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Bombe à retardement : le système de santé

17 octobre 2022 Claude Goudron CONTREPOINTS

S’il fallait un exemple de dysfonctionnement de notre système de santé c’est bien la gestion de l’arrivée du covid en France.

Jusqu’à l’arrivée du covid, une majorité de Français pensaient disposer du meilleur système de santé au monde. Si un jour ça a été le cas, cela remonte à de nombreuses années. S’il fallait un exemple de dysfonctionnement du système de santé français, c’est bien la gestion de l’arrivée du covid.

En effet, cette crise a démontré combien l’administration était incompétente aussi bien dans la gestion des masques et du matériel de réanimation que dans l’organisation de la campagne vaccinale qui a fait perdre plusieurs mois de protection aux Français fragiles.

 

La prise de pouvoir de l’administration

La part des personnels non soignants dans les effectifs hospitaliers est de 34 % en France contre 25% en Allemagne, Italie ou Espagne.

C’est sans compter les effectifs des ARS, soit environ 10 000 personnes, qui ont un pouvoir de décision souvent hors de leur champ de compétences. Elles sont critiquées par une grande majorité du personnel soignant, à tel point que ce dernier lui a intimé l’ordre de rentrer dans leur bureau et de ne plus en sortir. C’est à partir de ce moment que la situation s’est améliorée dans les cellules de réanimation covid.

L’administratif occupe plus de 30 % du temps de travail des infirmiers et empiète sur leur temps de soin.

Le directeur d’un grand hôpital de Paris a même déclaré à la télévision que dans son service la partie administrative pouvait atteindre 50 %.

Il faut donc revenir à une organisation plus performante qui dégagerait davantage de temps pour le soin.

 

Notre système de santé : beaucoup de dépenses pour des résultats très insuffisants

Avec des dépenses de santé équivalentes à 11,3 % du PIB (chiffres 2019) la France se situe dans le haut de la fourchette européenne dont la moyenne est de 10 %.

Malgré un budget de 234 milliards d’euros le système de santé français fait beaucoup moins bien que ses voisins. En effet, les délais pour obtenir des rendez-vous chez un spécialiste ou pour un examen sont devenus catastrophiques. C’est ce que j’ai pu constater dans ma région : deux à trois semaines pour une simple radiographie, jusqu’à six mois, voire davantage pour un bilan cardiaque.

Malgré la prise de conscience de nos dirigeants l’avenir reste encore moins rose avec l’envolée des prix de l’énergie (+50 % en un an), l’augmentation moyenne du prix des médicaments de 12,6 %, de la restauration de 2,9 % et du nettoyage des linges de 6,4 % (témoignage de Xavier Vaillant dans L’Expressdu 8/09/2022).

Le coût prohibitif de l’administration pénalise également les hôpitaux dans leurs investissements de matériel de pointe qui sont, dans le meilleur des cas, reportés ou tout simplement annulés ou remplacés par du matériel moins performant.

Le résultat est que la France dispose de 15,4 appareils IRM par million d’habitants quand nos voisins allemands en possèdent 34,7 !

Dans l’accès aux nouveaux médicaments mis sur le marché, là encore le patient français est pénalisé par un délai de 530 jours contre 106 en Allemagne et 111 au Royaume-Uni.

Le taux d’endettement des hôpitaux est passé de 33 % de leurs capitaux en 2002 à plus de 50 % en 2018. C’est une envolée des intérêts qui va s’abattre sur eux, sachant que 30 % de leur endettement est à taux variable.

 

Largesses et fraudes de l’aide médicale

L’aide médicale d’État

La France peut-elle faire preuve d’autant de largesses lorsqu’une partie de plus en plus importante des citoyens français n’ont pas accès à autant d’avantages que ceux dont bénéficie un étranger sur notre territoire ?

Elle constitue par ailleurs un appel d’air. Selon l’iFRAP, son coût est en augmentation régulière jusqu’à atteindre 1,5 milliard d’euros.

La Complémentaire santé solidaire 

Elle est accordée, après demande, à toute personne percevant moins de 9203 euros pour 2022. C’est aussi une avancée à saluer, mais comme tout système gratuit elle engendre des abus : près de 7,3 millions de personnes en ont bénéficié en 2018 pour un coût total de 2,3 milliards.

1 réponse »

  1. Bonjour, Thierry,Après tout, ce n’est pas bien grave d’avoir retardé les soins aux plus fragiles puisque dès le début de ce qu’ils ont appelé une « pandémie » les traitements ont été interdits, les produits de soin dévalorisés et le produit injecté totalement inefficace, voire même dangereux. Peut-être savaient-ils déjà en haut lieu qu’il ne s’agissait que d’une « gripette » propice à de fabuleux profit et à l’installation d’une peur morbide favorable à l’installation d’un programme de surveillance des dits citoyens, habilement transformés en consommateurs depuis quelques années maintenant. Nous sommes de fait passés d’un néolibéralisme à tout profit pour la minorité la plus riche, à un « post-libéralisme » comme le nomme l’économiste Gaël Giraud, propice à l’installation d’un totalitarisme de surveillance et de contrôle à la chinoise.Une pandémie qui provoque le décès de guerre plus de 0.5% des personnes contaminées ne mérite pas cette qualification, certes, mais est bien l’occasion d’une maltraitance mondiale sans risques, n’est-ce pas ?… mais à juteux profits économiques et politiques !Bien amicalementJean-Marc

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