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AU TEMPS DES PÉRIODIQUES. RELIRE EVANGHELIA STEAD, « SISYPHE HEUREUX. LES REVUES ARTISTIQUES ET LITTÉRAIRES… »

LES PÉRIODIQUES, OBJETS DISCRETS ET PRESQUE INVISIBLES ?

Les périodiques sont des objets discrets et presque invisibles au sein du grand récit de la littérature. E. Stead leur redonne toute leur place et montre leur rôle décisif dans l’histoire culturelle.

Voici l’article de Paul-André CLAUDEL à propos de l’ouvrage de Evanghelia Stead, Sisyphe heureux. Les revues artistiques et littéraires. Approches et figures.

Paul-André Claudel est maître de conférences (HDR) en littératures comparées à l’Université de Nantes. Ses travaux portent sur le courant de la décadence et la littérature fin-de-siècle, sur les écrivains-voyageurs en Égypte, sur l’orientalisme littéraire et artistique entre la fin du XIXe siècle et le début du XXe siècle. Il a publié en particulier Alexandrie, histoire d’un mythe (Paris, Ellipses, 2011), et, en collaboration avec Elodie Gaden, Valentine de Saint-Point. Des feux de l’avant-garde à l’appel de l’Orient (Rennes, PUR, 2019).

ARTICLE

AU TEMPS DES PÉRIODIQUES

par Paul-André Claudel , le 9 juillet 2021 La Vie Des Idées

Le poète italien Giuseppe Ungaretti (1888-1970), dont l’œuvre tout entière est hantée par le souvenir de sa jeunesse passée en Égypte, nous a laissé un témoignage émouvant sur une bibliothèque qu’il fréquentait assidûment dans ses vertes années : une bibliothèque privée, tenue par deux frères ingénieurs, Henri et Jean-Léon Thuile, dans une vaste bâtisse isolée, perdue à l’ouest de la ville d’Alexandrie.

Au premier étage de cette improbable « maison hantée », Henri et Jean-Léon « possédaient les publications les plus remarquables et les plus rares de tout le XIXe siècle et les œuvres les plus récentes, reliées avec un luxe quasi maniaque, alignées dans une immense pièce », confie Ungaretti dans son Quaderno egiziano. « Je fus souvent leur hôte. L’ivresse de ces lectures sur les tapis silencieux, accompagnées par les battements d’ailes du vent rasant les eaux, les retrouverai-je jamais ? »

Cet hommage rétrospectif à la bibliothèque des frères Thuile, perçue par le jeune homme d’alors comme un point de contact avec la modernité, n’a rien d’excessif : abonnés depuis Alexandrie aux grandes revues européennes (Revue blanche, Mercure de France, Vers et Prose, NRf…), attentifs aux moindres nouveautés venues de France, Henri et Jean-Léon Thuile furent en effet d’extraordinaires passeurs culturels.

Et s’ils jouèrent un tel rôle de « porte d’entrée » dans l’actualité littéraire pour le jeune poète italien avide de culture, c’est tout autant par la richesse de leur catalogue que par leur abonnement aux revues faisant alors autorité sur la place parisienne. Laissons à nouveau la parole à Ungaretti : « La découverte de cette Mecque du livre fut pour moi une joie que seuls pourront mesurer ceux qui, exilés de leur centre intellectuel par les circonstances, se sont habitués à le considérer comme un mirage. »

Cet hymne à la circulation des livres et des revues – des livres et des revues pouvant décider d’une vocation et changer la vie à plus de 3000 kilomètres de leur lieu d’impression – nous offre peut-être un prisme intéressant pour aborder le dernier ouvrage d’Evanghelia Stead, Sisyphe heureux. Les revues artistiques et littéraires ; l’enjeu de ce copieux volume paru en 2020 est de redonner toute leur place aux périodiques – objets fort discrets et presque invisibles au sein du grand récit de la littérature – et de montrer leur rôle décisif dans l’histoire culturelle.

Sisyphe bibliothécaire

La référence au mythe de Sisyphe affichée dans le titre n’est pas usurpée : cet ouvrage vient conclure un travail de longue haleine sur l’univers des périodiques européens, un rocher qu’Evanghelia Stead pousse avec bonheur depuis près de deux décennies dans le cadre de plusieurs entreprises collectives.

Dans la production écrite d’Evanghelia Stead, cet ouvrage s’inscrit en particulier dans le sillage de deux volumes collectifs, publiés à dix ans d’intervalle, portant déjà sur l’univers des revues : on peut le considérer comme le troisième volet d’un triptyque entamé en 2008 avec L’Europe des revues (1880-1920). Estampes, photographies, illustrations (vaste ouvrage collectif, magnifiquement illustré, réalisé en collaboration avec Hélène Védrine, poursuivi en 2018 avec L’Europe des revues II (1860-1930). Réseaux et circulations des modèles (nouveau travail de grande ampleur, également en collaboration avec Hélène Védrine, centré sur une approche « réticulaire » et transnationale des revues européennes). Ce troisième ouvrage prolonge les deux volumes antérieurs (qui cumulent à eux deux plus de 1500 pages), avec un léger pas de côté : dans ce Sisyphe heureux, Evanghelia Stead met à l’épreuve de façon plus personnelle les principes que l’on trouvait déclinés à plusieurs voix dans les précédents ouvrages collectifs.

Le périodique entre image et réseau

Le monde de la presse des deux derniers siècles constitue, depuis une vingtaine d’années, un objet d’étude en plein essor ; l’approche d’Evanghelia Stead se distingue des autres travaux sur l’univers des périodiques de deux points de vue. D’abord par son objet : son approche privilégie les revues ayant une ambition intellectuelle, artistique ou littéraire, et non pas les quotidiens généralistes ou la simple presse d’information. Ensuite, et surtout, par son angle d’attaque résolument comparatiste.

Cette approche est précieuse. Dans le champ académique français, la production périodique des deux derniers siècles est généralement abordée sous deux angles : le premier est celui d’une histoire des médias et de l’édition, dont un ouvrage comme Le siècle de la presse (1830-1939) de Christophe Charle, paru en 2009, peut donner un bon exemple. Le regard de l’historien s’attarde alors sur le développement de l’imprimerie, l’essor de l’alphabétisation, le développement du lectorat, et nouveau le poids social de cette « industrie de l’éphémère » qu’est le journalisme.

Le second point de vue est celui, plus littéraire, de certains spécialistes du XIXe ou du XXe siècle qui développent une analyse à mi-chemin entre sociologie et analyse des institutions littéraires : on songe à la monumentale Civilisation du Journal, histoire culturelle et littéraire de la presse au XIXe siècle dirigée par Dominique Kalifa, Philippe Régnier, Marie-Ève Thérenty et Alain Vaillant en 2011. Cet ouvrage qui mobilise une soixantaine de collaborateurs montre de façon éclatante les ponts qui existent en France entre le monde des écrivains et l’univers de la presse, mais également entre le fait littéraire et le fait social (l’écriture du « fait divers » étant notamment l’un des grands points d’intersection entre littérature et journalisme au XIXe siècle).

Contrairement à ces initiatives axées sur l’histoire culturelle française, qui se concentrent sur la presse d’information et ne s’aventurent guère hors du domaine francophone, Evanghelia Stead développe un regard comparatiste d’ampleur européenne, prenant pour objet les revues artistico-littéraires et leur circulation. Retenons – au risque de paraître schématiques – deux des grandes avancées que nous devons à Evanghelia Stead dans cette approche étendue.

Tout d’abord, une attention nouvelle pour la dimension visuelle et matérielle des périodiques, c’est-à-dire pour tous les aspects de leur présentation graphique et typographique, de leur histoire concrète, qui les rattachent à l’histoire de l’imprimé et de ses codes. Cet intérêt pour la matérialité des revues, jusqu’au petit « détail » cher à Daniel Arasse, paraît d’autant plus remarquable que la dimension visuelle a été longtemps absente des analyses sur les revues, traditionnellement axées sur les contenus intellectuels et sur une certaine abstraction : bien des travaux de la tradition critique française sont restés obstinément centrés sur les « idées » et sur les « hommes » plus que sur les formes et leur dialogue avec les contenus textuels. On reconnaît ici une approche développée à partir du colloque de l’INHA (2006), expérimentée également dans le domaine du livre fin-de-siècle, dans La Chair du livre. Matérialité, imaginaire et poétique du livre fin-de-siècle, publié par Evaghelia Stead en 2012.

Nul doute que l’horizon dernier de cette « histoire rapprochée » (pour citer à nouveau Daniel Arasse), attentive au grain, au fil, à la texture même des œuvres (qu’il s’agisse de livres ou de revues), serait pour Evanghelia Stead de parvenir à révéler, à travers tel ou tel exemple, un imaginaire culturel sous-jacent « en associant les formes et les supports, les contenus et les contenants aux figures qui les habitent » (p. 263-264).

Ensuite, l’intégration des revues dans un système culturel élargi, qui découle directement d’un questionnement sur le point de vue le plus pertinent face à un périodique : quel est le meilleur niveau d’analyse pour saisir l’identité complexe d’une revue, dans sa dispersion matérielle, son hybridité thématique, parfois sa très longue durée ? Comment s’y prendre, par exemple, face à un objet tel que le Mercure de France, publié de 1890 à 1965, qui représente à lui seul une collection de dizaines de milliers de pages, rassemblant des centaines de collaborateurs issus de dizaines de pays ? La meilleure « fenêtre » n’est certes pas le numéro isolé, ni même le titre entier, mais le système médiatique global, c’est-à-dire le réseau formé par les relations entre tel périodique et son environnement : écrivains, journalistes, artistes, rédacteurs, correcteurs, mécènes… Seule l’analyse de cette « toile » peut faire apparaître des communautés ou des fraternités (parfois entre titres très lointains), mais également révéler des jeux de concurrence et d’opposition ; seule l’approche réticulaire peut mettre en évidence les phénomènes de brassage entre les différents acteurs, et, plus encore, la porosité (voire la réversibilité) du rapport auteur/lecteur.

Risquons un exemple : lorsque, le 20 juillet 1906, la prestigieuse revue Vers et Prose de Paul Fort – qui n’est pas vendue en librairie, mais directement expédiée à ses lecteurs – publie une liste de ses abonnés, cet inventaire, riche de noms célèbres (pour l’Italie, citons par exemple Gabriele D’Annunzio, Sergio Corazzini, Giuseppe Vannicola…) nous offre une cartographie précieuse des fidèles du symbolisme en Europe, et nous montre le fonctionnement d’une « communauté » soudée par l’appartenance – parfois aussi bien en tant qu’auteur/collaborateur qu’en tant que lecteur – à une revue. On le devine : l’une des vertus de cette approche est de nous inviter à changer radicalement de regard : « ne plus penser le périodique comme un magasin (comme dans les Magasins ou les Journaux de connaissances utiles) », c’est-à-dire comme un simple réservoir d’inédits précieux, comme une mine de morceaux choisis, mais comme un « médiateur », un « messager à l’instar du dieu Mercure » (p. 259), c’est-à-dire comme un agent particulièrement actif – voire turbulent – au sein du système médiatique de chaque époque.

C’est donc une sorte de troisième volet, fidèle aux principes élaborés dans les deux volumes de L’Europe des revues, que constitue ce Sisyphe heureux. Le sous-titre du volume, « Approches et figures », annonce les deux grandes parties qui structurent l’ouvrage : méthodologie et étude de cas, ou, si l’on préfère, « théorie » et « travaux pratiques ».

Penser l’imprimé

La première, la plus importante sans doute, vise à consolider le champ d’études des revues à travers quatre chapitres de mise au point. Ces pages sont précieuses, en ce qu’elles répondent aux questions que se posent bien des chercheurs face à ces objets hybrides, et qu’elles présentent l’éventail des instruments qui sont désormais à leur disposition. Ces quatre chapitres sont introduits par un entretien avec un jeune chercheur hongrois qui se révèle particulièrement pédagogique : la forme dialogique et le procédé des questions/réponses, retravaillées par l’auteur (il s’agit de la reprise et de l’approfondissement d’une entrevue réalisée en 2014), offrent un cadre séduisant pour présenter au lecteur, sans la moindre lourdeur, les nouvelles approches au monde des revues, fondées notamment sur « l’importance de la matérialité, des liens culturels, et sur l’apport de l’analyse réticulaire » (p. 13). L’exposé qui suit, « Raisons d’une science difficile et propositions d’approche » (p. 27-48) synthétise, de façon plus structurée, les grands axes de travail proposés par Evanghelia Stead – dans la continuité théorique des deux collectifs dirigés avec Hélène Védrine en 2008 et 2018.

Evanghelia Stead fait retour sur les grandes initiatives de recherche associées à ce sujet, et dessine les perspectives qui peuvent renouveler l’étude de ce formidable matériau. Elle met par ailleurs en relation les grands projets menés sur le sujet dans les dernières années avec des entreprises analogues à l’étranger, spécialement dans le domaine anglais et nord-américain.

Les trois chapitres qui viennent compléter cette première partie permettent de rappeler certains des grands acquis des recherches d’Evanghelia Stead. Tout d’abord la remise en cause de la division binaire entre « grandes » et « petites » revues, qui a la vie dure dans la recherche sur le sujet (p. 49-67) : cette axiologie simpliste, opposant « grandes » et « petites » revues (ces dernières seules étant jugées dignes d’intérêt), n’a pas vraiment lieu d’être. Ce livre démontre au contraire que les « petites revues » – où un Remy de Gourmont plaçait, par exemple, la véritable culture littéraire de son temps – étaient loin d’être les uniques lieux d’expérimentation et de création littéraires et artistiques. Ensuite la valeur de l’image comme outil interprétatif et « porte d’entrée » dans un périodique (p. 69-102) : on reconnaît ici l’un des axes structurants du collectif co-dirigé en 2008 avec Hélène Védrine. À partir d’exemples tirés de la Revue blanche, du NIB, du Rire, ou de la très confidentielle Foire aux chimères, Evanghelia Stead plaide ici pour « une pleine intégration de l’image dans l’examen du discours critique des revues, d’autant que l’image – y compris les effets de mise en page et de typographie – agit comme le révélateur des ambiguïtés que l’unité textuelle du support tend à gommer. » (p. 102). Enfin, les influences réciproques entre d’un côté les revues et les magazines, de l’autre le livre imprimé. Le monde de la revue n’est pas un univers étanche et clos sur lui-même : il se construit en dialectique constante avec l’univers plus large de l’imprimé, notamment du livre, et s’inspire de toutes les formes environnantes d’expérimentation visuelle. Lieu de cristallisation de recherches innovantes, il est aussi un banc d’essai de solutions typographiques parfois reprises, dans un second temps, par les grands éditeurs.

Études de cas

La deuxième partie du livre, « Formes et figures », propose quelques études de revues spécifiques, analysées selon les prismes de l’image, de l’iconographie, du réseau, et de l’imaginaire. On peut les considérer comme cinq « études de terrain » (p. 127) permettant de mettre à l’essai les approches privilégiées par Evanghelia Stead. Le lecteur découvre ainsi une analyse des portraits donnés par André Rouveyre au Mercure de France (p. 129-174) dans la série des « Visages des contemporains. Portraits dessinés d’après le vif » ; une réflexion très stimulante sur les chansons imprimées et leur relation à l’iconographie, sous le titre « La chanson fin-de-siècle en revue. Versiculets, chansons bas, images » (p. 175-193) ; une analyse de la figure grotesque du « nain jaune » inspiré de Madame d’Aulnoy dans la presse franco-anglaise et le célèbre Yellow Book (p. 195-218) ; un exposé sur la resémantisation de l’imaginaire des Mille et une nuits dans la revue Schéhérazade de Jean Cocteau et François Bernouard (p. 219-237) ; enfin, un examen de la revue Le Voyage en Grèce (p. 239-257), porté par une interrogation sur les représentations (iconographiques et textuelles) d’une Grèce « vue d’Occident » entre légende et ethnographie, tout spécialement au filtre de la mer qui la baigne.

Vers une « science des revues » ?

« La science complète des revues est difficile », affirmait Remy de Gourmont dans les premières lignes d’une « promenade littéraire » consacrée à Mallarmé. Ces milliers de revues de la « Belle Époque », parfois bien éphémères, constituent un matériau foisonnant, procurant une sorte de vertige au chercheur le mieux intentionné. Le 16 avril 1912, Charles-Henri Hirsch, responsable de la « revue de la quinzaine » du Mercure de France (chargée entre autres de signaler les nouvelles parutions) ne remarquait-il pas ironiquement, comme un fait notable, souligné par des caractères italiques et un point d’exclamation : « Aucune revue n’est née en cette quinzaine ! » Si la « science des revues » relève de la gageure, Evanghelia Stead maîtrise parfaitement cette énorme documentation hétéroclite : elle la malaxe, la pétrit et elle la met en forme pour en retirer un sens, une vision, et nous offrir de multiples pistes d’analyse. Cette vision d’ensemble offre un point d’appui solide sur lequel d’autres spécialistes pourront s’appuyer efficacement.

L’entreprise d’Evanghelia Stead contribue à ce que Sean Latham et Robert Scholes ont nommé en 2006, dans un article qui a fait date, « the Rise of Periodical Studies » : l’ouverture de nouveaux champs d’enquête associés à l’histoire de l’imprimé. Mais retenons sa mise en garde, dès les premières pages de son ouvrage : il ne s’agit pas de militer pour fonder une nouvelle discipline d’étude parmi d’autres (les « periodical studies »), mais – bien au contraire – de proposer à la communauté savante une nouvelle manière d’interroger et de mettre à l’épreuve nos disciplines déjà existantes. En d’autres termes, faire des revues non pas des objets disciplinaires, mais des outils épistémologiques pour considérer selon une nouvelle perspective notre champ culturel, selon plusieurs échelles (nationale, européenne, voire mondiale). Le résultat de cette démarche ne peut que susciter l’enthousiasme : cette approche permet de faire de l’histoire des périodiques un cadre de réflexion élargi sur notre espace culturel moderne, un « point de vue » sur ce que fut la vie littéraire et artistique il y a un peu plus d’un siècle. En ce sens, nous dit Evanghelia Stead, les revues sont semblables à des « sismographes » (p. 128) : véritables outils d’enregistrement d’une activité intellectuelle et artistique, elles nous permettent de voir d’un autre œil – plus sensible aux courbes et aux reliefs, aux ombres et aux lumières, aux énergies et aux passions – le paysage littéraire accidenté de chaque époque.Evanghelia Stead, Sisyphe heureux. Les revues artistiques et littéraires. Approches et figures, Presses Universitaires de Rennes, coll. « Interférences », 2020, 309 p., 24 €.

par Paul-André Claudel, le 9 juillet

1 réponse »

  1. « Il faut imaginer Sisyphe heureux » disait Camus. C’est dans la redescente vers la plaine avant de reprendre son absurde travail que Sisyphe développe sa conscience de la réalité…Bien amicalement,Jean-Marc
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