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Notre République est-elle menacée ou obsolète ? Avec Pierre VERMEREN

Les valeurs qui avaient permis l’enracinement du régime républicain, et leur lent effritement

Dans une œuvre magistrale qui retrace 150 ans d’histoire politique, sociale et culturelle française, «On a cassé la République» (Tallandier), l’historien décrit les valeurs qui avaient permis l’enracinement du régime républicain et leur lent effritement. Servi par un style limpide et vivant, il éclaire avec brio les questions de notre présent.

Nous avions déjà publié :

https://metahodos.fr/2020/09/09/on-a-casse-la-republique-commemorer-150-ans-dhistoire-de-la-nation/

Pierre Vermeren, normalien et agrégé d’histoire, professeur d’histoire contemporaine à l’université Paris-1, est l’auteur de nombreux livres salués par la critique. Son nouvel ouvrage, «On a cassé la République – 150 ans d’histoire de la nation» (Tallandier, 320 p.)

Notre République est-elle menacée ou obsolète ?

Depuis 1870, la République gouverne le peuple français. Si les Français ont largement adhéré à ce régime, c’est qu’il a contribué à leur bien-être, et surtout a permis aux plus modestes de s’élever par le travail et l’école. Pourtant, aujourd’hui, nos concitoyens s’interrogent sur les impasses de notre démocratie, les manquements face aux nouvelles inégalités et l’affaiblissement de leur État. Notre République est-elle menacée ou obsolète ?

Pierre Vermeren revient de manière concrète sur la fabrique du républicanisme à la française. Il décrit les mécanismes et les conjonctures qui, depuis quelques décennies, ont conduit nombre de nos compatriotes à devenir méfiants envers leurs élites. Cent cinquante ans après la proclamation définitive de la République, il en retrace les constructions, les ambitions et les failles, nous questionnant au passage, en ce moment dont nous pressentons qu’il est un tournant, sur la démocratie que nous voulons pour construire l’avenir.

Pierre Vermeren: «Les élites de la République de 1900 se sentaient une responsabilité sociale, aujourd’hui elles font sécession»

Guillaume Perrault – 27 septembre 2020 – Le Figaro

Votre livre raconte les fondements du «républicanisme à la française». Qu’est-ce que c’est au juste?

Pierre VERMEREN.- Le discours aujourd’hui dominant psychologise et moralise la République et la citoyenneté. Or en 1870, les pères fondateurs de la République ont établi l’impérative nécessité de venger l’humiliation de la France face à l’Allemagne, tout en affirmant leur volonté d’édifier une république politiquement égalitaire, fidèle aux grands principes de 1789. Pour parvenir à ces fins, ils ont réformé la nation. D’abord, en unifiant les Français par leurs institutions: l’école obligatoire, l’armée de conscription, le régime communal, et la loi votée au Parlement. Puis en forgeant une élite nationale conforme aux articles 1 et 6 de la Déclaration des droits de l’homme et du Citoyen: l’instruction pour tous, l’excellence pour les meilleurs.

Face à l’Allemagne, ils ont mobilisé le peuple par un nationalisme intellectuel de combat, et bâti une armée aussi puissante que la sienne (malgré notre déclin démographique relatif). Enfin, la République exercerait toute la force nécessaire face à ses ennemis réels ou supposés, qu’ils soient d’extrême-gauche, monarchistes, catholiques ou étrangers.

On apprend, en vous lisant, que, sous la IIIe République, jusqu’en 1905, «un instituteur a le même salaire (donc le même grade administratif) qu’un capitaine, un professeur, qu’un colonel, et un professeur des universités, qu’un général.» C’est surprenant! Comment l’expliquer?

La République repose sur deux armées (voire trois jusqu’en 1905, car le clergé était la troisième «armée» publique). La première, c’est l’armée au sens strict, seul espoir de vaincre l’Allemagne pour récupérer l’Alsace-Lorraine, objectif de la guerre à venir. Il faut pour cela forger une armée gigantesque de 3,8 millions d’hommes immédiatement mobilisables, à parité avec l’Empire allemand. Cette armée de conscription citoyenne, avec ses trois années de service militaire actif à partir de 1913 et ses réservistes, est encadrée par des officiers de haut niveau scientifique et intellectuel.

Les 80 000 « hussards noirs  » (Péguy) ou instituteurs, l’autre élite de la nation, reçoivent une formation intellectuelle, politique et morale de haute tenue.

Pour les républicains, il n’y a pas de différence de ce point de vue avec la deuxième «armée», l’Instruction publique. Les 80 000 «hussards noirs» (Péguy) ou instituteurs, l’autre élite de la nation, reçoivent une formation intellectuelle, politique et morale de haute tenue. Quant aux professeurs de lycée et des Universités, en charge des 2% de bacheliers d’une classe d’âge en 1914, ils cultivent l’élite la nation.

Ce qui devrait nous surprendre aujourd’hui, c’est la déchéance qui frappe ces deux «armées»: la première est affaiblie par la diminution de ses moyens ; la deuxième par la formation défaillante et le déclassement socioéconomique de ses membres.

Pendant la Belle Époque, déchristianisation et laïcisation «n’ont pas fait régresser le catholicisme en tant que système normatif et cadre de référence de la vie des Français», écrivez-vous. N’est-ce pas un paradoxe?

C’est un paradoxe apparent du XIXe siècle, grand siècle pour le catholicisme français. La déchristianisation volontariste conduite de 1793 à 1801 a cessé avec le concordat de Bonaparte (1801-1905). Au fil du XIXe siècle, après que 40% de son patrimoine fût détruit et son clergé anéanti, l’Eglise a reconstruit ses positions. Puis elle est passée de la reconstruction du bâti à la reconquête du peuple, de l’école, des élites et du pays, et à une phase missionnaire mondiale.

Les 80 000 « hussards noirs  » (Péguy) ou instituteurs, l’autre élite de la nation, reçoivent une formation intellectuelle, politique et morale de haute tenue.

La France compte davantage de prêtres et de religieux en 1880 que sous Louis XVI. Et les trois quarts des missionnaires catholiques dans le monde sont français! Il n’y a pas que la République coloniale qui soit universaliste.

À la fin du XIXe siècle, 95% des Français sont baptisés, et l’Église scolarise davantage d’enfants que la République. Si, à Paris et chez les ouvriers, l’irréligion progresse, la puissance de l’Eglise fait enrager les Républicains. Ils sont majoritaires dans les Chambres et le gouvernement – dont les catholiques sont exclus – et refusent le vote des femmes jugées favorables aux prêtres. Cela les pousse à imposer non pas une déchristianisation – le rapport de force l’interdit – mais une laïcisation de combat, radicale entre 1902 et 1905. C’est parce que l’Eglise influence encore beaucoup la société qu’il faut l’expulser de l’État républicain.

Une grande différence entre hier et aujourd’hui, jugez-vous, est que les classes aisées, qui vivaient au contact quotidien du peuple, ne faisaient pas sécession. N’est-ce pas une analyse surprenante compte tenu de la distance énorme qui séparait alors les classes sociales aisées et les classes populaires?

Cette distance est identique aujourd’hui, voire s’est aggravée culturellement. Surtout, les classes aisées se sentaient investies de la mission d’éduquer le peuple. Qu’ils soient catholiques ou républicains, bourgeois, médecins ou intellectuels, les héritiers des Lumières veulent arracher le peuple à ses maux (obscurantisme, alcoolisme, violence etc.), l’éduquer (lui inculquer le français), le policer (diffuser les «bonnes manières»), le civiliser au sens propre (qu’il soit bougnat, breton ou kabyle). Rien de tel de nos jours. La sécession physique s’est ajoutée à la coupure sociale. Au XIXe siècle, campagnes et petites villes rassemblaient toutes les classes sociales: relisons Proust ou Maupassant.

La société était très inégalitaire, mais bourgeois et notables vivaient au milieu du peuple. Ils en partageaient les activités économiques, la religion, la langue, les loisirs parfois. Près d’un million de domestiques vivaient en outre chez leurs maîtres. À Paris et dans les grandes villes, les classes sociales vivaient à proximité ou dans l’immeuble haussmannien. Les élites sociales représentaient alors 2 à 3% des Français.

30 à 35 millions de Français invisibles sont passés à la trappe : c’est la grande leçon des gilets jaunes Acte I.

Aujourd’hui, les cadres constituent un salarié sur cinq et plus du tiers des indépendants. Le haut de la classe moyenne, la bourgeoisie et leurs retraités, ce sont 12 à 15 millions de Français, regroupés dans des communes ou régions: l’Ouest parisien, les métropoles, dont la spéculation et l’économie ont chassé les classes populaires vers la France périphérique. L’immigration récente, en logement social et parfois insalubre, les y a remplacés: ce sont les fameux «quartiers populaires» évoqués par la presse. Mais 30 à 35 millions de Français invisibles sont passés à la trappe: c’est la grande leçon des gilets jaunes Acte I.

Passons aux Trente Glorieuses. Un des traits des années 60, expliquez-vous, c’est le «passage à gauche» d’une partie importante du clergé et des fidèles. Comment l’expliquer?

Au XIXe siècle, l’Eglise de France a fait deux erreurs capitales. Horrifiée par la Terreur, elle a rejeté le modernisme et les idéologies nouvelles, optant pour des royalistes affaiblis: or les Français rallient peu à peu la République protectrice. L’Église est alors contrainte d’accepter le modernisme et de rallier la République, mais en embrassant la colonisation. Les missionnaires ont rendu un grand service à la République sans avoir voulu l’Empire. Puis au XXe siècle, l’Église, qui a retrouvé tous les Français à Verdun, embrasse pour le meilleur et pour le pire les tragédies qui balayent le pays de 1914 à 1962.

Pour les baby-boomers nés dans les années 1940 et 1950, parvenus à l’âge adulte après la guerre d’Algérie et Vatican II (1962-1965), l’Église doit expier ses fautes politiques passées, revenir au Christ, renoncer à la théologie du péché, devenir invisible, moderniste et sociale. L’inversion des valeurs est totale: les œuvres priment la foi, et les autres religions sont une voie d’accès à Dieu. L’Église institutionnelle et les jeunes catholiques basculent à gauche. En 1968, deux évêques sur trois sont «rouges». L’Église a réussi ce que la République a été impuissante à obtenir: elle s’est auto-dissoute en perdant ses fidèles.

S’agissant de la Ve République, vous jugez que tous nos dirigeants ont peu ou prou adopté la même position favorable à l’immigration, en dépit de nuances. Peut-on synthétiser les différents facteurs qui expliquent une telle continuité?

Distinguons l’immigration européenne et algérienne de travailleurs isolés pendant les Trente Glorieuses, et l’immigration afro-asiatique familiale post-1979.

Dans les années 60, l’Église institutionnelle et les jeunes catholiques basculent à gauche.

En l’absence de débat parlementaire et démocratique approfondi sur ces questions, et du fait de l’unanimisme des élites politiques -le PCF et les syndicats rejoignent le consensus sous François Mitterrand- personne n’a mesuré les conséquences à long terme de cette mutation. Pourquoi en fut-il ainsi?

La première raison est géopolitique: après 75 ans de stagnation démographique (1870-1945) qui ont conduit au désastre de 1940, les élites françaises veulent accroître la population par la politique familiale et par l’immigration. Il s’agit de rattraper l’Allemagne. La deuxième est économique: le patronat français a un besoin constant de main d’œuvre nouvelle pour peser sur les salaires, affaiblir le syndicalisme révolutionnaire, et élargir le nombre de consommateurs: plus la natalité baisse, plus il faut en importer. La troisième est sociologique: le système politique et éducatif français promeut l’ascension sociale pour tous. Malgré les ratés de ce modèle, sur fond de destruction de l’économie productive depuis les années 1970, les jeunes Français -y compris ceux issus de l’immigration- refusent les emplois déqualifiés et mal payés de leurs parents: aux yeux des élites du pays, de nouveaux immigrants dociles sont donc nécessaires

Parlons du présent. Vous êtes très sévère envers la décentralisation. N’était-il pas inévitable, et même souhaitable, de supprimer la tutelle des préfets sur les maires?

Si la décentralisation a brisé la marche jacobine engagée depuis des siècles, elle n’a pas fait l’objet de grands débats d’opinion. Elle a été imposée par les partis et les élus soucieux de leurs carrières et de leur pouvoir. Ce tournant a répondu à sa manière aux pressions anti-autoritaires des années 1970. Mais dans notre pays latin, la liberté retrouvée des exécutifs locaux (notamment les maires) les a exposés à l’affairisme, aux pressions diverses et à la corruption. Résultat, en quarante ans, la France a bâti et bétoné l’équivalent de 4 départements, soit 4 fois plus que durant le millénaire précédent.

Jamais les services de l’Etat n’auraient autant bétonné que les maires l’ont fait depuis la décentralisation.

Plus la France s’est désindustrialisée et plus l’agriculture a perdu ses emplois, plus le secteur des grands équipements, de la grande distribution et de l’urbanisme ont grossi. On a déménagé les citadins et leurs activités vers d’immenses banlieues, créant la «France moche» et les métropoles, ruinant au passage les centres des petites villes petites. On en mesure les dégâts esthétiques, écologiques, énergétiques et sociaux avec les crises qui s’enchaînent: banlieues, gilets jaunes et écologie. Les services de l’Etat n’auraient jamais installé ce chaos.

Vous critiquez vivement le pantouflage de membres de grands corps de l’État partis, après un bref passage en cabinet ministériel, diriger des grandes entreprises, tout en demeurant membre de leur corps d’origine. Mais est-ce si nouveau? Voilà un siècle, il y avait déjà des Inspecteurs des Finances qui partaient dans la banque…

Il y a plusieurs nouveautés. Jusqu’en 1974, en dehors de la guerre, la France ne s’endettait pas: depuis, l’endettement est sans fin. Les inspecteurs des finances n’étaient donc pas exposés au risque d’appauvrir l’Etat pour le bénéfice de leurs futures ou anciennes banques. En fait, tout est neuf en ce domaine: la facilité avec laquelle de hauts fonctionnaires passent du service de l’État à celui des intérêts privés, les allers-retours et la porosité entre ces deux mondes, la constitution de fortunes privées à l’abri d’un statut public, l’accumulation des retraites chapeaux.

La financiarisation de l’économie a poussé nombre de hauts fonctionnaires à oublier l’économie nationale, la production et l’industrie au profit de combinaisons financières incessantes. Il en résulte une économie française endettée, désindustrialisée et sans croissance, hormis celle de la dette. Députés et sénateurs ont identifié les effets pervers du pantouflage faute d’instance de contrôle sérieuse: mais le Conseil d’Etat les a constamment éconduits. Sous la IIIe République, une loi aurait réglé la question en six mois.

Vous brocardez les consultants adeptes de la mondialisation qui, tout en envisageant de s’installer à Londres ou aux États-Unis, «prodiguent à grands frais leurs conseils à des administrations françaises accusées d’inefficience, de lourdeur et de gabegie.» Et alors? S’inspirer des méthodes du privé serait-il blâmable par principe?

Certainement pas: la carence de gestion des ressources humaines à l’Education nationale le prouve par l’absurde! Mais la libéralisation des services publics voulue par nos dirigeants -qui l’ont faite endosser à l’Europe- a conduit à des situations ubuesques. Les historiens démêleront l’écheveau des responsabilités qui ont conduit à la destruction des grands services publics à la française qui fonctionnaient bien et à coût réduit. Certes, France Télécom, devenue Orange, a affronté une révolution technologique exceptionnelle: mais les drames qui ont fait condamner ses dirigeants n’étaient-ils pas évitables?

La financiarisation de l’économie a poussé nombre de hauts fonctionnaires à oublier l’économie nationale, la production et l’industrie.

Pourquoi La Poste peine-t-elle aujourd’hui à distribuer des paquets? Pourquoi, en période écologique, a-t-on sacrifié le fret maritime, le fret ferroviaire et l’entretien des canaux? Pourquoi la SNCF endettée parvient si mal à faire fonctionner à l’heure trains de banlieue et RER? On peine à croire qu’il ait fallu tant de consultants, de chasseurs de coûts, de cabinets d’audit et de conseil pour arriver ces résultats. Au nom de «l’inefficience» des services publics, on a renoncé à mailler le territoire, à employer des gens devenus assistés sociaux, et à entretenir le regretté lien social.

Nous sommes passés de «avoir un métier» à «avoir un emploi», déplorez-vous. Quelle est la différence?

Celle entre le travail qualifié, la noblesse du métier longuement appris et dont on est devenu maître, et le boulot interchangeable, le «job» jetable. La «modernité» dans laquelle nous nous sommes précipité depuis 40 ans a été une immense entreprise de déqualification des métiers manuels et intellectuels. D’où l’adage: «Chacun va avoir 4 ou 5 métiers dans sa vie».

Pourquoi La Poste peine-t-elle aujourd’hui à distribuer des paquets ? Pourquoi, en période écologique, a-t-on sacrifié le fret maritime, le fret ferroviaire et l’entretien des canaux ?

Il fallait des années -voire une vie- pour faire un bon plâtrier ou un cuisinier: il faut maintenant quelques semaines. Cela a des conséquences.

Le seul plat cuisiné français sera bientôt le burger, et dans le bâtiment, les fuites d’eau calamiteuses après l’inauguration des Archives de France ou de la nouvelle Cité Judiciaire attestent les ravages de la malfaçon. Les sociétés d’intermittence et les sous-traitants envoient qui ils peuvent. L’apothéose est atteinte avec l’ubérisation et le portage à vélo: c’est le retour de l’esclavage moderne au cœur des métropoles mondialisées.

La «partition sociale et territoriale» que connaît la France «n’était nullement obligatoire: des pays comme le Japon ou l’Allemagne ont fait des choix différents en préservant leur modèle industriel et productif, et donc ses effets de mixité sociale», jugez-vous. Pour s’en tenir à l’Allemagne, comment nos voisins ont-ils obtenu ce résultat enviable?

C’est une question redoutable, car 75 ans après la guerre, l’Allemagne a pris une revanche éclatante. Notre économie et le continent sont dans ses mains: notre pouvoir de nuisance nous protège, car si la zone euro éclate, l’Allemagne y perd aussi des plumes. C’est la raison pour laquelle elle accepte que l’on aggrave nos dettes. Nos élites ont construit un mécanisme institutionnel dans l’espoir que la France dirige l’Europe quand les Allemands ont modernisé et forgé leur industrie pour la mondialisation.

À la fin, ils dirigent l’Europe ; ils ont des robots, et nous des chômeurs. L’Allemagne rivalise avec la Chine à l’exportation, et nous avons un déficit commercial avec l’Italie! Cette tragédie vient de loin. Mais nous avons un problème avec le réel. Les Français étaient d’excellents soldats et administrateurs, ce qui a permis jadis de conquérir l’Europe ou de bâtir un empire colonial. Mais aujourd’hui, dans l’impitoyable mondialisation libérale, nos talents semblent inutiles. Le retour des tempêtes nous sera-t-il favorable? Peut-être. Mais à la condition de recouvrer notre autonomie productive et énergétique.

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