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LE RESSENTI DES FONCTIONNAIRES. ET LE « VRAI-FAUX CLAP DE FIN » POUR L’INSPECTION DES FINANCES.

UN REGARD CRITIQUE SUR LE FONCTIONNEMENT DE L’ADMINISTRATION

Dans le cadre de la réforme de la fonction publique, le gouvernement a lancé une consultation du 27 mai au 18 juin, à laquelle 7 300 hauts fonctionnaires ont répondu. Le premier article que nous publions donne les résultats de la consultation.

IGF, LE CORPS DISPARAÎT, LE SERVICE DEMEURE !

Contrairement aux conseillers d’Etat, qui ont sauvé leur statut, le « grand corps » de fonctionnaires, âgé de plus de deux siècles, va être dissous dans la nouvelle catégorie des 12.000 « administrateurs de l’Etat. Mais l’IGF ne disparaîtra pas en tant que service du ministère des Finances et continuera à assurer diverses missions d’audit et d’évaluation. Voir l’article 2

Vraie fausse suppression, comme pour l’ENA qui change de nom avec quelques changements ?

ARTICLE 1

LES HAUTS FONCTIONNAIRES SONT CRITIQUES VIS-À-VIS DE l’ADMINISTRATION

Par Benoît Floc’h, Challenges

Les hauts cadres de l’Etat portent globalement un regard critique sur le fonctionnement de l’administration. Quand on leur demande de manière ouverte ce qu’ils veulent, quatre sur dix demandent une amélioration de la gestion des ressources humaines, et un tiers veulent que l’administration, « qualifiée de lourde et rigide », évolue.

C’est l’un des enseignements notables de la consultation que le gouvernement a lancée, du 27 mai au 18 juin, dans le cadre de la réforme de la haute fonction publique. Une fois les principes posés (suppression de l’Ecole nationale d’administration, des corps des inspections générales, des préfets…), la ministre de la transformation et de la fonction publiques, Amélie de Montchalin, a souhaité recueillir l’opinion des 12 000 plus hauts cadres de l’Etat afin de mettre la réforme en musique.

Au total, 7 300 d’entre eux ont répondu. Les résultats de cette consultation, que Le Monde a pu se procurer, seront présentés jeudi 8 juillet lors d’une « convention managériale », réunissant quelque 2 000 cadres (préfets, directeurs d’administration centrale, ambassadeurs…), par visioconférence avec le premier ministre, Jean Castex, et Amélie de Montchalin. Aucune annonce n’est attendue. Des temps d’échange entre les membres du gouvernement et les cadres sont prévus.

« Cloisonnement et rigidité »

Quant à la consultation, il ne s’agit pas d’un sondage. Mais les répondants représentent cependant « entre 19 % et 40 % de chacun des corps », se félicite le ministère, « sauf pour les corps diplomatiques (10 %) et les corps pédagogiques (moins de 1 %), qui se sont peu mobilisés ».

article 2

Réforme de la fonction publique: vrai-faux clap de fin pour l’inspection des Finances

Par David Bensoussan le 08.07.2021 Challenges

La réforme de la fonction publique, qui fait l’objet d’un point d’étape par Jean Castex ce jeudi 8 juillet, va entraîner la disparition progressive de ce « grand corps », dont sont issus de nombreux dirigeants du CAC 40.

« Un sentiment commun nous unit certainement: celui de la tristesse. Tristesse en évoquant l’exceptionnelle contribution des membres de notre Corps au service de l’intérêt général et de l’économie. » C’est une oraison funèbre qu’a rédigée Jean Lemierre, président de BNP Paribas, à la veille de l’été dans Le Crayon vert, le bulletin interne de l’inspection générale des Finances (IGF).

Le patron de l’association des membres de l’IGF avait pourtant plaidé sa cause auprès du secrétaire général de l’Elysée, Alexis Kohler, et de la ministre de la Transformation et de la Fonction publique Amélie de Montchalin. En vain. Contrairement aux conseillers d’Etat, qui ont sauvé leur peau, ce « grand corps » de fonctionnaires, âgé de plus de deux siècles, va être dissous dans la nouvelle catégorie des 12.000 « administrateurs de l’Etat ». 

Avec la transformation de l’ENA en Institut national du service public (INSP), c’est la mesure phare du big bang de la haute fonction publique, lancé par Emmanuel Macron. La réforme doit faire l’objet d’un point d’étape ce 8 juillet, lors d’une « convention managériale », introduite par le Premier ministre Jean Castex, pour s’achever à l’automne.

Certes, l’IGF ne disparaîtra pas en tant que service du ministère des Finances. Elle continuera à assurer diverses missions d’audit et d’évaluation.

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