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LES DIX GROUPES POLITIQUES DE L’ASSEMBLÉE NATIONALE

Dix groupes politiques, dont sept d’opposition

La composition des nouveaux groupes à l’Assemblée a été dévoilée. Il y a en tout dix groupes politiques, dont sept d’opposition.

Article

LFI, RN, Horizons… Il y aura 10 groupes à l’Assemblée, voici lesquels

Marine Derquenne RTL publié le 29/06/22

Rouages essentiels de la législature, les groupes avaient jusqu’au mardi 28 juin à 18 heures pour s’enregistrer à l’Assemblée nationale. Résultat : il y a dix groupes au Palais Bourbon, composés au minimum de 15 députés. Lors de la précédente mandature, le nombre record de dix groupes avait été atteint à l’Assemblée. Un record égalé cette année. Par ailleurs, parmi ces dix groupes, sept sont dans l’opposition.

La nouvelle présidente de l’Assemblée Yaël Braun-Pivet a reconnu sur RTL mercredi 29 juin que la nouvelle composition de l’Assemblée était « à l’image de la France ». Au total, la majorité présidentielle est composée de 250 députés, la droite et l’extrême droite regroupent 151 députés, la Nupes aussi. Comme prévu, la coalition de gauche est divisée en quatre groupes différents. Le RN, qui pour la première fois obtient un groupe à l’Assemblée, va devoir s’adapter quant à lu à ce profond changement institutionnel.

Le site de l’Assemblée nationale a publié les listes des différents groupes politiques, le nombre de députés, le nom de chaque élu accompagné de leur photo que vous pouvez retrouver juste ici.

Cliquez ici pour voir l’infographie de RTL

VOICI CELLE DE FRANCE INFO :

La majorité en trois groupes

Le plus grand groupe est composé de 172 députés. Première force à l’Assemblée, le groupe Renaissance, anciennement intitulé La République en Marche, prend « l’engagement de l’efficacité ». Il revendique de « porter un projet clair pour le pays », celui d’Emmanuel Macron. C’est Aurore Bergé qui est à sa tête et succède alors à Christophe Castaner. Sur les 172, quatre sont apparentés : le ministre des Solidarités Damien Abad, le tombeur de Manuel Valls Stéphane Vojetta, ainsi que deux membres du Parti radical. Pour gonfler ses effectifs, les députés de l’ancien groupe Agir ensemble ont aussi rallié Renaissance, comme c’est le cas par exemple du député Thomas Gassilloud ou de l’ancien secrétaire général du groupe Agir à l’Assemblée devenu député de la Loire, Quentin Bataillon.

Vient ensuite le groupe centriste MoDem, composé de 48 élus dirigés par Jean-Paul Mattei, un proche du fondateur du parti politique François Bayrou. Il entend préserver un « équilibre » entre « solidarité sociale et sagesse budgétaire ». 

Enfin, aile droite de la majorité, le nouveau groupe Horizons qui découle du parti créé par l’ancien Premier ministre Édouard Philippe, compte 30 députés, dont deux apparentés. À sa tête, Laurent Marcangeli. Le groupe promet de ne « rien céder à la démagogie et à ceux qui entendent prospérer sur le chaos politique ».  

Les 151 députés de droite et d’extrême droite

Le Rassemblement national est, lui, le premier groupe d’opposition en nombre puisqu’il est composé de 89 députés, dont une apparentée. Un record pour le parti d’extrême-droite, qui n’avait obtenu que huit sièges en 2017. Marine Le Pen, finaliste de la présidentielle, le dirige. Il annonce une « opposition ferme à la politique » d’Emmanuel Macron, mais aussi « constructive », et entend « préparer l’alternance ».

À droite de l’échiquier politique, le groupe Les Républicains a vu ses effectifs passer d’une centaine d’élus à 62, dont trois apparentés. Il est désormais présidé par Olivier Marleix, qui a pris la suite de Damien Abad, rallié à la majorité. Il sera « un groupe d’opposition animé par le seul souci de défendre les intérêts de la France et des Français » et s’engage à continuer de « faire vivre les valeurs de la droite et du centre ». 

Quatre groupes à gauche

Comme prévu, la Nupes est divisée en quatre groupes parlementaires : La France insoumise, le groupe socialistes et apparentés, la gauche démocrate et républicains et les écologistes. Prolongeant l’alliance électorale, la Nouvelle union populaire, écologique et sociale dite la Nupes, ces quatre groupes forment un intergroupe, structure informelle de coordination, avec les socialistes, les écologistes et les communistes. 

Le groupe de la France insoumise refuse « la politique de maltraitance sociale » des macronistes et a « l’intérêt général humain et écologique comme seule boussole ». Premier groupe de gauche, il compte 75 membres et a reconduit à sa tête Mathilde Panot, qui avait succédé à Jean-Luc Mélenchon en 2021. Le leader de LFI ne s’est pas représenté aux législatives. 

De son côté, après le naufrage de la présidentielle, le groupe socialiste a réussi à obtenir 31 députés, contre 28 précédemment, grâce à l’alliance Nupes. Mais il compte garder son identité face à LFI. Présidé par Boris Vallaud, le groupe demande « le respect » des « différences et complémentarités » des partenaires de gauche. Il rassemble des personnalités comme le numéro un du PS Olivier Faure, et Valérie Rabault, qui a pris ses distances vis-à-vis de la Nupes. 

Avec 23 élus, les écologistes sont parvenus à former un groupe. Le chef d’EELV, Julien Bayou, le copréside avec la députée de l’Isère Cyrielle Chatelain. Sandrine Rousseau,
 Delphine Batho et encore Aurélien Taché en sont membres. 

Enfin, les communistes sont parvenus à élargir leur assise en passant de 15 à 22 députés, dont 10 des Outre-mer. André Chassaigne a été reconduit à sa tête. Il compte dans ses rangs l’ancien candidat à la présidentielle Fabien Roussel, secrétaire national du PCF. 

Une opposition indépendante pour les territoires

Un dixième groupe s’est formé, qui succède à l’ancien groupe Libertés et Territoires dans lequel était l’ex-député Jean Lassalle. Le nouveau groupe se dit d' »opposition républicaine, libre, indépendante et responsable » et compte 16 membres. Il est baptisé « Libertés, indépendants, outre-mer, territoires », et comprend notamment des élus d’Outre-mer, des nationalistes corses et des centristes. Bertrand Pancher le co-préside avec l’UDI Christophe Naegelen. 

Neuf députés non-inscrits

Il y a 9 députés qui ne font parties d’aucun groupe, que l’on appelle les « non-inscrits ». Ces derniers disposent de moins de temps de parole et de prérogatives. Parmi eux, le souverainiste Nicolas Dupont-Aignan et six députés de gauche hostiles à la Nupes, regroupés en « pôle » autour de David Habib, ou encore la députée élue sous l’étiquette divers droite Emmanuelle Ménard.

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