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AFFAIRE McKINSEY : DERRIERE L’ANNONCE « CHOC » DE 422 MILLIONS D’€ EN IMPÔTS – ET COTISATIONS (!) – LE SILENCE

Actualité du dossier, en complément de notre précédente publication :

AFFAIRE McKINSEY : « LE VRAI ET LE FAUX… » NE SE DEMELENT PAS. https://metahodos.fr/2022/03/31/mckinsey-et-macron-le-vrai-et-le-faux-sur-la-polemique/

CONSULTOR a trouvé la filiale qui a payé des impôts : Orphoz

Le site Consultor a trouvé la filiale qui a payé des impôts : Orphoz

Il confirme également l’estimation qu’il avait faite des impôts sur les sociétés que MK aurait dû payer 3% ( ce très faible % pose en lui meme bien des questions )

L’enquête de Bercy ne produit pas d’informations après plusieurs semaines, et la société ne joue pas la transparence dans un débat public bien légitime, alors qu’elle contribue directement à l’action publique par ses prestations et son jeu d’influence.

Article

Orphoz, la filiale de McKinsey qui paie l’IS

Benjamin Polle Publié le 31 Mar. 2022

La filiale lyonnaise de McKinsey mise en avant par le cabinet pour justifier de son paiement d’impôt sur les sociétés en France et de l’absence de parjure de son partner au Sénat a été identifiée par Consultor : il s’agit d’Orphoz. Elle a réglé 2,4 millions d’euros d’impôts sur les bénéfices sur les cinq exercices fiscaux allant de 2015 à 2019. McKinsey multiplie par ailleurs les initiatives pour répondre au « scandale d’État » dont toute la classe politique l’accuse.

Devant le maelstrom déclenché par la publication du rapport de la commission d’enquête du Sénat sur l’influence des cabinets de conseil privés sur les politiques publiques, qui indiquait que McKinsey n’avait réglé aucun impôt sur les sociétés en France depuis 2011 (voir notre article), McKinsey a avancé un premier élément de réponse le samedi 26 mars.

Dans un communiqué, le cabinet indiquait qu’« entre 2011 et 2020, McKinsey a payé plus de 422 millions d’euros d’impôts et de charges sociales, soit près de 20 % de son chiffre d’affaires cumulé sur la même période. Toutes les entités de McKinsey en France sont assujetties à l’impôt sur les sociétés. Ainsi, sur la même période, sa filiale de mise en œuvre a payé 6 ans l’impôt sur les sociétés ».

Sans dire de laquelle il s’agit ni combien elle a réglé en impôts.

Orphoz : 2,4 millions d’impôts sur les bénéfices en cinq ans, 51,3 millions d’euros de chiffre d’affaires

La seule filiale de mise en œuvre dont dispose McKinsey en France est sa filiale lyonnaise, Orphoz. Elle a été établie par McKinsey en 2011. Elle regroupait en 2015 (ainsi que l’indiquait alors à Consultor le patron du cabinet en France, Jean-Christophe Mieszala) une trentaine de personnes qui accompagnent dans la durée les entreprises en aidant les équipes dans la mise en œuvre et la préparation au changement. Elle opère également en Allemagne.

Objectif pour McKinsey via cette filiale : vendre du conseil plus opérationnel sans affecter l’image de marque de McKinsey. Elle est par exemple intervenue aux Hospices civils de Lyon (voir notre article) ou à la Caisse des dépôts aux côtés de McKinsey (ici).

Cette filiale, uniquement présente en Europe et qui ne pouvait pas activer le mécanisme des prix de transfert, a réalisé 51,3 millions d’euros de chiffre d’affaires sur les cinq exercices fiscaux 2015 (7 millions d’euros), 2016 (7,1 millions d’euros), 2017 (10,3 millions d’euros), 2018 (12,4 millions d’euros) et 2019 (14,5 millions d’euros). 

Sur la même période, cette filiale a payé 2,4 millions d’euros d’impôts sur les bénéfices, soit 0,5 M€ par an en moyenne, ce qui correspond à 4,7 % de son chiffre d’affaires réalisé sur la période.

Cela conforte l’estimation de Consultor selon laquelle McKinsey & Company Inc. France, la société mère domiciliée au Delaware, aurait dû payer un impôt de l’ordre de 9 millions d’euros en 2020. Chiffre obtenu en appliquant les 3 % d’impôts sur les sociétés payés par son grand rival le BCG sur 2018-2020.

1 réponse »

  1. Info Libé
    Cabinets de conseil: le beau cadeau des impôts à Capgemini

    Au-delà de l’affaire McKinsey, la commission d’enquête sénatoriale sur le recours aux cabinets de conseil a également mis en cause Capgemini, autre groupe friand des appels d’offres gouvernementaux, et qui n’hésite pas à avoir recours à l’optimisation fiscale au Luxembourg. Alors qu’un redressement de 17,3 millions d’euros devait lui être infligé, Capgemini a obtenu une jolie ristourne descendant la note à 3,9 millions.

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