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« Les élites françaises face à la vaccination: crash total, morgue intacte », avec Roland GORI et Frédéric PIERRU

Roland Gori et Frédéric Pierru se penchent sur le fiasco de la vaccination, symptôme de la destruction de l’État social.

Roland Gori, professeur émérite de psychopathologie, Université d’Aix-Marseille et auteur de Et si l’effondrement avait déjà eu lieu ? Les Liens qui libèrent, 2020.

Nous avons déjà publié à propos de R. Gori à deux reprises:

https://metahodos.fr/2020/11/17/roland-gori-la-fabrique-des-imposteurs-cogito-ergo-sum/

https://metahodos.fr/2020/09/16/lire-roland-gori-la-dignite-de-penser-et-la-fabrique-des-imposteurs/

Frédéric Pierru, politiste et sociologue, chercheur au CNRS, CERAPS et CNAM, a dirigé récemment avec André Grimaldi, Santé : Urgence Odile Jacob, 2020.

TRIBUNE  (extraits)

« Les élites françaises face à la vaccination : crash total, morgue intacte »

25/01/2021 MARIANNE (les parties en gras sont de la rédaction de Metahodos)

Les débuts poussifs de la campagne de vaccination contre le Covid-19 ont jeté une lumière crue sur les défaillances d’un État pourtant réputé au plan international pour être « fort » et centralisé. Notre jacobinisme national a subi de profondes blessures narcissiques avec les chiffres de vaccination affichés par nos alliés, y compris les États-Unis, État fédéral réputé sous-développé sur le plan sanitaire.

Non seulement la France est le seul pays avancé qui n’a pas développé son vaccin, Sanofi ayant sacrifié ses effectifs de chercheurs pour mieux rémunérer ses actionnaires mais, de surcroît, la mise en œuvre de la campagne de santé publique à l’aide des vaccins de Pfizer et, secondairement, de Moderna, montre que nos élites se leurrent sur leur efficacité. Rappelons qu’à la suite du premier conflit mondial, et face à la découverte de l’état de santé déplorable de nos Poilus, la France, minée qu’elle était par des fléaux comme la tuberculose, a dû faire appel aux conseils et à la logistique de la Fondation Rockfeller pour pallier les défaillances de l’administration sanitaire.

Plus d’un siècle plus tard, l’histoire semble bégayer. Non seulement nous dépendons de Pfizer pour les vaccins, dont on apprend que ne pouvant tenir ses engagements il diminue les quantités livrées tout en en augmentant de fait le prix puisque le laboratoire facture désormais six doses pour un flacon jusque-là vendu sur la base de cinq. Le tour de passe-passe est du point de vue commercial assez génial, le laboratoire s’exonère de ses défaillances dans ses livraisons tout en amplifiant sa marge. La logistique de la campagne de vaccination contre le Covid étant supervisée par le cabinet McKinsey, il y a fort à parier que celui-ci appréciera le sens des affaires du laboratoire Pfizer ! Il reviendra aux élites le soin de se lamenter et de déplorer le Deep State, « l’État profond » selon l’expression désormais consacrée.

La machine administrative serait donc dans l’incapacité de répondre aux ordres et aux besoins d’un pouvoir politique empressé de la doubler par des Agences dont le principal atout sera d’en liquider les fonctionnaires inadaptés aux lueurs de l’époque. Il appartient, dès lors, au président Macron de tancer son ministre de la Santé de conduire une campagne de vaccination comme une « promenade en famille ». « Paroles, paroles« , chantait naguère Dalida. Les Français apprécieront, ils auront les sites sans les vaccins, l’ivresse des mots sans le flacon des actes ! »Le sous-développement de la santé publique française vient du pouvoir de veto des notables de la IIIe République »

Aussi bien, l’Exécutif, dirigé par un éminent représentant de Bercy, a fort mauvaise grâce de se défausser sur les « agents de l’administration », en l’occurrence ceux des ARS.

Les uniques responsables sont les acteurs politiques qui se sont succédé depuis le début du XXIème siècle. Les décideurs politiques se servent de la crise non seulement pour se dédouaner de leurs écrasantes responsabilités mais aussi pour préparer de futures coupes dans l’administration. Il en résultera un État encore plus impuissant, avec, à sa tête, des acteurs qui imaginent compenser cette impuissance par la « magie » du verbe hautain et de la communication infantilisante, laquelle montre, jour après jour, ses tragiques limites.

1 réponse »

  1. Bonjour, Thierry,Il ne me semble pas que le vaccin soit l’ultime recours face à une situation dite catastrophique. D’une part, ce virus n’apparait pas si dangereux (létalité de 3 pour mille malades) mais seulement propice à développer de la peur populaire et sociale qui a la particularité de s’amplifier avec sa circulation, son agitation. C’est une particularité de l’invisible… D’autre part, nous ne parlons plus des méthodes de soin qui sauvent tous les jours un nombre considérable de personne, ce petit peu des 3 pour milles des malades.Alors pourquoi ne parlons nous plus de l’Artémisia, du Ravinsara, de l’hydroxichloroquine, de l’Ivermectine, de la Colchicine, de l’azitromicine et autres macrolites, du zinc, des vitamines C et D3 ? N’y en a-t-il plus sur la planète ? Peut être ?…Bien amicalementJean-Marc

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