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DÉMOCRATIE, INSTITUTIONS : LES PROPOSITIONS DES CANDIDATS À LA PRÉSIDENTIELLE

Article

Démocratie, institutions : ce que disent les candidats à la présidentielle 2022

Léo Durin le 11/03/2022 La Croix

Alors que la crise des gilets jaunes a révélé les failles de la démocratie participative, les candidats à l’élection présidentielle ont réfléchi à de nouvelles modalités de participation citoyenne dans la prise de décisions. Tour d’horizon.

Alors que le mandat d’Emmanuel Macron a été profondément marqué par la crise des gilets jaunes, de nombreux citoyens français ont soulevé la nécessité de réformer leurs modalités de participation dans la prise de décision politique.

En pleine crise des gilets jaunes, le chef d’État avait écarté le référendum d’initiative citoyenne (RIC) et la prise en compte du vote blanc. En revanche, comme Anne Hidalgo, il avait envisagé d’abaisser le seuil minimum du référendum d’initiative partagée (RIP) à 1 million d’électeurs.

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Emmanuel Macron avait un temps défendu les idées de répartir 20 % des sièges à la proportionnelle aux législatives et de limiter le cumul des mandats dans le temps. Depuis le Covid-19, cette réforme constitutionnelle n’est plus à l’ordre du jour, mais Emmanuel Macron n’a pas encore présenté ses propositions sur les institutions pour un éventuel second quinquennat.

► Jean-Luc Mélenchon, la réforme des institutions comme mesure phare

Jean-Luc Mélenchon fait du changement des institutions une mesure phare de son programme. Comme en 2012, il veut instaurer une VIe République afin de réduire les pouvoirs du président, de limiter l’abstention, de mieux représenter le peuple et de responsabiliser les élus, qui pourraient être révoqués.

Pour une nouvelle démocratie française !

Le candidat de La France insoumise n’a pas précisément défini la teneur du nouveau régime, mais simplement indiqué qu’il convoquerait une assemblée constituante qui s’en chargerait, après avoir consulté les électeurs par référendum.

► Anne Hidalgo, la fin du 49.3

La candidate du Parti socialiste entend encourager la participation citoyenne en abaissant le seuil nécessaire pour l’organisation d’un référendum d’initiative partagée (RIP) à 1 million d’électeurs, contre 4,7 environ actuellement (10 % du nombre de personnes inscrites sur les listes électorales). Elle souhaite aussi la création du référendum d’initiative citoyenne (RIC), qui, contrairement au RIP, pourrait se faire sans approbation des parlementaires.

→ TRIBUNE. Supprimons la présidence de la République !

Anne Hidalgo souhaite également abaisser le droit de vote à 16 ans et l’accorder aux étrangers pour les élections locales. Elle propose qu’une partie des députés soit élue à la proportionnelle et abolir le 49.3 sauf pour les lois budgétaires.

► Yannick Jadot, le droit de vote aux étrangers et le RIC

Comme Anne Hidalgo, Yannick Jadotsouhaite accorder le droit de vote aux étrangers aux élections locales et mettre en place un RIC, déclenché par 900 000 signatures, soit 2 % du corps électoral.

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Le candidat écologiste veut également donner au Conseil économique, social et environnemental, composé de personnes issues de la société civile, un « droit de veto »sur l’environnement et l’état de droit.

► Valérie Pécresse, favorable au RIC et aux référendums

Valérie Pécresse, la candidate Les Républicains, propose d’instaurer un « véritable référendum d’initiative populaire », afin de favoriser une participation accrue des citoyens à la politique. Elle veut également réhabiliter le référendum sur des thématiques comme l’immigration, la sécurité et la laïcité.

► Marine Le Pen, un référendum pour durcir le droit contre les étrangers

Comme Valérie Pécresse, Marine Le Pensouhaite l’instauration du RIC. « Il est temps de revivifier notre démocratie et de surmonter les blocages, en rendant la parole et le pouvoir au peuple », estime la candidate RN. Pour elle, il s’agit « de répondre à ce besoin d’“adhésion des citoyens” dont le général de Gaulle faisait la pierre angulaire de l’édifice institutionnel ».

Le référendum, un outil du renouveau démocratique, sous conditions

Elle promet d’organiser un référendum sur l’immigration afin de modifier la Constitution et de durcir le droit applicable aux étrangers.

► Éric Zemmour, pas de RIC

En 2018, l’ancien polémiste avait défendu le RIC. Pour lui, il serait « le seul moyen de rétablir un authentique suffrage universel ». Aujourd’hui, le candidat a pris ses distances avec ses anciennes positions.

→ ENTRETIEN. Le conseil participatif, renouveau démocratique selon Jo Spiegel

Éric Zemmour propose seulement désormais de faire un usage plus traditionnel du référendum afin de faire valider par les électeurs certains pans de son programme. Ce serait notamment sur l’immigration, où il entend « arrêter le droit au regroupement familial, réduire à quelques dizaines voire centaines de personnes le droit d’asile, réduire drastiquement le nombre d’étudiants étrangers ».

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