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LA TROMPERIE DE L’EXÉCUTIF QUI MARTÈLE UNE HAUSSE DES RETRAITES DE 15% EN 4 ANS – EN CACHANT QUE L’INFLATION DE 14% ET LA LA CSG L’ONT NEUTRALISÉE

Faire contribuer les retraités aisés pour boucler son budget, le pari que Sébastien Lecornu semble prêt à briser

TOTRE LE HUFFPOST QUI POURSUIT : Avec ses ministres, le chef du gouvernement envisage de désindexer les pensions de retraite les plus élevées pour économiser quelques milliards.

UN MENSONGE DIFFUSÉ DANS LES MÉDIAS POUR JUSTIFIER UNE NON INDEXATION

Roland Lescure, ministre de l’Économie, prépare les médias et les français. Une desindexation des retraites : Dans Libération, il met en avant – Entre 2022 et 2026 – que les pensions de retraite de base ont été revalorisées de près de 15%.

Et il va plus loin :

« La question de la contribution des retraités aisés à l’effort de redressement, par exemple par une indexation plus modérée de leurs pensions, mérite d’être posée. »

Il omet de préciser que cette hausse a été quasi neutralisé par une inflation d’un niveau quasi équivalent.. et des hausses de la csg

En effet, 15 % est une revalorisation nominale, pas une augmentation de pouvoir d’achat. Sur la même période, l’inflation a été très élevée, notamment en 2022-2024. L’Assurance retraite indique d’ailleurs qu’entre fin 2021 et fin 2024, l’inflation était nettement supérieure à la revalorisation cumulée des pensions. 

En prenant les données INSEE disponibles jusqu’en juin 2026, afin de faire le calcul en euros constants plutôt que de simplement comparer les taux nominaux.

Le résultat est assez intéressant : la hausse nominale de 15 % des retraites de base a presque entièrement été absorbée par l’inflation.

L’IPC INSEE passe d’environ 89,5 en janvier 2022 à 102,1 en juin 2026, soit environ +14,1 %. 

Le calcul du pouvoir d’achat est :

1,1504 / 1,141 ≈ 1,008

soit +0,8 % seulement en termes réels.

Et après CSG/CRDS/CASA et impôt ?

là aussi il faut être beaucoup plus prudent que ne l’est le ministre :

Les seuils de CSG ont eux-mêmes été revalorisés au fil des années. Par conséquent, on ne peut pas dire sérieusement que tous les retraités ont conservé +0,8 % de pouvoir d’achat net : certains ont été davantage ponctionnés, d’autres non.

La conclusion est donc la suivante :

+15,0 % de retraite de base en euros courants depuis janvier 2022 → environ +14,1 % de hausse des prix jusqu’en juin 2026 → seulement +0,8 % de gain de pouvoir d’achat brut.

Et si l’on ajoute les prélèvements sociaux et fiscaux, le gain net est inférieur et peut être nul pour certains profils.

Rappel : Une pension de base peut être soumise à :

  • CSG à 0 %, 3,8 %, 6,6 % ou 8,3 % selon la situation ;
  • CRDS à 0,5 % selon le taux de CSG applicable ;
  • CASA à 0,3 % pour les retraités concernés ;
  • impôt sur le revenu selon le revenu fiscal du foyer.

MENSONGE POUR JUSTIFIER UNE NON INDEXATION

L’argument politique mis en avant par l’exécutif est discutable : le chiffre de 15 % ne permet pas, à lui seul, de conclure que les retraités disposent aujourd’hui d’une marge de pouvoir d’achat de 15 % permettant de justifier une sous-indexation en 2027.

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