire vacciner contre le COVID-19.

Les plateformes de médias sociaux continuent d’ annoncer de nouvelles mesures 

pour limiter la désinformation qui alimente l’extrémisme. Mais les experts disent que pour renverser la radicalisation, il faudra un effort national total – un «plan Marshall contre l’extrémisme domestique».

Les démocrates ont déposé au Sénat le Safe Tech Act

I l s’agit du premier projet de loi de l’ère Biden sur la limitation du pouvoir des entreprises technologiques.

ARTICLE

Aux Etats-Unis, la réforme de la législation d’Internet est lancée

Par Corine Lesnes (San Francisco, correspondante)Publié le 15 février 2021 LE MONDE

Comme ils l’avaient promis pendant la campagne électorale de 2020, les démocrates américains sont partis à l’attaque contre l’impunité dont jouissent les grandes plates-formes numériques. Au vu de la pandémie et de la situation économique, la Silicon Valley espérait que la réglementation du secteur des technologies passerait au second rang des priorités de l’administration Biden.

Il n’en est rien. L’attaque du 6 janvier contre le Capitole, largement coordonnée sur Facebook, a renforcé la détermination des démocrates, désormais majoritaires dans les deux Chambres, à s’atteler à une réforme à laquelle 71 % des Américains sont favorables, selon un sondage réalisé fin janvier et publié le 9 février par Axios.

Le 5 février, les sénateurs Mark Warner (Virginie), Amy Klobuchar (Minnesota) et Mazie Hirono (Hawaï) ont déposé le premier projet de loi de l’ère Biden visant à réformer la « section 230 », l’article de la loi de 1996 sur la décence dans les communications, considéré comme fondamental dans la législation de l’Internet : il exempte de poursuites pénales les sites participatifs pour les contenus publiés par les usagers.

Intitulé Safe Tech Act, ou loi de protection « contre la fraude, l’exploitation, les menaces, l’extrémisme et les torts envers les consommateurs », le projet présenté par les trois sénateurs ne propose pas l’abrogation pure et simple de la section 230 – au soulagement de la tech – mais il prévoit d’augmenter le nombre de cas dans lesquels cette protection ne pourra pas être invoquée. Les auteurs se sont inspirés du précédent de 2018 qui a vu le Congrès éliminer l’immunité des plates-formes dans le cas de trafic sexuel et de pornographie infantile.

Les critiques regrettent que le texte laisse de côté la diffamation

Selon le Safe Tech Act, les plates-formes ne seraient plus à l’abri de poursuites dans les cas de harcèlement, de discrimination, ou de violation des droits civils. La minorité Rohingya persécutée par les autorités birmanes pourrait par exemple porter plainte devant les tribunaux américains contre Facebook, qui a reconnu en 2018 s’être laissé instrumentaliser dans le génocide.

Le texte remplace par ailleurs le mot « information » contenu dans l’article de 1996 par « discours » : un changement qui aboutirait à forcer les plates-formes à agir contre les fraudes et trafic illégaux. La famille d’un individu tué par une arme à feu achetée illégalement sur une plate-forme pourrait ainsi se retourner contre celle-ci.

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