Aller au contenu principal

LE 1er MINISTRE, CÉTAIT PROMIS (175), SERAIT NOMMÉ DANS LES 24 HEURES – 7 JOURS PLUS TARD – LES SENTIMENT DES FRANÇAIS (suite 5) : COLÈRE ET LASSITUDE –

NOTRE SÉRIE RELATIVE AUX SENTIMENTS DES FRANÇAIS :

LES SENTIMENTS DES FRANÇAIS ( SUITE 4 ) : GRANDE FATIGUE, PROFONDE NOSTALGIE, DÉCLIN. https://metahodos.fr/2024/12/08/85118/

UNE FACULTÉ D’AGIR – QUI SE RÉDUISANT AU FUR ET À MESURE – FAIT PLACE À UN IRRÉPRESSIBLE ET CROISSANT DÉSIR DE PROMETTRE

METAHODOS a identifié ce que nous appellerons « LE DIRE DE LA PROMESSE «  comme caractéristique essentielle du macronime.

Nous faisons régulièrement le récit de ces nombreuses promesses qui n’ont de sens – pour Emmanuel Macron – que dans l’instant où la parole émerge pour démontrer la force du pouvoir de celui qui la proclame.

L’instant où la parole émerge pour démontrer la force du pouvoir de celui qui la proclame

La mise en œuvre n’est pas un sujet, et le temps qu’elle nécessiterait est confisqué au profit de promesses nouvelles qui font oublier les précédentes et créent cette immédiateté ( et apparence de force d’être de pouvoir ) dont se régalent les médias fatigués de chercher ailleurs les faits et de concevoir des analyses.

D’OÙ UN SENTIMENT DE DÉCEPTION ET DE TROMPERIE CHEZ LES FRANÇAIS

Les politiques eux mêmes y trouvent leur confort, tant attachés sont-ils à se détacher de l’action publique pour se consacrer à la politique politicienne ( la Po pol – c.à.d leur destin ( et surtout leur survie et leur conservation) personnel.

LES PROMESSES LES PLUS RÉCENTES

Le PR a promis une nouvelle méthode pour nommer le nouveau 1er ministre : pas besoin de consulter. C’est tout le contraire qui s’est réalisé.

Une nomination en 24 heures – annoncée des avant l’ouverture du débat sur la Motion de censure, ( nous sommes 8 jours plus tard ; ( 3 jours après la promesse s’est transformée en 48 h )

La non dissolution de l’AN d’ici la fin du mandat.

Une stabilité politique pendant 30 mois

L’élargissement du socle commun au-delà de celui qui soutenait Michel Barnier. ( Le PS a annoncé qu’il exclura tout socialiste entrant dans un gouvernement qui ne serait pas de gauche )

Le non recours au 49.3 permettant d’éviter les motions de censure. ( le Ps a déjà déclaré qu’un tel accord de non censure ne vaut que si le 1er est de gauche et s’il sanctionnerait un 1er ministre Bayrou qui incarne une continuité du macronisme )

Le non recours aux voix du RN pour l’adoption des lois à l’AN

Et un peu plutôt : la non démission avant le terme du quinquennat – reniant ainsi la promesse solennelle entendue en 2019l; mais il est vrai qu’il y en a eu deux, et consécutifs, dont l’un à sa propre initiative ( dissolution )

E.MACRON EN 2019 : « La réalité, c’est que le président de la République ne devrait pas pouvoir rester s’il avait un vrai désaveu en termes de majorité ! »

« En tout cas c’est l’idée que je m’en fais et la seule qui peut accompagner le fait d’assumer les fonctions qui vont avec »

ÉMISSION – « Ça ne m’intéresse plus, on n’avance pas » : face à la crise politique, entre lassitude et colère

Publié le mercredi 11 décembre 2024 FRANCE INTER

Comme chaque mois depuis la rentrée, nous retournons à Gournay-en-Bray pour tenter de comprendre l’étendue de la crise démocratique née de la dissolution de l’été dernier. Emmanuel Macron voulait apporter une clarification : c’est tout l’inverse, dans la tête des électeurs que nous suivons.

Ursula est aussi douce avec les petites gymnastes qu’elle entraîne le soir bénévolement qu’elle est distante avec la classe politique. « Ça ne m’intéresse plus. On n’avance pas. Ce n’est pas sérieux »,commente la fonctionnaire de 55 ans, sous le coup d’une grosse fatigue démocratique. « C’est usant. C’est comme si ce n’était plus mon affaire alors que c’est censé l’être », ajoute-t-elle.

Avec des législatives express, un gouvernement qui se fait attendre pendant deux mois pour se faire éjecter en presque trois, Ursula ne suit plus l’actualité politique comme il y a quelques mois encore : « Pour moi, je sais que ça ne changera rien. Je continuerai à faire attention à mes achats, à regarder où prendre l’essence la moins chère. Il va y avoir un nouveau gouvernement et voilà c’est tout, ça ne changera rien », dit celle qui affirme ne plus parler politique avec son entourage.

La crainte d’une « terrible récession »

À Gournay, nous avons l’habitude de rencontrer Claude, 75 ans, électeur du RN. Lors de notre première rencontre, il nous avait assez fièrement dit que son parti avait le doigt sur le bouton. Le RN a donc appuyé sur le bouton mais pas forcément pour les bonnes raisons, analyse Claude. Il fait référence au calendrier judiciaire qui rattrape Marine le Pen et qui, selon lui, a poussé le RN à voter la motion de censure déposée par la gauche, ce qui est particulièrement difficile à digérer pour lui : « C’est une trahison, c’est comme embrasser sur la bouche son pire ennemi, c’est horrible », s’emporte l’ancien architecte parisien.

Claude vit très mal cette instabilité politique, économique et financière. Il craint une « terrible récession, et ne voit comment on peut sortir de cette situation. Nous vivons une situation malheureusement extraordinaire ». Pour la première fois depuis que nous avons rencontré Claude, il n’est pas certain de voter pour le RN lors des prochains scrutins, il attend de voir comment le parti va réagir dans cette période de crise.

La crise sociale occupe les esprits

Dernière étape à Gournay : Autoliv. L’usine emploie plus de 500 personnes actuellement. Ici la crise politique n’est pas vraiment un sujet. Sur le site, c’est la crise sociale qui occupe les esprits, avec la peur du retour du chômage de masse. Nous retrouvons Nicolas, ouvrier depuis 30 ans dans cette usine. Ça fait bien longtemps que lui et ses collègues n’attendent plus rien de l’action politique. « Je n’attends plus rien d’eux » dit l’un d’eux, dépité. Le site a connu cinq plans sociaux en un peu plus de dix ans et depuis c’est la crainte permanente, oppressante de voir le site fermer.

Dans les trois prochaines années, aucun nouveau produit, autres que les airbags actuels, ne sera fabriqué à Gournay, le chiffre d’affaires pourrait être divisé par deux. Les projections sont tristes. Ce qui fait dire à Nicolas que la suite devrait se passer dans la rue « un peu à l’image des gilets jaunes, on voit sur les réseaux sociaux qu’il y a des appels pour lancer un mouvement similaire. Avec la casse de l’emploi partout en France, on peut s’attendre à une révolte plus forte des salariés », prévoit Nicolas. « Je n’ai pas de boule de cristal, mais je sais que les gens n’en peuvent plus », conclut-il.

LIEN VERS L’ÉMISSION

https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/le-zoom-de-france-inter/le-zoom-de-france-inter-du-mercredi-11-decembre-2024-4726273

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.