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PRÉSIDENTIELLE 2022 – Revirement, reports et hésitations sur le choix des dates.

BILLET

Le choix des dates du scrutin vire à la farce

Il n’y a pas que la question de la réforme des retraites – l’une des principales promesse du mandat – qui s’invite en vedette dans le débat de l’élection présidentielle. Fera fera pas ? Y a t il un compromis possible qui serait conforme – aux apparences du « en même temps » ?

Oui, l’autre invité au débat, c’est le choix des dates. Apres une première annonce, le Conseil des ministres ne s’est toujours pas emparé du sujet, alors qu’il aurait dû le faire le 30 juin…puis hier mercredi 7 juillet.

Les dates des 10 et 24 avril 2022, avaient été dévoilées par l’exécutif et avaient suscité de vives réactions La précipitation a décider seul des dates sans concertation politique et sans avis juridique met l’exécutif en difficulté.

Quand le président de la République va-t-il prendre la parole ?

Annoncée depuis plusieurs jours déjà et sous des formes variables, la prise de parole présidentielle censée faire le point sur les questions en instance et poser les jalons de la fin de son quinquennat – et donc des actions reportées sur un nouveau mandat – se fait attendre.

Le gouvernement – peu considéré – est suspendu à d’éventuelles nouvelles réformes, à une modification de la composition du gouvernement, aux dates de l’élection, ou encore aux mesures relatives à la 4° vague de la pandémie qui se font une nouvelle fois hésitantes (comme pour la 3° vague) …

«C’est interminable», s’exaspère un conseiller du pouvoir, cité par un journaliste avec gourmandise; ce qui semble l’exempter de l’analyse des faits. La date et le format de l’intervention devaient être fixés dimanche dernier. Le chef de l’État avait initialement pensé s’exprimer cette fin de semaine, soit après avoir consulté les partenaires sociaux et avant de recevoir les élus de sa majorité, lundi soir.  

«Tout est flottant, on se dit qu’il pourrait y avoir quelque chose, comme la réforme des retraites, et puis en fait, non. On a voulu trop tôt acter une nouvelle séquence», d’après les propos rapportes par les médias. N’est il pas légitime de s’étonner de ce manque de clarté et de transparence qui illustrent une gestion tactique, en substitution d’une gouvernance conforme à un régime démocratique ?


Ni transparence ni concertation sur une décision devenue personnelle ?

Le président sortant, non candidat déjà en campagne, aurait choisi les dates pour avoir une campagne courte. Cette cohérence purement tactique est à observer : entrer le plus tard possible dans une campagne la plus courte possible.

Le porte-parole ne sait plus comment aborder le sujet et les deux conseils des ministres qui devaient en traiter n’ont pas conduit à une quelconque décision.

Les ordres du jour et les comptes rendus du conseil des ministres n’étant pas fiables, on ne sait pas si le sujet a été traité.

Les dates choisies des 10 et 24 avril 2022 ne font pas consensus du fait d’une insertion peu réaliste dans la vie du pays. C’est le moins que l’on puisse dire.

Elles tombent assez mal, en plein durant les vacances de Pâques. Notamment pour la zone B (Caen, Nantes, Rennes…), qui démarrera ses congés le 9 avril et les terminera le 24 avril. Ce qui conduit à reprocher à l’exécutif de « vouloir détourner les Français du scrutin » , en cette période de très forte abstention.

Une autre piste devrait donc s’imposer à l’exécutif: organiser le premier tour le 24 avril et le second le 8 mai, jour férié de commémoration de la fin de la Seconde Guerre mondiale en Europe. Ce ne serait pas une première. François Mitterrand avait été élu un 8 mai.

François Mitterrand, l’autre président qui n’AIMAIT pas Les élections régionales, a été élu un 8 mai

Il avait repoussé celles ci de plusieurs années – de 1982 à 1986 – et avait également tenté de modifier les modalités de désignation pour l’échéance d’avril 1985. ( Il avait dû renoncer à cette modification suite à la mobilisation de l’opposition ).

L’élection régionale qu’il redoutait avait donné 20 des 22 régions métropolitaines l’opposition. Cela le conduira à tenyer repousser leur renouvellement de 1992, en envisageant une fusion/redécoupage des régions pour les renforcer – indiquait il – au sein de l’Europe.

Il dut finalement y renoncer, suite la réaction des présidents de région. ( À l’initiative de Charles Baur, président de la Région Picardie ).

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