Aller au contenu principal

Convention climat: Note de 3,3 sur 10 – Les modes Représentatifs, Participatifs et Directs forment la Démocratie Véritable.

Pour une démocratie vivante, continue, VERITABLE:

Les modalités participatives et directes de la démocratie doivent compléter – et non concurrencer – les modalités représentatives

Le spécialiste en communication Antoine Denry relève, dans une tribune au « Monde » [ 1 ] , que le recours aux conventions citoyennes est un outil de communication politique utilisé par les pouvoirs publics pour pallier un problème institutionnel.

« …les comités de citoyens tirés au sort qui émergent dans son sillage peuvent-ils remédier à la crise démocratique que nous vivons ?

Ne remettent-ils pas en cause le principe même du suffrage universel et ne traduisent-ils pas un mépris des élus susceptible d’aggraver encore la crise démocratique ? » interroge – t- il.

Metahodos a régulièrement traité de ce sujet. Notre conviction, fondée sur les principes démocratiques et forgée sur les expérience conduites en local ou national:

Les modalités participatives ou directes d’expression et d’action démocratiques doivent être développées et venir compléter les aspects représentatifs #. La mise en œuvre ne doit pas être à la seule main de l’exécutif – les élus/le législatif doit y prendre sa part, la sincérité et la transparence doivent par ailleurs prévaloir.

# ( eux mêmes à améliorer substantiellement, notamment, par le respects des différents pouvoirs, la mise en œuvre de bonnes pratiques, la reformes des modalités de vote, la réhabilitation des la fonction politique – et administrative…)

Nous vous présentons également le texte de France 2 [ 2 ] relatif à la notation par les membres de la Convention citoyenne pour le climat de la prise en compte de leurs propositions. Ils ont attribué, dimanche 28 février, la très mauvaise note de 3,3/10 au gouvernement.

[ 1 ] Tribune

« La participation citoyenne peut nourrir la délibération démocratique, mais elle ne peut en aucun cas s’y substituer »

Par Antoine Denry Le Monde

Renforcer le rôle du Conseil économique, social et environnemental (CESE) est l’un des grands projets du mandat d’Emmanuel Macron, afin de promouvoir des formes de démocratie participative et de répondre ainsi à la défiance croissante qui vise les pouvoirs publics.

En ce sens, les comités de citoyens tirés au sort qui émergent dans son sillage peuvent-ils remédier à la crise démocratique que nous vivons ? Ne remettent-ils pas en cause le principe même du suffrage universel et ne traduisent-ils pas un mépris des élus susceptible d’aggraver encore la crise démocratique ?

Vif succès

A la suite de la crise des « gilets jaunes » le grand débat national avait rencontré un vif succès ; une loi organique a donc été adoptée le 15 décembre 2020 pour prolonger ce grand élan. Elle consacre le principe de citoyens tirés au sort pour travailler avec le CESE et porter la voix de la société civile, entre le Parlement et l’exécutif.

Avec la convention citoyenne pour le climat, cette ambition de rafraîchissement démocratique avait trouvé un premier débouché. Avec le comité sur la vaccination et ses trente-cinq citoyens tirés au sort, il s’agit de pérenniser cet exercice et de faire du CESE la chambre des conventions citoyennes nationales.

Avec le projet de loi climat, «on n’a pas une approche ayatolliste mais on veut faire bouger les lignes», a souligné mardi 2 mars le premier ministre Jean Castex devant les députés LREM, selon des sources parlementaires.

«Nous sommes dans la bonne méthode, le bon contenu (…). On n’a pas une approche ayatolliste mais on veut faire bouger les lignes. On n’est pas dans le camp du conservatisme», a indiqué le premier ministre lors de la réunion du groupe LREM, selon des propos rapportés. Le texte, présenté comme l’un des derniers projets de loi phares du quinquennat, va être examiné en commission spéciale à partir du 8 mars, puis dans l’hémicycle à compter du 29 mars. Il comprend une batterie de mesures sur les transports, le logement, l’alimentation et la consommation.

Dimanche, la Convention citoyenne pour le climat (CCC), dont les travaux ont pourtant inspiré le projet de loi, a très sévèrement noté la mise en œuvre de ses propositions par le gouvernement, avec des moyennes de 2,5/10 et 3,3/10. Auditionnée lundi, la ministre de la Transition écologique Barbara Pompili a assuré qu’il n’y avait «aucune baisse d’ambition» : «s’il y a eu des bougés par rapport à ce que voulait la Convention citoyenne, ce n’est certainement pas pour en changer l’esprit mais pour faire en sorte qu’on puisse le mettre en œuvre de la manière la plus efficace possible».

Dans la majorité, Valérie Petit (Agir Ensemble) a ironisé mardi sur les notes de la Convention : «je me suis sentie revenir en CE2». Elle insiste sur le «dispositif global» depuis le début du quinquennat avec «plusieurs lois», dont celle sur l’économie circulaire et la lutte contre le gaspillage. Dans l’opposition, le socialiste Guillaume Garot a critiqué un «projet de loi qui sonne creux». Le groupe PS promet «plus de 300 amendements» pour défendre des «propositions concrètes» comme «l’interdiction de la publicité pour les produits les plus gras et les plus sucrés» .

«Sur la question de la rénovation énergétique des logements, nous ne sommes pas du tout au niveau des investissements nécessaires», a abondé le communiste Pierre Dharréville. À droite, le chef de file du groupe LR Damien Abad a dénoncé «le concours Lépine dans la majorité pour déposer l’amendement le plus écolo», en plaidant pour «une écologie de droite, davantage fondée sur les bonus que sur les malus».

Les citoyens de la Convention citoyenne pour le climat ont sèchement noté, dimanche, la traduction par l’exécutif de leurs propositions.

La Convention citoyenne pour le climat, chargée par Emmanuel Macron de proposer des mesures de réduction des émissions de gaz à effet de serre, s’est achevée dimanche 28 février en décernant une mauvais note à l’exécutif, une moyenne de 2,5 sur 10 seulement sur cette question. « Une partie des citoyens sont dans une démarche politique que l’on peut comprendre », a réagi mardi 2 mars sur franceinfo Barbara Pompili, ministre de la Transition écologique. « Ils ont maintenant saisi l’urgence à agir et ils votent plus sur l’urgence que sur les mesures mêmes », estime la ministre.

« Sur les systèmes de notation je fais attention parce que c’est un système qui avait pas mal de biais. On a des citoyens qui ont décidé de mettre zéro à tout. À partir du moment où vous avez des gens qui mettent zéro à tout forcément ça biaise un peu. »

Sur l’ajout de la préservation de l’environnement à la Constitution, « cela a été retranscrit intégralement. On a pris ce que demandaient les membres de la Convention citoyenne et on l’a appliqué intégralement, on a fait le fameux sans filtre. Pour cela, on a une note de 6. Je ne sais pas comment avoir 10 », s’est interrogée Barbara Pompili.

Le travail effectué par les membres de la Convention citoyenne « porte de l’ambition, il faut plus d’ambition, ils ont raison et donc je continuerai à pousser l’exigence. Quand on a des propositions à faire, il faut qu’on exprime la nécessité d’urgence vite et loin. Quand on est au gouvernement, on n’est pas à la même place, on doit proposer des mesures qui puissent être acceptées, qui doivent emmener tout le monde ».

[ 2 ] ARTICLE

Convention climat : les participants très insatisfaits du gouvernement

D.Lachaud, I.Cavaletto  28/02/2021 France 2

Les membres de la Convention citoyenne pour le climat ont évalué la prise en compte de leurs propositions. Ils ont attribué, dimanche 28 février, la très mauvaise note de 3,3/10 au gouvernement.

Après des mois de concertation, les 150 citoyens de la Convention citoyenne pour le climat ont évalué la prise en compte de leurs propositions. Leurs notes ne sont pas bonnes.

  • La diminution des gaz à effet de serre reçoit ainsi la note de 2,5/10,
  • la lutte contre les effets néfastes du transport aérien celle de 2,8/10.

    Des notes à la hauteur de leur déception. Emmanuel Macron avait en effet promis de reprendre la quasi-totalité des propositions, sans filtre

    .Mesures « rabotées » « Les mesures de la Convention citoyenne ont été un peu rabotées, estime Grégoire Fraty, l’un des participants. Elles ont été modifiées, et forcément ça crée de la déception, donc les citoyens ont voulu secouer un peu le cocotier. » 

Les citoyens jugent toutefois la Convention utile à la lutte contre le changement climatique. Contacté, le ministère de la Transition écologique regrette leur déception, et a réaffirmé l’utilité de l’exercice.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.

%d blogueurs aiment cette page :