Aller au contenu principal

LE COVID, 3 FOIS PLUS DE DÉCÈS ? THE ECONOMIST

MORTALITÉ ET CONFINEMENTS : « CES CHIFFRES QU’ON NE VEUT PAS VOIR »,

C’est le titre de notre publication d’i y a quelques jours. https://metahodos.fr/2021/09/07/mortalite-et-confinements-ces-chiffres-quon-ne-veut-pas-voir/

Voici, proposé par l’un de nos lecteurs, un article de Marianne concernant le nombre de décès dus au Covid.

ARTICLE

LE COVID A-T-IL TUÉ 3 FOIS PLUS QUE LE BILAN OFFICIEL COMME L’AFFIRME « THE ECONOMIST » ?

Par Pierre Lann, Publié le 07/09/2021, Marianne

Alors que le bilan officiel de la pandémie de Covid-19 apparaît très sous-estimé, l’hebdomadaire britannique « The Economist » a évalué ce lundi 6 septembre que 15,3 millions de personnes sont décédées des suites du virus, trois fois plus que les chiffres officiels. Une étude qui confirme un ordre de grandeur selon un chercheur de l’Inserm mais qui ne fait pas figure de bilan définitif.

Combien de personnes sont mortes du Covid-19 depuis le début de la pandémie en janvier 2020 ? Voilà la question qui agite le monde scientifique alors que les bilans officiels délivrés par les États seraient très largement sous-estimés selon l’Organisation mondiale de la Santé (OMS). Si les données fournies par les États laissent entendre que la pandémie a fait 4,6 millions de victimes dans le monde, la dernière évaluation de l’hebdomadaire britannique The Economist considère, ce lundi 6 septembre, que 15,3 millions de personnes seraient décédées depuis l’apparition du virus.

« UN ORDRE DE GRANDEUR »

Pour parvenir à ce chiffre frappant, l’hebdomadaire a bâti un modèle mathématique pour mesurer la surmortalité, soit l’excès du nombre de morts depuis le début de la pandémie par rapport à la moyenne antérieure. Un calcul complexe qui a été mené grâce aux données de surmortalité communiquées par 84 États, auxquelles The Economist a ajouté une centaine de variables comme la proportion de tests positifs, la prévalence de personnes présentant des anticorps ou encore les déplacements de population.

« Le travail de The Economist confirme un ordre de grandeur, le bilan réel de l’épidémie semble être deux à trois fois supérieur aux chiffres officiels », précise Jean-Marie Robine, directeur de recherches à l’Inserm, qui travaille lui aussi à l’évaluation du nombre de décès lié à la pandémie. Déjà en mai 2021, une étude de l’université de Washington (États-Unis), qui se fondait aussi sur une étude de la surmortalité, considérait qu’entre 7 et 13 millions de personnes étaient décédées du Covid-19.

PLUS DE 500 000 MORTS AU MEXIQUE

Le très net écart par rapport aux bilans officiels s’expliquerait par les difficultés de certains pays à évaluer leur mortalité et à la méthode de comptabilisation des décès liés au Covid. Dans la plupart des pays, les chiffres officiels sont établis en recensant les personnes décédées après avoir été testées positives au Covid-19. Une démarche qui peut conduire à sous-évaluer le nombre de décès.

The Economist observe ainsi que « dans les pays pauvres ou à revenu moyen, qui n’ont pas testé massivement, la surmortalité excède largement les chiffres officiels des décès ». Exemple : alors que le Mexique rapporte un bilan de 263 140 décès, la surmortalité est comprise entre 500 000 et 570 000 décès, selon les données du magazine.

« EFFET MOISSON »

Mais ce type d’étude qui se focalise sur la surmortalité comporte une limite selon le chercheur Jean-Marie Robine : « c’est un marqueur pertinent pour mesurer la sous-évaluation du nombre de morts liés à la pandémie. Cela donne une idée du bilan réel dans les pays qui ont des difficultés à évaluer leur mortalité. Mais ce n’est pas le cas dans les pays où les décomptes sont efficaces. En France par exemple, les chiffres officiels sont plus fiables » précise-t-il.

Les chiffres de The Economist indiquent ainsi que la surmortalité dans l’Hexagone est inférieure au bilan officiel du Covid-19. Elle est évaluée par l’hebdomadaire entre 75 000 et 84 000 décès alors que le décompte de Santé Publique France fait état de 115 000 morts causés par le virus. « Cela ne veut pas dire que les chiffres officiels sont gonflés », explique Jean-Marie Robine. « La surmortalité révèle le nombre de personnes qui n’auraient pas dû mourir. En principe, elle doit être nettement inférieure aux morts directement liés au Covid puisque le virus a tué des personnes très âgées qui seraient mortes dans tous les cas et qui ne se retrouvent donc pas dans les données de la surmortalité », poursuit le chercheur de l’Inserm.

STATISTIQUE ANNUELLE PAR CAUSE DE DÉCÈS

Ce dernier prévient donc que le bilan réel de la pandémie ne sera pas connu avant plusieurs années. « La seule source de données parfaitement fiable c’est la statistique annuelle par cause de décès, qui est remplie par un médecin. Entre 70 et 75 pays publient ces données, parfois avec un peu de retard. On aura une idée très précise du bilan officiel de la pandémie le jour où un statisticien pourra récupérer ces statistiques dans tous les pays qui en éditent et on pourra alors faire une estimation », précise Jean-Marie Robine.

Selon lui, il ne faut pas attendre un chiffre définitif avant plusieurs années. « Pour la pandémie de grippe espagnole de 1918, il avait fallu attendre dix ans avant de rassembler assez de données et le bilan de l’épidémie donne encore lieu à des débats aujourd’hui ».

1 réponse »

  1. Bonjour, Thierry,Il semblerait en fait que ce soit l’inverse, que les chiffres officiels des pays sur les morts du Covid, soient bien supérieurs à la réalité, mettant dans le total des morts de cancer, de grippes et de maladies cardio vasculaire, lesquelles ont vu leur chiffre de décès s’effondrer au cour de la période. Que nous prépare The Economist ? A quoi contribue-t-il ?Bien amicalement,Jean-Marc

    Envoyé depuis Yahoo Mail pour Android

    J'aime

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.

%d blogueurs aiment cette page :