
ARTICLE – «Je suis fier de son bilan» : Raphaël Arnault réagit à la dissolution de la Jeune Garde
NOTE DE LA REDACTION : Qui comprendra les semaines qu’il aura fallu au Conseil d’Etat pour confirmer la dissolution du mouvement ?
Le député LFI a fait part de sa tristesse au sujet de la dissolution du groupuscule antifasciste, dont plusieurs membres sont suspectés d’avoir joué un rôle dans le meurtre de Quentin Deranque à Lyon. L’élu LFI se dit malgré tout fier du bilan de l’organisation, fondée en 2018.
Baudoin Moucadel 01/05/2026 LE JOURNAL DU DIMANCHE
La dissolution de la Jeune Garde, dont plusieurs membres sont suspectés d’être impliqués dans le meurtre de Quentin Deranque à Lyon, a fait réagir son créateur, le député La France insoumise Raphaël Arnault. Ce dernier s’est dit touché par la disparition du mouvement qu’il a fondé en 2018. « Ce qui nous a le plus atteints collectivement, c’est qu’on n’a pas pu dire au revoir à notre organisation comme on le souhaitait, dans des conditions qui sont celles que vous connaissez, avec le drame de Lyon et toute la cabale médiatique qui a suivi, tous les fantasmes qui pouvaient exister sur notre organisation », a-t-il expliqué à Ici Vaucluse.
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Malgré les multiples faits de violence imputés à l’organisation, Raphaël Arnault continue d’en prendre la défense. « C’était un outil organisationnel très intéressant et je suis fier de son bilan sur plein d’aspects. Maintenant, le but, c’est que l’antifascisme perdure bien au-delà de la Jeune garde. Toutes les luttes sur lesquelles on a obtenu victoire ces dernières années, c’était la Jeune garde avec la CGT, avec le Parti communiste, avec La France insoumise, avec des associations, avec des écologistes », a développé le parlementaire mélenchoniste. Il demeure optimiste quant au futur de la mouvance antifasciste : « Croire qu’on va s’en débarrasser en dissolvant des organisations comme la Jeune garde, c’est se mettre le doigt dans l’œil. L’antifascisme est bien vivant et bien conscient parce que malheureusement, il est plus que jamais nécessaire. »
Ce jeudi, le Conseil d’État a validé la dissolution du groupuscule d’ultragauche, jugeant cette décision « adaptée, nécessaire et proportionnée à la gravité des atteintes ainsi portées à l’ordre public ». Plusieurs membres du groupuscule ont été mis en examen début mars pour l’homicide du militant nationaliste Quentin Deranque, le 14 février dernier. À la suite de ce meurtre, Raphaël Arnault avait disparu de la scène politique et médiatique durant plusieurs mois, avant de récemment refaire surface à l’Assemblée nationale.