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le magnifique message qu’on aimerait entendre de tous les dirigeants du monde

Le silence de 21 secondes de Justin Trudeau

BILLET

« Le magnifique message qu’on aimerait entendre de tous les dirigeants du monde« 

Jacques Atali a déclaré hier: « Le silence de 21 secondes de Justin Trudeau, et surtout ce qu’il dit après, forme le magnifique message qu’on aimerait entendre de tous les dirigeants du monde. » Recentre t il ainsi ses interventions sur des positions plus critiques vis à vis de l’exécutif français ? on pourrait le penser de plusieurs de ses interventions récentes.

Plus important, surement, il se place sur le terrain de la démocratie et du vivre ensemble.

L’altruisme dans la gestion publique: davantage d’efficacité face à la crise

Jacques ATALI, dans une seconde intervention, hier également, et dans la continuité de la précédente : « Les pays qui ont le mieux résisté à la pandémie sont ceux qui ont le mieux compris l’intérêt égoïste de l’altruisme. Et l’ont mis en pratique. Au premier rang, la Corée du Sud, Taiwan, le Vietnam. »

La prise de position implicite sur la France, dans la gestion de crise et dans la mise en oeuvre de l’altruisme, semble claire.

« Il est urgent d’avoir un projet commun« 

Il poursuit: « Parce qu’ils ont compris que c’est en protégeant les autres qu’on se protège le mieux soi-même : qu’on a intérêt à porter un masque, pour protéger les autres, qui nous protègent en en portant un aussi ; qu’on a intérêt à ne pas contaminer l’autre en restant distant, pour ne pas être atteint ; qu’on a intérêt à savoir si l’autre est contaminé pour se tenir à distance. Plus généralement, qu’on a intérêt à tout faire pour que les autres aient les moyens de ne pas être malades, afin qu’ils ne nous contaminent pas et pour qu’ils ne saturent pas les équipements hospitaliers, au cas où on en aurait soi-même besoin. 

La pandémie et les émeutes raciales renvoient à la même faiblesse de presque toutes les sociétés : l’absence de projet commun interdit l’altruisme, même intéressé, condition nécessaire pour vaincre la pandémie comme le racisme. Il est urgent d’avoir un projet commun. Si nous n’avions appris que cela de cette pandémie, ce ne serait pas du temps perdu. »

Les prises de position du 1° Ministre Canadien

«Ici au Canada, nous avons aussi de grands défis, a-t-il déclaré en point de presse devant sa résidence de Rideau Cottage. Nous avons de la discrimination systémique. Ça veut dire que nos systèmes, nos institutions, ne traitent pas de la même façon les Canadiens d’origine diverse que d’autres.»

M. Trudeau a invité les Canadiens à ne pas minimiser l’ampleur du phénomène du racisme au pays en le comparant à celui vécu aux États-Unis par les Noirs et les minorités. Il a refusé de condamner directement son homologue américain Donald Trump, qui appelle à des actions toujours plus musclées des forces de l’ordre contre les manifestants.

Le discours du premier ministre canadien tranche avec celui de son homologue québécois François Legault qui admet que le Québec vit des «problèmes de profilage racial», mais refuse de qualifier de systémique le racisme vécu ici par les personnes de couleur.

L’interview du 4 juin et le silence de 21 secondes

Interrogé par un journaliste sur les manifestations aux États-Unis mardi, Justin Trudeau a attendu plusieurs secondes avant de répondre, laissant même échapper un soupir. Au total, son silence aura duré près de 21 secondes, du rarement vu lors d’un point de presse.

« C’est le moment de rassembler les gens. C’est le moment d’écouter, d’apprendre »

A t il dit d’emblée, plaçant son discours su le terrain de l’empathie et de l’altruisme, celui de la démocratie.

T.L. et Jean Heudes de Toronto (qui a attiré notre attention sur la posture du 1° Ministre canadien)

ARTICLE

Crise aux États-Unis: le silence de 21 secondes de Justin Trudeau

Echange entre Caroline St-Hilaire et Benoît Dutrizac à QUB radio:  

«Vous avez été réticent à commenter le discours et les actions du président des États-Unis. Donald Trump appelle désormais à l’action militaire envers les manifestants. Des manifestants ont reçu des tirs de gaz lacrymogène hier soir. […] Si vous ne voulez pas commenter, quel message voulez-vous envoyer?» lui a demandé le reporter Tom Parry.  

Après un long moment de silence, Trudeau a répondu.

«Nous avons tous vu avec horreur et consternation ce qui se passe aux États-Unis. C’est le moment de rassembler les gens. C’est le moment d’écouter, d’apprendre. Quand les injustices continuent malgré les progrès au fils des années et des décennies… Mais il est temps pour nous, Canadiens, de reconnaître que nous aussi, nous avons nos défis. La discrimination est une réalité vécue par des Canadiens noirs et racisés tous les jours. Il y a de la discrimination systémique au Canada.

Ça veut dire que nos systèmes traitent les Canadiens d’origines diverses différemment qu’ils ne le font avec les autres. C’est quelque chose que plusieurs d’entre nous ne voient pas. C’est pourtant une réalité pour les Canadiens racisés. Nous devons voir cela, pas seulement en tant que gouvernement, mais en tant que Canadiens. Nous devons devenir des alliés dans la lutte contre la discrimination. Nous devons travailler fort pour “réparer”, pour trouver comment nous pouvons arranger les choses.»

Lundi, le président Donald Trump a promis de restaurer l’ordre dans une Amérique en proie à un déferlement de colère historique, menaçant de déployer l’armée si les villes et les États ne faisaient cesser les violences. 

Il a d’abord dit que «justice devait être rendue» après la mort de cet Afro-Américain, décédé lors de son arrestation par quatre policiers de Minneapolis. Mais il a rapidement condamné les violences et tensions qui secouent plusieurs grandes villes des États-Unis depuis plusieurs jours, dénonçant des actes de «terrorisme intérieur».

Prévue pour 18h30, la prise de parole du président américain a été décalée pendant de longues minutes alors que la police de Washington tentait de disperser les manifestants réunis près de la Maison-Blanche. Il était d’ailleurs possible d’entendre le bruit des tirs de gaz lacrymogène ou les slogans des manifestants pendant son allocution.

En réponse, le président américain a annoncé le déploiement de «milliers de soldats lourdement armés» et de policiers dans la capitale américaine, jugeant que les troubles de la veille dans la capitale fédérale étaient «une honte». Appelant les gouverneurs à prendre les mesures nécessaires pour «dominer les rues» et dénonçant des actes de «terrorisme intérieur», Trump a promis de restaurer l’ordre aux États-Unis. »

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