
Le fiasco de la taxe de 2 euros sur les petits colis sera remplacée par une taxe européenne de 3 euros
La taxe à 2 Euros a été un échec mais a bien permis de lancer de nouvelles dépenses budgétaires sur la base d’une estimation des recettes fantaisiste.
Rappelons que les dépenses publiques ont augmenté de 52 milliards en 2026.
Cette taxe devait initialement se cumuler dès le 1er juillet avec un droit de douane européen de trois euros par type d’article commandé, appliqué sur le sol de l’UE, portant le total à cinq euros par catégorie d’articles.
À compter de mercredi, les petits colis importés dans l’UE, jusqu’ici exemptés de droits de douane, seront soumis à une nouvelle taxe européenne. Une taxe temporaire mise en place jusqu’à une refonte en profondeur du système douanier européen, prévue dans deux ans.
Cette taxe de 3 euros s’appliquera aux paquets d’une valeur inférieure à 150 euros, généralement achetés en ligne.
Elle sera due pour chaque type d’articles, quel que soit leur nombre : si un colis comprend par exemple un t-shirt et une paire de chaussures, il faudra la payer deux fois. Si le paquet comprend 5, 10 ou même 15 t-shirts, et aucun autre type d’articles, elle ne sera prélevée qu’une fois. Cette bizarrerie administrative est liée à la façon dont les droits de douane sont calculés au sein de l’UE.
La taxe est temporaire : elle est mise en place jusqu’à une refonte en profondeur du système douanier européen, prévue dans deux ans.
Par ailleurs, elle sera complétée à partir de novembre par des « frais de traitement », qui aideront à financer les services douaniers. Le montant n’a pas encore été fixé mais pourrait s’élever à deux euros par colis.
Certains pays de l’UE ont mis en place des mesures nationales complémentaires ou transitoires.
ARTICLE – Surimposer les plus aisés pour combler le déficit, les raisons d’un échec retentissant
Par Julie Rui 15 juin 2026 LE FIGARO
Déjà maigre, le rendement de la contribution différentielle sur les hauts revenus pourrait continuer de décevoir.
Pendant les débats parlementaires, plusieurs voix s’étaient élevées pour démontrer que la contribution différentielle sur les hauts revenus (CDHR), un nouvel impôt visant les plus aisés, était vouée à l’échec. Rien n’y a fait, elle a été mise en place dans le budget 2025. Pour rappel, cette contribution consiste en un impôt plancher qui s’applique uniquement aux ménages dont le revenu fiscal annuel dépasse 250 000 euros pour un célibataire et 500 000 euros pour un couple. Si la somme de leurs impôts existants n’atteint pas les 20 % de leur revenu total, les foyers concernés doivent payer la différence.
La fin de l’année dernière a confirmé ce fiasco annoncé. Ainsi, l’an passé, la CDHR n’a rapporté que 400 millions d’euros, soit près de cinq fois moins que la somme espérée lors de la présentation de la mesure : 1,9 milliard. Ni cette déconvenue ni la promesse du gouvernement de supprimer cette contribution au bout d’un an n’ont pourtant suffi à convaincre les responsables politiques…
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