Aller au contenu principal

Les promesses n’engagent que ceux qui… Apostasie… à présent, la proportionnelle.

Qui a dit : « Les promesses n’engagent que ceux qui les écoutent » ?

Réponse : Henri Queuille. 

On a attribué la paternité de cette phrase à plusieurs hommes politiques :

Jacques Chirac, Charles Pasqua, etc. Mais, rendons à César ce qui lui appartient : nous la devons à Henri Queuille, un pilier de la IIIe puis de la IVe République, qui fut… plus de trente fois ministre dans les années 1920 et 1930 et président du conseil après la guerre.

Cet élu de Corrèze – surnommé affectueusement « le petit père Queuille »– incarna le radical-socialisme et une certaine conception de la politique faite de bonhomie et d’un certain cynisme dont témoigne sa formule la plus célèbre, passée à la postérité, et souvent reprise – et appliquée à la lettre ! – par nombre d’hommes politiques après lui…

Et dans le nouveau monde on ne compte plus les annonces, engagements, promesses qui ont leur intérêt le temps d’étonner et d’être reprises par les medias…et qui finissent au cimetière de la démocratie trompée et méprisée.

Le gouvernement en passe d’enterrer la mise en place de la proportionnelle

par Simon Le Baron publié le 18 janvier 2021

INFO FRANCE INTER-

C’était une promesse de campagne d’Emmanuel Macron, censée redonner un peu d’air à la vie démocratique. Mais sauf improbable retournement de situation, l’introduction d’une dose de proportionnelle à l’Assemblée nationale ne se fera pas avant la fin du quinquennat.

Le sujet avait été remis sur la table il y a quelques semaines par plusieurs proches du président de la République, au premier rang desquels François Bayrou, le président du Modem. Mais aujourd’hui, l’avis est très largement partagé au sommet de l’État : entre la gestion de la crise sanitaire et les priorités affichées par Emmanuel Macron pour la fin de son mandat (plan de relance, lutte contre le séparatisme, « Beauvau de la sécurité », mesures en faveur de l’égalité des chances, référendum climat), il est impossible de mener en plus la réforme de la proportionnelle.  

Une réforme « plombée »

« C’est plombé », constate un conseiller haut placé, qui ne voit pas l’opportunité de lancer un tel chantier à quelques mois des élections. « Les citoyens attendent autre chose qu’une transformation institutionnelle », tranche ce fin connaisseur des dossiers en cours. 

« Le décalage serait trop important entre l’énergie déployée et le gain politique ». 

Du côté de l’Élysée, on se contente de souligner que le chef de l’État a autre chose à penser en ce moment. Jusque dans les rangs du Modem, on sent bien qu’Emmanuel Macron a enterré le sujet. « C’est sûr que plus on se rapproche de la présidentielle, plus cela devient compliqué », regrette une cadre du parti centriste. « Et si le Président ne donne pas le signal, la réforme ne se fera pas. » 

Mise à jour du 19 01

EUROPE 1 CE MATIN

C’est maintenant une certitude, le mode de scrutin pour les prochaines élections législatives ne sera pas modifié.

C’était pourtant une promesse de campagne d’Emmanuel Macron. Il s’était engagé à faire trois réformes institutionnelles : limiter à trois dans le temps le cumul de mandat ; réduire d’un tiers le nombre de parlementaires, et instaurer la proportionnelle pour l’élection des députés. Avec ce dernier renoncement, ça fait trois promesses et trois de chute.

Pourquoi ?

Problème de temps et problème d’opportunité aussi. D’abord, le temps manque. Pour passer à la proportionnelle, il faudrait voter une loi après examen du projet par une Commission de contrôle du découpage électoral, et tout ça avant le printemps puisqu’il est interdit de toucher à un mode électoral moins d’un an avant l’échéance. Ça veut dire techniquement qu’il ne reste qu’une dizaine de jours, tout au plus. Or rien n’est prêt. Et puis, comme le confie Jean Castex en petit comité, si le gouvernement sortait ce projet actuellement, il serait accusé de «hors-solisme», autrement dit de décalage.

Ce n’est pas opportun, donc. Est-ce que c’est un problème pour Emmanuel Macron ?

C’est toujours un problème de ne pas tenir ses promesses électorales, même s’il peut à bon droit accuser le Covid d’avoir fracassé son calendrier de réformes. Mais c’est sur le plan politique que le chef de l’État peut avoir des regrets. Cette proportionnelle, c’était le dada de François Bayrou et du MoDem, qui vont être déçus. C’était aussi une forme d’assurance pour l’avenir qui s’estompe. La proportionnelle c’est un moyen assez sûr de mettre en place des coalitions parlementaires. Et pour un Président qui, si il est réélu, n’a que peu de chances de retrouver une majorité parlementaire écrasante, la coalition, c’était une carte à jouer.

Et puis, c’est comme un signe noir qui frappe une nouvelle fois toute velléité de transformer la démocratie. Dans une France qui se sent trop souvent mal représentée, mal défendue, la proportionnelle, c’était l’assurance d’une plus grande diversité. Le Grand débat n’a pas produit grand-chose ; la Convention citoyenne est partie en vrille sur une vision doctrinaire du climat ; un comité Théodule sans aucune légitimité ni pouvoir a été chargé de suivre la vaccination. Décidément, nouer le dialogue en direct avec le peuple ou avec ses vrais représentants, c’est compliqué.

LE LIEN:

3 réponses »

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.

%d blogueurs aiment cette page :