
LE PR, LE GOUVERNEMENT, LA COMMUNAUTÉ JUIVE, LA PRESSE … FACE À LA PERSPECTIVE D’UN ÉTAT POUR LA PALESTINE
Les échanges et polémiques illustrent les lignes de fracture que cette décision soulève au sein même du gouvernement, dans la société, et dans les relations de la France avec ses communautés.
Sans oublier les réactions internationales : en exemple : « Je ne sais pas ce que cela voudrait dire de reconnaître l’État de Palestine compte tenu de l’absence de gouvernement là-bas« , déclare J.D. Vance
1. M. VALLS REGRETTE L’ABSENCE DE CONDITIONS ET DÉLAIS
« Manuel Valls a fait part – (( lors du premier conseil des ministres qui suit l’annonce sans condition ni délai de la reconnaissance de l’Etat de Palestine )) – de ses craintes : reconnaître l’État oui, mais pas sans les conditions préalables qu’avait évoqué le chef de l’État dans un premier temps, avant de revoir son plan. » VOIR L’ARTICLE CI CONTRE
La presse a largement repris cet événement : Manuel Valls s’est en effet interrogé sur le « timing » de cette reconnaissance et évoqué le risque de fracture entre l’exécutif et la communauté juive. . Il a pointé la disparition des conditions initialement posées par Emmanuel Macron en avril dernier, notamment concernant la réforme de l’Autorité palestinienne.
Face à lui, le président a défendu sa position, précisant qu’il n’avait jamais parlé de « préalables », mais de « conditions accompagnantes » pouvant servir de leviers diplomatiques.
La réalité est tout autre, il y avait bien des conditions, puis il n’y en ait plus… et dès après l’annonce d’une decision sans conditions, le ministre Barrot a aussitôt corrigé l’annonce et ajouté des conditions.
Aujourd’hui, celui ci négocie des reconnaissances de la part d’autres États en acceptant que ceux ci y ajoutent des conditions. La Grande Bretagne conditionne à un plan d’action global, les pays arabes exigent des conditions relatives au Hamas notamment…
Selon l’Élysée, cette reconnaissance pourrait s’accompagner d’une reconnaissance de facto, de l’ouverture d’ambassades ou encore d’un soutien à une demande de siège à l’ONU.
Pour l’Élysée, nulle préoccupation pour la mise oeuvre , nulle feuille de route… constante macronienne, seule importe l’annonce et la force qu’elle supposerait ou entraînerait.
2. E. MACRON RÉTORQUE ET « reproche à une partie de la communauté juive d’oublier son universalisme ».
« Comme Manuel Valls a précisé que tous les Français juifs ne se reconnaissent pas dans la politique de Benjamin Netanyahu, le chef de l’État lui retourne l’argument. (…) Au nom du combat pour l’universalisme, on ne peut pas essentialiser les Palestiniens en disant qu’ils sont par définition des terroristes. “L’histoire de la communauté juive, c’est l’universalisme”, dit Emmanuel Macron. Un participant au Conseil des ministres décrypte : “Il existe parfois une tendance de quelques-uns, au sein de la communauté, à aller vers les plus radicaux.” » ID
Emmanuel Macron a répondu à M Valls en appelant la communauté juive à ne pas renier sa tradition universaliste. « L’histoire de la communauté juive, c’est l’universalisme », a-t-il affirmé, tout en mettant en garde contre certaines dérives radicales en son sein.
3. LE JOURNAL L’OPINION PUBLIE : « Emmanuel Macron reproche à une partie de la communauté juive d’oublier son universalisme »
« Face à Manuel Valls, inquiet de l’annonce de la reconnaissance de l’Etat palestinien, le Président appelle la communauté juive à respecter ses propres valeurs, dont l’universalisme. Récit d’un long Conseil des ministres »
« Le 30 juillet, le dernier Conseil des ministres avant les vacances est aussi le premier à se tenir depuis qu’Emmanuel Macron s’est engagé, le 24, à reconnaître un Etat palestinien en septembre. La réunion s’étend sur deux heures et demie, un temps exceptionnellement long depuis que l’Elysée est en quasi-cohabitation avec Matignon.«
4. L’article fait réagir le Crif.
« Si les propos du Président de la République en Conseil des ministres, rapportés dans L’Opinion, sont avérés, ils constituent un précédent inacceptable (…) Il ne revient en aucun cas à la puissance publique de dire aux Français juifs et aux institutions juives ce que doivent être leurs convictions ou positions », s’indigne son président Yonathan Arfi jeudi 7 août. ID
5. E. MACRON CRITIQUE LA PRESSE ET LES MINISTRES
« Quelques heures plus tard, l’Élysée dément de façon virulente sur X : « Le Président de la République n’a en aucun cas “reproché à la communauté juive d’oublier son universalisme”.
« Sur des sujets aussi complexes, c’est la responsabilité de tous les responsables publics de ne pas travestir pour diviser », en partageant une capture d’écran de l’article estampillée « fake news ». ID

6. LA PRESSE PROTESTE CONTRE LES ATTAQUES DE MACRON
« …la présidence de la République remet en cause le travail journalistique de L’Opinion. Avec une méthode qui a suscité la colère de l’Association de la presse présidentielle. « En détournant les codes du fact-checking, l’Élysée s’en prend directement à la rigueur des journalistes et crée une confusion entre communication politique et information. Démenti ne vaut pas vérité. L’APP rappelle que la presse doit pouvoir travailler et enquêter librement », cingle-t-elle à son tour ce 8 août. » ID
Quelques semaines plus tôt, Emmanuel Macron avait déjà dénoncé …
…un « manque de professionnalisme » des ministres et des journalistes, leur reprochant d’avoir « déformé » ses propos sur la création d’Israël.
RÉCENTES PUBLICATIONS DE METAHODOS
LA 4eme PROMESSE (224) DE RECONNAISSANCE DE L’ÉTAT DE PALESTINE : VERS UN 4eme RENONCEMENT ?
NOUVELLE RECULADE PRÉSIDENTIELLE – LA 4eme PROMESSE (224) DE RECONNAISSANCE DE L’ÉTAT DE PALESTINE : VERS UN 4eme RENONCEMENT ?
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ARTICLE – Macron s’en prend autant à la presse qu’au gouvernement avec ce démenti élyséen
La présidence de la République n’a pas apprécié un article de « L’Opinion » qui relate un échange tendu à propos de la communauté juive en Conseil des ministres.
Par Jade Toussay HUFFPOST 8 8 25
« Démenti ne vaut pas vérité. » Le torchon brûle une nouvelle fois entre l’Élysée et l’association de la presse présidentielle, chargée du suivi du chef de l’État. En cause cette fois : la remise en cause publique par le Palais, jeudi 7 août, d’un article de L’Opinion, selon lequel « Emmanuel Macron reproche à une partie de la communauté juive d’oublier son universalisme ».
L’article paru le 6 août se fait l’écho du dernier Conseil des ministres avant la pause estivale. Pour la première fois depuis l’annonce par Emmanuel Macron de la reconnaissance de l’État de Palestine, tous les ministres sont réunis à la même table. C’est alors que Manuel Valls fait part de ses craintes : reconnaître l’État oui, mais pas sans les conditions préalables qu’avait évoqué le chef de l’État dans un premier temps, avant de revoir son plan.
Selon L’Opinion, « la nature des liens entre les citoyens juifs, Israël et son gouvernement donne lieu à la partie la plus crispée de l’échange. » Et nos confrères de poursuivre : « Comme Manuel Valls a précisé que tous les Français juifs ne se reconnaissent pas dans la politique de Benjamin Netanyahu, le chef de l’État lui retourne l’argument. (…) Au nom du combat pour l’universalisme, on ne peut pas essentialiser les Palestiniens en disant qu’ils sont par définition des terroristes. “L’histoire de la communauté juive, c’est l’universalisme”, dit Emmanuel Macron. Un participant au Conseil des ministres décrypte : “Il existe parfois une tendance de quelques-uns, au sein de la communauté, à aller vers les plus radicaux.” »
« Fake news »
L’article fait réagir le Crif. « Si les propos du Président de la République en Conseil des ministres, rapportés dans L’Opinion, sont avérés, ils constituent un précédent inacceptable (…) Il ne revient en aucun cas à la puissance publique de dire aux Français juifs et aux institutions juives ce que doivent être leurs convictions ou positions », s’indigne son président Yonathan Arfi jeudi 7 août.
Quelques heures plus tard, l’Élysée dément de façon virulente sur X : « Le Président de la République n’a en aucun cas “reproché à la communauté juive d’oublier son universalisme”. En Conseil des ministres, il a une nouvelle fois rappelé combien l’universalisme est le meilleur bouclier contre l’assignation et l’essentialisation ». Et de cingler : « Sur des sujets aussi complexes, c’est la responsabilité de tous les responsables publics de ne pas travestir pour diviser », en partageant une capture d’écran de l’article estampillée « fake news ».
Un message, deux destinataires. Les participants au Conseil des ministres, bien sûr, qui ont fait fuiter l’échange aux journalistes. Et la colère de la présidence illustre, une nouvelle fois, la distance qui existe entre les membres du gouvernement Bayrou et l’Élysée. Mais surtout, la présidence de la République remet en cause le travail journalistique de L’Opinion. Avec une méthode qui a suscité la colère de l’Association de la presse présidentielle. « En détournant les codes du fact-checking, l’Élysée s’en prend directement à la rigueur des journalistes et crée une confusion entre communication politique et information. Démenti ne vaut pas vérité. L’APP rappelle que la presse doit pouvoir travailler et enquêter librement », cingle-t-elle à son tour ce 8 août.
Ce n’est pas la première fois que l’Élysée s’agace de fuites du Conseil des ministres. À l’automne 2024, Emmanuel Macron s’était publiquement emporté contre « le manque de professionnalisme des ministres, (…) des journalistes, (…) et des commentateurs ». À l’époque déjà, le gouvernement était composé de personnalités pas toutes issues du camp présidentiel. Là encore, le sujet portait sur le conflit israélo-palestinien et les propos prêtés au président avaient aussi fait bondir le Crif. Et là encore, l’Association de la presse présidentielle s’était indignée de la réponse du chef de l’État. Dix mois plus tard, à quelques ministres près, rien n’a changé.