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ÉLECTEURS MAL INSCRITS OU NON INSCRITS : PRES DE 13 MILLIONS ?

AGENDA:

INVITATION – LES ENTRETIENS DE LA METHODE – JEUDI 9 DECEMBRE -DEMOCRATIE REVIVIFIEE ET CROISSANCE DURABLE https://metahodos.fr/2021/11/15/invitation/

Une abstention que l’on regrette mais que l’on accepte

Cela n’aura échappé à personne : de nombreux Français ne votent plus. En juin dernier, 66,72 % des électeurs ne s’étaient pas déplacés aux urnes pour les élections régionales, un record absolu pour un scrutin en France.

Et pourtant les médias, l’exécutif, les élus en général, les candidats aux présidentielles ne font pas de la participation aux élections une préoccupation, alors que l’élection est au cœur du volet représentatif d’une démocratie véritable en complément des volets participatif et direct. Metahodos alerte régulièrement et a présenté des pistes d’actions.

Toutefois, très récemment Marlène Schiappa, a annoncé sur  Franceinfo le lancement d’une campagne de communication et d’incitation au vote, avec au programme un rappel des modalités et délais d’inscription sur les listes électorales. C’est bien, mais insuffisant. Mais les vraies réformes refusées à plusieurs reprises par l’exécutif ne sont pas à l’ordre du jour.

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Qui sont les électeurs « mal-inscrits », ce réservoir méconnu d’abstentionnistes ?

SUD OUEST / Par choix, ignorance ou négligence, des millions de Français sont inscrits sur les listes électorales d’une autre ville que celle où ils vivent, compliquant leur chemin vers les urnes

Et si c’était le chaînon permettant de mieux comprendre la flambée de l’abstention ? Spécificité française, le phénomène des « mal-inscrits » pèse lourd : en 2017, il concernait 7,6 millions de personnes, dont 51 % des 25-29 ans, auxquels s’ajoutaient environ cinq millions de non-inscrits, selon les travaux codirigés par la spécialiste de la participation électorale Céline Braconnier.

Tous les « mal-inscrits », ces Français inscrits sur les listes électorales d’une autre ville que celle où ils vivent, ne grossissent pas les rangs des abstentionnistes et certains d’entre eux feront, le jour du vote, les kilomètres nécessaires pour glisser leur bulletin dans l’urne ou auront accompli les démarches pour une procuration. Mais de nombreux autres renonceront.

« Bug démocratique »

« Pour ces mal-inscrits, voter a un coût supplémentaire par rapport à ceux qui n’ont qu’à aller en bas de chez eux », analyse Céline Braconnier, selon qui ces électeurs ont trois fois plus de risques de bouder les urnes. « La mal-inscription a pris des proportions inédites », assure-t-elle. Leur profil est varié : on retrouve parmi eux des étudiants ayant quitté le foyer parental et des cadres qui ont en commun de ne pas avoir « régularisé » leur situation après un déménagement.

Car en France, contrairement à ses voisins (Allemagne, Espagne, Italie…), un changement de domicile n’a pas à être notifié aux autorités, au risque que des électeurs restent, parfois sans le savoir, inscrits dans leur ancienne ville. « C’est un véritable bug démocratique, estime Dorian Dreuil, politiste et coprésident de l’association A voté. On est une des dernières démocraties où on peut dire à un citoyen qui voudrait voter “Désolé ça ne va pas être possible parce qu’il fallait avoir rempli un formulaire d’inscription” ». Cette procédure constitue aussi un paradoxe dans une société qui encourage la mobilité géographique. « En France, on estime que la citoyenneté se mérite et que, si on veut voter, il faut en avoir fait la démarche », analyse Céline Braconnier.

Manque d’information

Même si la « mal-inscription » reste méconnue et ne fait l’objet d’aucune étude spécifique de l’Insee, certains politiques s’en sont emparés Votée à l’été 2016, une loi LR-PS a provoqué une « révolution » selon son corédacteur, le député de droite Jean-Luc Warsmann : elle permet de s’inscrire sur les listes jusqu’au sixième vendredi avant le scrutin, supprimant la fameuse date-couperet du 31 décembre de l’année précédente.

En instituant un répertoire électoral unique remplaçant les 36 000 listes communales, elle a également permis que cette inscription se fasse désormais en ligne et pas seulement en mairie. Cette loi, qui va s’appliquer pour la première fois à une présidentielle en 2022, « va faire massivement reculer la non-inscription », assure Jean-Luc Warsmann. Encore faut-il que les électeurs en soient informés, ce qui est loin d’être acquis au moment où la chose publique ne semble pas passionner les foules.

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