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IMMIGRATION ET MEFAITS ECONOMIQUES. 9 % SEULEMENT POUR LE TRAVAIL. Vidéo et deux articles

Metahodos a déjà évoqué la question de l’immigration. Voir EN PARTICULIER :

« GRAND CHANGEMENT DÉMOGRAPHIQUE », ET « IMMENSE MENSONGE STATISTIQUE » : L’INSEE À  RÉINVENTER ? (INTÉRÊT  GÉNÉRAL ET ÉTHIQUE) https://metahodos.fr/2021/08/26/grand-changement-demographique-et-grand-mensonge-statistique-linsee-a-reinventer/

L’IMMIGRATION ENVAHIT LA PRÉSIDENTIELLE  ? SUBMERSION ? LA TRANSPARENCE DOIT S’IMPOSER ? https://metahodos.fr/2021/08/30/le-debat-sur-limmigration-est-il-parti-pour-envahir-la-presidentielle%e2%80%89submersion/

L’ISLAMISME EN NOS BANLIEUES : « LES TERRITOIRES CONQUIS DE L’ISLAMISME ». CRITIQUE DE L’OUVRAGE. https://metahodos.fr/2021/05/06/lislamisme-en-nos-banlieues/

NOUS VOUS PROPOSONS DEUX ARTICLES QUI FONT LE POINT SUR LES EFFETS ECONOMIQUES DE L’IMMIGRATION

1. Article

Les talents étrangers, talon d’Achille des souverainistes

Par Alexandre POPLAVSKY rédacteur en chef adjoint du Républicain Lorrain.

L’immigration sera l’un des thèmes d’hystérisation de la campagne présidentielle. De Zemmour à Le Pen, pas une sortie sans un matraquage médiatique et hypertrophié de l’impact de l’immigration sur l’emploi, les salaires, la sécurité. Une logorrhée nationaliste giflée par la note du Conseil d’analyse économique publiée mardi. Elle démonte pan par pan les arguties de la clique des souverainistes, car, oui, il manque des talents étrangers en France. Seulement 39 000 premiers titres de séjours délivrés en 2019 pour motif économique. Pas assez pour répondre aux demandes des entreprises françaises. Elles peinent actuellement à pourvoir des emplois qualifiés. La France est même à la traîne par rapport à l’Allemagne et la plupart des grandes nations.

Au classement 2021 de l’Index mondial de compétitivité des talents, compilé par l’Insead, elle se positionne à la 19e place. Les États-Unis font à l’opposé figure d’exemple. Les immigrés représentent 13 % de la population outre-Atlantique mais ils forment 26 % du contingent des entrepreneurs.

Il y a quelques semaines, Zemmour, Mariani ou encore Marine Le Pen affirmaient tout de go que depuis le Brexit et le renvoi de la main-d’œuvre étrangère, les salaires avaient flambé en Grande-Bretagne. Leur argumentation ne s’embarrassait pas du contexte. Or au royaume de Boris Johnson, la hausse des salaires est avant tout une conséquence de la crise économique provoquée conjointement par le Covid-19 et le Brexit, et non pas par la politique migratoire. En réalité, l’immigration n’a que peu d’incidence sur le salaire et l’emploi des natifs.

Si à court terme l’impact dépressif est très mineur, il disparaît à un horizon de 10 à 15 ans. En Moselle, nous sommes bien placés pour le savoir . Le Luxembourg aspire les cerveaux et les salaires n’y ont jamais cessé de croître. En 10 ans, le nombre de frontaliers a été multiplié par deux vers le Grand-Duché qui possède le salaire brut moyen (même s’il se lisse) le plus élevé de l’OCDE, à plus de 64 000 € par an.

9% seulement de l’immigration est à vocation de travail ( les motifs familial 53 % ou scolaire 39 % dominent très largement )

2. Lien vers la vidéo

Emmanuelle Auriol, membre du Conseil d’Analyse Économique, s’est penchée sur ce rapport concernant l’immigration qualifiée pour la croissance dans l’émission Good Morning Business présentée par Sandra Gandoin et Christophe Jakubyszyn. Good Morning Business est à voir ou écouter du lundi au vendredi sur BFM Business.

https://actu.orange.fr/economie/videos/emmanuelle-auriol-cae-le-conseil-d-analyse-economique-prone-une-immigration-qualifiee-pour-la-croissance-10-11-CNT000001Gm6Sg.html

3. Article

L’immigration, « un bienfait pour l’économie » selon le Conseil d’analyse économique

Par Challenges 09.11.2021

Au moment où l’immigration apparait comme un des thèmes centraux de la pré-campagne présidentielle, une note du Conseil d’analyse économique (CAE) plaide pour un accroissement de l’immigration qualifiée, vantant ses avantages économiques sur le long terme.

« Le débat public sur l’immigration est dominé par les questions identitaires et sécuritaires, et quand l’angle économique est abordé, seuls des aspects de court terme en matière d’emploi et de finances publiques sont évoqués », regrettent en introduction les auteurs de cette note, les économistes Emmanuelle Auriol et Hillel Rapoport.

« Les véritables enjeux de l’immigration économique, ceux de la croissance à long terme, ne sont, eux, jamais discutés », ajoutent-ils.

Un débat hautement politisé

Le premier débat des cinq candidats à l’investiture pour la présidentielle des Républicains lundi soir a confirmé ce diagnostic, où le temps d’échange sur ce sujet s’est focalisé sur le contrôle du nombre d’étrangers qui viennent s’installer en France et la lutte contre l’immigration clandestine.

Pas dupes du climat dans lequel est publié leur note, ses auteurs rappellent que leur travail a débuté il y a plus d’un an.

Philippe Martin, président délégué du CAE, organe de recherche chargé de conseiller le gouvernement, a d’ailleurs tenu à préciser au début d’une présentation à la presse que ce travail n’avait pas été commandé par le gouvernement, comme cela peut parfois être le cas, et que le CAE « est un conseil fait d’universitaires qui sont indépendants ».

Cette étude parait aussi deux semaines après une vaste étude de l’OCDE sur l »impact budgétaire » des immigrés. Elle concluait qu’entre contributions versées et dépenses publiques, l’impact était légèrement positif pour la France.

Cette note est « utile parce qu’elle remet certaines pendules à l’heure », a toutefois défendu Emmanuelle Auriol.

D’abord, « une somme considérable d’études économiques démontre les bienfaits d’une immigration de travail qualifiée et diversifiée », en matière d’innovation, d’entrepreneuriat et donc de croissance et de productivité, rappelle la note.

Citant des observations faites sur les Etats-Unis, pays en pointe dans l’attraction des talents étrangers, ses auteurs montrent que les immigrés, qui y représentent 13% de la population, sont à l’origine de 24% des brevets déposés entre 1940 et 2000, et qu’ils représentent 26% des entrepreneurs.

En France, seulement 8% des brevets sont déposés par des immigrés, qui représentent environ 10% de la population.

Cercle vicieux

Par ailleurs, des études attestent que la diversité des lieux de naissance des salariés d’une entreprise est source de plus grande productivité, et que les effets de réseaux des diasporas créent « des ponts » avec d’autres pays qui stimulent le commerce extérieur et l’investissement étranger.

Avec 37,8% des immigrés en âge de travailler qui ont un niveau scolaire égal ou inférieur au brevet et 70% des immigrés (hors mobilité européenne) venant du continent africain, « notre pays n’exploite pas ces possibilités », résume Emmanuelle Auriol.

« La France est dans un cercle vicieux où, comme l’immigration est peu diversifiée et peu qualifiée, les opinions publiques y sont assez défavorables. Et ça pousse à des politiques très restrictives » en matière d’immigration économique, abonde Hillel Rapoport.

La note préconise donc de « repenser la politique migratoire » nationale, en développant des canaux d’immigration « variés » en terme d’origine géographique.

Pour cela, ses auteurs prônent notamment la création d’un système de visas à points, sur le modèle de ceux existants au Canada ou en Australie, qui a le mérite d’être « transparent, équitable et efficace », mais aussi « souple » sur les critères privilégiés dans le profil des candidats à l’immigration.

Ils souhaiteraient aussi renforcer le dispositif « passeport talents », créé en 2016 pour favoriser l’accueil des jeunes qualifiés. En 2019, seuls 13.500 passeports ont été délivrés via ce dispositif, ce qui « ne permet pas d’inverser la tendance d’une immigration peu qualifiée, peu diversifiée et faible en volume ».

D’autres recommandations visent à améliorer la qualité de l’enseignement pour attirer davantage d’étudiants et à faciliter l’octroi de titres de séjour aux étudiants à l’issue de leur cursus, en assouplissant les critères d’éligibilité, car seulement 21% des étudiants étrangers sont toujours présents en France cinq ans après leur arrivée sur le territoire

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