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EPSTEIN EN FRANCE : DES JOURNALISTES ENQUÊTENT DANS LE SILENCE DES AUTORITÉS DE L’ÉTAT

Un « prédateur ultime » doté d’un « système extrêmement subtil »

« Le prédateur ultime », c’est comme ça que Jeffrey Epstein est qualifié par les journalistes Emmanuelle Andreani et Anthony Mansuy dans leur enquête sur le milliardaire américain « Epstein –

Ce que vous n’avez jamais lu », paraissait le 7 mai, dans Society.

Jeffrey Epstein avait mis en place « un système qui est extrêmement subtil, extrêmement complexe, extrêmement réfléchi » pour « attirer dans ses filets des centaines et des centaines de femmes » et d’adolescentes.

Le prédateur était « immédiatement capable de rentrer dans les moindres petites failles » psychologiques de ses proies.

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Publié le jeudi 7 mai 2026 RADIO FRANCE

Emmanuelle Andreani et Anthony Mansuy cosignent une enquête sur le milliardaire américain, « Epstein – Ce que vous n’avez jamais lu », dans Society, dont le premier numéro sort jeudi. Ils ont notamment interrogé le majordome qui s’occupait de l’appartement parisien de Jeffrey Epstein.

Emmanuelle Andreani

« Le prédateur ultime », c’est comme ça que Jeffrey Epstein est qualifié par les journalistes Emmanuelle Andreani et Anthony Mansuy dans leur enquête sur le milliardaire américainOuverture dans un nouvel onglet, « Epstein – Ce que vous n’avez jamais lu », qui parait, jeudi 7 mai, dans Society. Jeffrey Epstein avait mis en place « un système qui est extrêmement subtil, extrêmement complexe, extrêmement réfléchi » pour « attirer dans ses filets des centaines et des centaines de femmes » et d’adolescentes, souligne Emmanuelle Andreani, jeudi, sur France Inter. Selon elle, le financier américain était « immédiatement capable de rentrer dans les moindres petites failles » psychologiques de ses proies.

Au cours de leur enquête, commencée avant la publication partielle des Epstein Files, les journalistes ont interrogé en longueur le majordome qui s’occupait de l’appartement parisien de Jeffrey Epstein, un 800 m² situé au 22 avenue Foch, dans le 16e arrondissement.

Dans le logement, les enquêteurs n’ont pas trouvé « de traces de crime », mais « une ambiance » avec, dans de nombreuses pièces, « des photos de jeunes filles, de jeunes femmes, dont on ne peut pas vraiment dater l’âge, souvent dénudées, des photos plutôt de tendance érotique », détaille Emmanuelle Andreani.

Le majordome « était le seul employé de cette maison »« il ne parlait pas anglais, ce qui n’est pas anodin » et « il n’avait pas le droit d’entrer dans les pièces quand Epstein était présent », explique Antoine Mansuy sur France Inter. Au départ, les journalistes ont eu du mal à le croire quand il expliquait qu’il n’avait rien vu, rien entendu. Puis, ils ont compris en creusant sur le type d’agressions perpétué par Jeffrey Epstein. 

« C’étaient des agressions sexuelles qui n’étaient pas violentes sur le moment, d’un coup de tout à rien, ça prenait beaucoup de temps, il n’y avait pas cet effet de surprise qui peut se percevoir par des bruits par exemple », détaille Antoine Mansuy.

« Une sexualité extrêmement narcissique »

Une spécificité liée à « l’anatomie » du milliardaire, selon le journaliste. Pour arriver à ses fins, Jeffrey Epstein a besoin de tout un « décorum » qui nécessitait notamment une « salle de massage » comme celle qui se trouve dans son appartement parisien. « Une sexualité extrêmement narcissique qui s’appuie sur la volonté de voir dans le regard de ces jeunes femmes une forme de peur et de soumissionC’est ce qui fait qu’il a besoin en permanence de nouvelles proies et qu’elles soient aussi jeunes », souligne Emmanuelle Andreani.

Selon Antoine Mansuy, « Paris, non seulement ce n’est pas une note de bas de page dans l’histoire d’Epstein, mais c’est aussi en fait un des points de départ du système de prédation ». Dès les années 1980, Jeffrey Epstein se rend à de nombreuses reprises en France, dans la capitale, mais aussi sur la Côte-d’Azur. Paris est « un hub de l’industrie du mannequinat et que, déjà, règne dans cette industrie depuis des années, des hommes qui profitent des jeunes femmes qui sont’ à disposition pour eux' », précise le journaliste.

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