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DOSSIER Suite 1: ABSURDIE AUTORITAIRE (« Autoritäres Absurdistan »)

SUITE 1 DU DOSSIER publié hier:

https://metahodos.fr/2020/11/28/quand-la-bureaucratie-tient-lieu-de-fonction-politique-et-que-les-libertes-sont-restreintes-ne-change-t-on-pas-de-regime/

Rappel de l’introduction au dossier:

Quand le pouvoir politique et l’action publique se concentrent sur un exécutif personnifié, sans tenir compte des autres institutions démocratiques – et en particulier les autres pouvoirs – , que le débat, la concertation et la participation n’ont plus leur place, quand, de surcroît, la bureaucratie domine et que les libertés de la presse et des citoyens sont réduites – comme sont réduites les expressions démocratiques des Assemblées, Collectivités, parties prenantes – …ne change-t-on pas de régime ?

ABSURDISTAN

Définition: Pays où l’absurde règne en maitre,

Synonymes : absurdie, pays d’Ubu, pays d’Ubu roi

Au motif qu’ils n’exerceraient pas une activité “essentielle”, nos librairies ont été fermées et les supermarchés et autres magasins – ouverts – ont été interdits de vente de livres.

« Les bureaucrates qui nous gouvernent, promus par la vertu d’une pandémie au rang de bourreaucrates, ont donc décidé la mort du livre, dans sa diversité. » a t on pu lire dans Valeurs Actuelles

Les restrictions appliquées ces dernières semaines sont compliquées à comprendre. Une complexité qui a parfois mené à l’absurde. Ce sont les étrangers qui nous l’expliquent le mieux.

La Police nationale évacuant une librairie pour contrôler l’identité des clients, un détachement de CRS encerclant des écrivains rassemblés sur une péniche autour d’une ex-ministre de la Culture (Françoise Nyssen), tandis qu’elle lit à voix haute la lettre d’une libraire menacée de garde à vue pour vente illégale de livres… Bienvenue en Absurdistan. C’est le nom que le journal allemand Die Zeit a donné à la France.

Ainsi donc, on a condamné nos libraires, au motif qu’ils n’exerçaient pas une activité “essentielle” – à la différence des vendeurs de tabac et de jeux, des cavistes ou des chocolatiers; sas oublier les chasseurs.

Et, rappelons le, lorsque lesdits condamnés avaient fait observer qu’il était injuste que les grandes surfaces, elles, puissent continuer à vendre des ouvrages, l’État avait rétabli l’équité à sa manière en ordonnant qu’on bâche leurs rayons livres et qu’on en interdise l’approche par des rubans de plastique façon scène de crime.

Ce que dit l’article de Die Zeit

ABSURDIE AUTORITAIRE (« Autoritäres Absurdistan »)

La semaine dernière, Annika Joeres, correspondante en France pour le journal « Die Zeit », a renommé notre pays l' »Absurdistan ». Mais nous avons aussi reçu les éloges d’un média américain « Bloomberg » : « La France offre une lueur d’espoir sur le covid », notamment pour avoir gardé nos écoles ouvertes.

La journaliste s’en prend au gouvernement français. Elle juge le positionnement d’Emmanuel Macron « quasi monarchique ». L’auteure de l’article s’étonne au passage de l’importance prise par le conseil de défense aux dépens du Parlement au moment d’arrêter les décisions sanitaires.

L’Allemande cite un exemple précis qui l’a frappée.Il s’agit du cas « d’une petite dame âgée de 93 ans à Biarritz qui voulait nager pour soigner la maladie douloureuse des jambes dont elle souffre et qui en a été empêchée par quatre policiers », raconte la reporter. Annika Joeres dit également craindre que « ces mesures absurdes diminuent la confiance dans des mesures nécessaires quant à elles ».

METAHODOS A SELECTIONNE 4 ARTICLES:

L’article du POINT « Absurdistan » : un journal allemand tacle la France dans sa gestion du Covid-19 ARTICLE 1

Le magazine de centre gauche « Die Zeit » s’étrangle, indique le Point, à la vue des règles « répressives » qui confinent à l’absurde en France.

L’article de l’Observatoire du Journalisme : L’ABSURDISTAN FRANÇAIS VU PAR LES MÉDIAS, ALLEMAGNE ET FRANCE ARTICLE 2

« Le 12 novembre 2020, le journal allemand Die Zeit publiait un article sur l’« Absurdistan autoritaire » imposé par le gouvernement français à ses concitoyens. Les règles du confinement dans notre pays y sont décrites sans concession. Mais le sujet est loin d’avoir été épuisé, comme en témoignent de nombreux articles et émissions à ce sujet. Revue de presse des délires technocratiques ». Précise l’article.

L’article de Die Zeit: „Höhepunkt der zweiten Welle ist vorbei“ – Macron hebt Lockdown in Teilen auf (Le point culminant de la deuxième vague est terminé » – Macron annule en partie le verrouillage) ARTICLE 3

L’article de Die Zeit: Deutschland hat keine Queen, denn es hat ja Angela Merkel(L’Allemagne n’a pas de roi, parce qu’elle a Angela Merkel) ARTICLE 4

Nous vous souhaitons bonne lecture des 4 articles:

ARTICLE 1

« Absurdistan » : un journal allemand tacle la France dans sa gestion du Covid-19

Le Point.fr

Commerçants, restaurateurs, oppositions, élus locaux… L’exécutif doit faire face à la grogne d’une bonne partie des Français depuis qu’il a décidé de reconfiner le pays pour tenter d’enrayer la deuxième vague de nouveau coronavirus. Plus étonnant, les critiques dépassent même les frontières. Pour preuve, un article de l’hebdomadaire allemand Die Zeit, publié le 12 novembre, dézingue la politique sanitaire conduite par Emmanuel Macron et son Premier ministre Jean Castex.

Son autrice, la correspondante en France Annika Joeres, s’étonne notamment de voir les Français obligés de remplir une attestation pour aller chercher leurs enfants à l’école ou pour acheter du sirop pour la toux. Elle s’amuse aussi de voir la grande distribution obligée de retirer les produits dits « non essentiels » de ses rayons. Et Die Zeit de renommer la France : «  Absurdistan  ». 

Emmanuel Macron, un chef d’État « quasi monarchique »

La journaliste poursuit son réquisitoire avec un portrait au vitriol d’Emmanuel Macron, un chef d’État «  quasi monarchique  » qui régnerait en maître sur un Parlement déclassé au profit du conseil de défense. Comble de l’ironie selon le magazine : malgré ces règles répressives et ce président de la République omnipotent, la France compte plus de morts du nouveau coronavirus que la Suède qui, elle, n’oblige même pas ses concitoyens à porter le masque en toutes circonstances.

ARTICLE 2

L’ABSURDISTAN FRANÇAIS VU PAR LES MÉDIAS, ALLEMAGNE ET FRANCE

26 NOVEMBRE 2020  Observatoire du Journalisme

Le 12 novembre 2020, le journal allemand Die Zeit publiait un article sur l’« Absurdistan autoritaire » imposé par le gouvernement français à ses concitoyens. Les règles du confinement dans notre pays y sont décrites sans concession. Mais le sujet est loin d’avoir été épuisé, comme en témoignent de nombreux articles et émissions à ce sujet. Revue de presse des délires technocratiques.

LA PLUME ACERBE DE LA JOURNALISTE DU ZEIT

La journaliste de l’hebdomadaire allemand d’information et d’analyse politique Die Zeit, Annika Joeres, avait-elle mesuré que son article allait avoir un impact aussi important en France ? Peut-être pas. Ce regard étranger a mis des mots sur une réalité que les Français connaissent trop bien. Bien que factuelle, la description a fait mouche auprès de nombreux lecteurs tant outre-Rhin qu’en France. Il est vrai qu’il y a de la matière :

  • des « ainés interdits de baignage malgré un avis médical », comme le soulignait également un reportage du Huffpost le 7 novembre,
  • des sorties d’agrément de son domicile limitées à une heure et dans un rayon de un kilomètre, ce qui expose les promeneurs urbains aux exhalaisons des joggeurs, alors que les parcs et forêts sont vides,
  • les Français qui s’autorisent à sortir de chez eux en signant leur bon de sortie,
  • la méfiance de nombreux Français vis-à-vis des règles imposées par le gouvernement, qui se contredisent parfois,
  • les supermarché qui ne sont plus autorisés à vendre des livres, des jouets, des vêtements et des chaussures, avec le spectacle hallucinant de livres et de chaussons recouverts de rubalises car considérés comme « non essentiels »,
  • les décisions de santé publique prises de façon monarchique par le président de la République en « Conseil de défense », une instance qui n’existe pas dans les institutions,
  • un état d’urgence sanitaire voté pour cinq mois qui donne des pouvoirs exorbitants au gouvernement et suspend nombre de libertés publiques,
  • la concentration du pouvoir par une caste d’énarques très éloignés des réalités des Français.

L’article a entrainé beaucoup de réactions en France. Pour n’en citer que quelques-unes :

  • Le Point souligne qu’ « un journal allemand tacle la France dans sa gestion du Covid-19 ».
  • Ouest-France titre sur « La gestion française du Covid-19 épinglée par un journal allemand ».
  • Jean-Louis Thériot appelle dans Le Figaro le 20 novembre à « sortir de l’Absurdistan, et vite ».

DES EXEMPLES À RIRE ET À PLEURER

La lecture des médias nous apprend que les autorités françaises ne se sont pas arrêtées en si bon chemin.

France bleu nous informe le 15 novembre qu’« une librairie reste ouverte à Cannes, malgré le confinement ». La gérante indique que l’ouverture de sa librairie est une question de survie et que « les policiers sont passés deux fois indiquant (à la gérante) qu’elle serait bientôt verbalisée ». On apprend qu’un mouvement de solidarité a vu le jour, avec des écrivains qui se sont engagés à payer les amendes auxquelles la commerçante s’expose. Sur Sud Radio le 17 novembre, l’écrivain Alexandre Jardin indique que la librairie encourt une fermeture administrative. Il ajoute que « le Click&Collect en librairie n’apporte même pas de quoi payer un loyer ».

« En même temps »BFM Business nous informe qu’ « Amazon a triplé son bénéfice net au troisième trimestre ». L’article de la chaîne économique vante les velléités « sociales »  du patron de l’entreprise de vente en ligne. Il est vrai que Jeff Bezos a fort à faire, entre « optimisation fiscale », destruction des invendus soulignée par le journaliste Benoît Berthelot sur France Inter et mauvaises conditions de travail de ses salariés, aux États-Unis selon Phone Android comme au centre de Montélimar selon Capital.

Aurons-nous un sapin de noël cette année ? La question peut sembler saugrenue. Le gouvernement a pourtant longtemps tenu les Français en haleine. Le Point rappelle le 17 novembre qu’un « décret (a été) pris par le gouvernement après la fronde des libraires et des petits commerçants, interdisant la vente des « produits non essentiels » dans les commerces restés ouverts ». Parmi ceux-ci : les sapins de noël…

« Vous pouvez acheter votre sapin de noël dès ce vendredi », nous informe avec satisfaction La Dépêche.

Faire ses courses était autrefois une tâche anodine. Le confinement a changé la donne. Ne vous avisez pas à faire vos courses dans un autre département, vous vous exposez à la maréchaussée. C’est le sort qu’ont connu des habitants d’Eure et Loir « verbalisés pour avoir fait leurs courses… en Essonne », le département voisin, nous informe Le Parisien le 19 novembre.

Pendant ce temps, les « violences urbaines » continuent en banlieue, comme à Vaulx-en-Velin le 19 novembre, dans plusieurs communes du département de l’Ain le 14 novembre, à Macon, Clermont-Ferrand et Soissons le 14 novembre, Vénissieux le 11 novembre, Valence et Romans-sur-Isère le 7 novembre, Oyonnax le 6 novembre, lors de la nuit d’Halloween un peu partout en France selon Europe 1.

Par contre, les médias qui ont consacré un article à ces violences ne donnent aucune information sur d’éventuelles verbalisations pour non-respect du confinement par les jeunes des cités. S’agit-il d’un autre sujet ou alors, une fois de plus, comme lors du premier confinement, s’agit-il d’être fort avec les faibles et faible avec les forts ?

Le Préfet de police des Bouches-du-Rhône a organisé une opération de contrôle des attestations, de jour, il est vrai. S’exprimant au micro de BFMTV, il souligne que « personne parmi les vendeurs et les acheteurs de drogue n’avait d’attestation ».

« En 2020, il est donc pire de sortir sans attestation que de vendre de la drogue », souligne le sénateur Jeremy Bacchi sur Twitter.

LE DEUXIÈME CONFINEMENT MOINS BIEN VÉCU QUE LE PREMIER

Plusieurs médias mettent en avant l’impact économique du ralentissement forcé de l’activité.

La Tribune souligne de façon très factuelle qu’ « un mois de confinement coûte “entre 50 et 75 milliards d’euros” et près de 3 points de PIB à l’économie, en plus de mesures de relance qui vont être multipliées par l’État ».

L’Opinion nous informe le 18 novembre que « Privés de débouchés, les professionnels de l’agroalimentaire qui alimentent les cafés et restaurants français craignent, eux aussi, les faillites massives ».

Derrière les chiffres et les statistiques qui dégringolent, il y a des hommes et des femmes.

Sur CNews, un médecin généraliste affirme le 11 novembre : « Parmi nos patients il y a des commerçants, des artisans… Ils nous disent tous qu’ils sont à bout (…) En 40 ans de carrière je n’ai jamais vu ça ».

Alors qu’en Belgique, le suicide mi-novembre d’une indépendante fait la une des couvertures de nombreux médias, en France, les médias de grand chemin essaient de tenir le public en haleine avec les affaires Daval et Fourniret. Des affaires qui sont tout sauf représentatives de la priorité du moment pour de nombreux entrepreneurs et salariés privés d’emplois : survivre.

UN CONFINEMENT QUI FAIT DOUTER

Sur les plateaux de télévision, des professionnels de santé émettent des doutes sur l’efficacité du confinement.

Sur CNews, le professeur Michaël Peyromaure, chef du service d’urologie de l’hôpital Cochin à Paris estime qu’« on va massacrer un pays pour sauver 10 ou 20 ou 30 000 vies ». À plusieurs reprises lors d’un débat le 18 novembre, il estime humblement « ne pas savoir » si le confinement est efficace. Le professeur souligne également l’absence d’utilisation maximale de la « réserve » dans les hôpitaux et des places disponibles dans les cliniques privées.

Lors de l’émission « Bercoff dans tous ses états » le 19 novembre, le Professeur J.-F. Toussaint présente une étude scientifique menée dans de nombreux pays qui aboutit à une conclusion édifiante : le confinement n’aurait aucun impact sur la mortalité.

Pour parachever le tout, le 17 novembre lors du JT de LCI, une journaliste apporte plusieurs éléments mettant en avant l’absence de lien entre le confinement et la baisse de la pandémie observée durant les dernières semaines.

Dans l’édition du 21 novembre du Figaro, Jean-Louis Thériot appelle à « sortir de l’Absurdistan, vite ». Les chiffres qu’il présente sur la stratégie du gouvernement, qui confine plus qu’il ne teste et n’isole, sont cruels pour la France par rapport à d’autres pays européens.

L’état psychique de nombreux français se détériore. Sputniknews donne la parole à une psychiatre qui rappelle qu’« être coupé de la vie sociale rend fou ». Dans un article du 16 novembre, Le Parisien souligne que « le confinement fait craquer les plus jeunes » dont certains, de plus en plus nombreux, sont en proie à la dépression et aux idées suicidaires.

UN CONFINEMENT DE PLUS EN PLUS IMPOPULAIRE

Si les manifestations contre le confinement se multiplient en France, c’est en toute discrétion médiatique. Des commerçants, comme à Gap, des croyants qui réclament le droit d’exercer leur culte, dans de nombreuses villes de France, de citoyens qui manifestent dans différentes villes de France, tout cela est accessoire à voir le black-out médiatique à ce sujet.

Comme le souligne l’économiste Philippe Herlin sur son compte Twitter le 20 novembre :

« Il y a de nombreuses et régulières manifestations contre le #confinement et la fermeture des #commerces, mais dont les médias nationaux ne parlent pas… ».

Dans ces conditions, il ne faut pas s’étonner que les Français cherchent l’information ailleurs, comme en témoigne le succès phénoménal du récent documentaire « Hold up »…

Pour prendre un peu de recul vis-à-vis d’un gouvernement qui semble – très mal — gérer son risque pénal à l’aune des entrées en réanimation, signalons la récente conférence d’Olivier Rey sur « l’idolâtrie de la vie », qui retrace l’évolution de la représentation de la mort en France dans l’histoire. Ou bien voir le dossier dirigé par Ludovic Maubreuil dans la revue Éléments, numéro octobre/novembre 2020. On peut y trouver bien des explications tant sur l’hystérie du moment que sur le remède de cheval imposé aux Français.

ARTICLE 3

„Höhepunkt der zweiten Welle ist vorbei“ – Macron hebt Lockdown in Teilen auf (« Le point culminant de la deuxième vague est terminé » – Macron annule en partie le verrouillage)

Stand: 25.11.2020  Die WELT

Frankreich ist erst einmal über den Berg: Präsident Emmanuel Macron verkündete am Abend, die strengen Corona-Regeln im Land zu lockern. Statt einem dürfen sich Bürger bis zu 20 Kilometer von ihrem Wohnort wegbewegen. Geschäfte dürfen wieder öffnen.

Angesichts einer verbesserten Corona-Lage hat Frankreichs Präsident Emmanuel Macron erste Lockerungen der strengen Beschränkungen im Land angekündigt. „Der Höhepunkt der zweiten Welle ist vorbei“, sagte Macron am Dienstagabend bei einer Ansprache im französischen Fernsehen. Die Bemühungen hätten sich ausgezahlt – man müsse diese aber nun fortsetzen.

Einzelhandelsgeschäfte, die bisher geschlossen waren, könnten von diesem Wochenende an wieder öffnen, sagte der 42-Jährige. Bürger müssen zwar weiter Bescheinigungen ausfüllen, wenn sie auf die Straße gehen und beispielsweise einkaufen wollen. Seit Ende Oktober dürfen die Menschen nur mit triftigem Grund das Haus verlassen. Allerdings seien Spaziergänge und Sport ab dem Wochenende in einem Radius von 20 Kilometern für drei Stunden erlaubt. Bisher ist nur eine Stunde in einem Radius von einem Kilometer gestattet.

Bars und Restaurants sollen aber vorerst geschlossen bleiben – ihre Wiederöffnung ist erst für den 20. Januar vorgesehen. Macron gab einen Ausblick auf die kommenden Wochen. So solle es ab dem 15. Dezember keine Ausgangsbeschränkungen mehr geben – allerdings eine nächtliche Ausgangssperre ab 21 Uhr. Diese sei für Weihnachten und Silvester ausgesetzt. Wenn die Lage es zulasse, könnten auch Kinos und Theater unter bestimmten Bedingungen ab Mitte Dezember wieder öffnen.

Frankreich ist schwer von der Corona-Krise betroffen. Über 50.000 Menschen starben seit Ausbruch der Pandemie. Das Land mit seinen 67 Millionen Einwohnern dürfte nach Einschätzung der Gesundheitsbehörden den Höhepunkt der zweiten Pandemie-Welle überschritten haben. „Es ist uns gelungen, die Zirkulation des Virus zu verlangsamen“, betonte der französische Präsident

ARTICLE 4

Deutschland hat keine Queen, denn es hat ja Angela Merkel

(L’Allemagne n’a pas de roi, parce qu’elle a Angela Merkel)

Stand: 22.11.2020  Von Torsten Krauel Chefkommentator

Nach 15 Jahren ist Bundeskanzlerin Angela Merkel beliebt wie nie. Wenn etwas in Deutschland, Europa oder der Welt entschieden werden muss, wendet man sich an sie. Ihr angeborener Machtinstinkt ist ungebrochen.

Fünfzehn Jahre Bundeskanzlerin. Im Kanzleramt seit dem 22. November 2005 und immer noch unbestritten die Person, zu der man geht, wenn in Deutschland, Europa oder der Weltpolitik etwas entschieden werden soll. Das schafft nur jemand mit angeborenem Machtinstinkt und angeborener Fähigkeit, ihn zu verhehlen, wenn es darauf ankommt.

24 Stunden vor ihrem Regierungsjubiläum hat Angela Merkel (CDU) auf der G-20-Videokonferenz die vertragsbasierte solidarischere Weltordnung verteidigt, diesmal beim Thema weltweite Impfstoffverteilung. Donald Trump, nach 2016 von manchen schon als Apotheose der Zukunft dargestellt – so sieht sie aus, die internationale Großmachtpolitik von morgen, das ist ihr Gesicht –, hat sich nach seiner G-20-Rede zum Golfplatz verabschiedet.

Er gilt auf der Weltbühne nichts mehr, nach nur vier Jahren. Er hat noch einmal gewaltig Stimmen hinzugewonnen, aber die Demokratische Partei hat noch mehr mobilisiert. In seinem Land, den USA, hat Merkel im Lager der Wahlsiegerin, der Demokratischen Partei, eine ähnlich große politisch-moralische Position erobert wie früher amerikanische Präsidenten unter großen Teilen der CDU-Wählerschaft. Sie gilt dort als Anwältin der wissenschaftlichen und politischen Besonnenheit, die jenseits des Ozeans die Front hielt, als die Fackel in den USA zu verlöschen drohte.

Eine Deutsche als Antlitz des Westens in seiner philosophisch-politischen Definition, als einzige für Amerika verbliebene Hoffnungsträgerin – das muss ihr erst einmal jemand nachmachen. Von ferne betrachtet ist Trump ein Beweis dafür, dass symmetrische Mobilisierung zu Gräben und Chaos führt, Merkels asymmetrische Demobilisierung hingegen, die zeitige Vereinnahmung aller Positionen des politischen Gegners links der Mitte, zu Einheit und Konsens.

Merkels Erbe

In Deutschland ist das Bild natürlich nicht so idealisierend wie bei Joe Bidens Wählerschaft, wen wundert es. Die EU schon halb gespalten, die CDU auf dem Weg dorthin; die frühere DDR, Merkels Herkunftsgebiet, ein Nährboden für Populismus, die Wirtschaft voller Strukturprobleme, die Infrastruktur ein Graus, die Anti-Corona-Politik ein Spiegel der Machtversessenheit, die innere Sicherheit seit 2015 aufs Spiel gesetzt – so deutet es sich eine nicht eben kleine Minderheit rechts der Mitte aus, im Dunstkreis der AfD, aber auch in den Reihen der CDU.

Links der Mitte hat Merkel sich fast uneingeschränkten Respekt verschafft. Die monatlichen Umfragen des Deutschlandtrends sind ein Indiz dafür. In der Novemberumfrage halten selbst 57 Prozent der Linkspartei-Anhänger die wirtschaftliche Lage für gut oder sehr gut, und 58 Prozent der Anhänger dieser Partei sind mit der Arbeit der Bundesregierung zufrieden oder sehr zufrieden (im September waren es sogar 70 Prozent). Das sah zum Ende der Regierungszeit von Merkels Amtsvorgänger Gerhard Schröder (SPD) etwas anders aus.

Die Flüchtlingskrise

Deutschland hat keine Queen, aber es braucht auch keine, denn es hat ja Merkel. So lässt sich das unbestimmt greifbare Empfinden von Wählerschichten umreißen, die vor dem 22. November 2005 nicht im Traum daran gedacht hätten, CDU zu wählen. Ja, es gab 2015, in diesem Wendejahr, einen deutschen Flüchtlingsstolz. Ja, es gab die Freude daran, dass erstmals seit der Nazizeit Menschen zu uns flohen, statt vor uns zu fliehen.

Ja, das hatte mit Merkel etwas zu tun, und nein, dieses Gefühl ist nicht wie ein Morgendunst verschwunden, es wird im Moment nur nicht so deutlich artikuliert wie in den Wochen nach dem 4. September 2015. Die bange Erwartung, ob man sich getäuscht habe, liegt links der Mitte in der Luft, die stille Hoffnung, es möge so kommen wie in den 50er-Jahren, als die Vertriebenen den Status einer „Flüchtlingsplage“ verloren, ebenso.

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