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« HUMILIATION, SYMPTÔME TRAGIQUE D’UNE DÉMOCRATIE CONFISQUÉE » POINT DE VUE

L’humiliation, symptôme tragique d’une démocratie confisquée

Article

François COMANE, Front Populaire

Copinage entre élites, mondialisme, repentance historique, passe sanitaire… Loin de servir l’intérêt national, la classe politique s’est caractérisée ces dernières décennies par une humiliation récurrente du peuple français.

Qui connaît un régime politique dans lequel, à un temps de son histoire, il n’y a eu aucun insatisfait ? Qui imagine une contrée où tous les problèmes seraient résolus, tous les conflits aplanis, tous les gens heureux ? Assurément, un gouvernement qui prétendrait atteindre un tel état de choses serait chaque jour démenti par l’actualité.

Les gouvernements, lorsqu’ils font des choix, font des heureux et des mécontents. Tout l’enjeu pour un bon gouvernement est de faire les choix les meilleurs et les plus courageux, pour satisfaire le peuple et non les gouvernants, agir dans son intérêt durable et produire à terme le moins de mécontentement légitime.

Dans cette quête difficile, il est presque inévitable que les gouvernements fassent des erreurs. Ce qui par contre est évitable, ce qui est même inacceptable, c’est quand un gouvernement, non content de mécontenter son peuple, va jusqu’à l’humilier, atteinte majeure à la démocratie s’il en est.

C’est hélas le cas de l’État français. Cet article entend le montrer en pointant de nombreux actes d’humiliation parmi les plus significatifs qui se sont accumulés au cours des dernières décennies, avec une immanquable place de choix au contexte sanitaire actuel.

De l’instruction et de l’Histoire

Il y a humiliation quand l’élite qui nous sermonne à tout moment et fustige la soi-disant inculture et les soi-disant défauts des descendants du peuple gaulois est celle-là même qui abaisse depuis des décennies nos programmes scolaires dans le but de fabriquer des citoyens sans savoir, sans passé, et in fine sans sens critique.

Il y a humiliation quand les gouvernements successifs de tous bords bradent le passé français et s’excusent sans aucune légitimité pour des faits historiques qui ne leur appartiennent pas — et parfois sans la moindre peur d’exciter des sentiments de revanche ou de détestation vis-à-vis de notre pays.

Il y a humiliation, lorsque nos subventions culturelles financées par l’argent du peuple sont attribuées selon des critères politiques — vision orientée de l’histoire, thèmes « inclusifs » en tout genre (migrants, LGBT, etc.) — que le peuple n’a jamais demandés.

De notre souveraineté internationale

Il y a humiliation, quand le gouvernement et nos élus font passer la Constitution européenne dans un véritable coup d’État, bafouant le référendum populaire, avec le soutien total et le silence toujours renouvelé jusqu’à présent du corps médiatique.

Il y a humiliation, quand à la suite de cette trahison nous voyons vendre par pans entiers à l’Union européenne notre souveraineté nationale, sous le concert d’applaudissement des élites.

Il y a humiliation lorsque l’élite nous impose sa vision atlantiste, jamais réclamée par le peuple, et nous soumet à des États-Unis arrogants qui nous matraquent de leur soft powerreconstructiviste, font échouer nos ventes de sous-marins et ne nous comptent pas même au nombre de leurs alliés officiels. Lorsque nos dirigeants, qui s’offusquent et dénoncent des cyberattaques venant de l’Est, s’empressent d’oublier les tonitruantes révélations d’espionnage menées d’outre-Atlantique.

Il y a humiliation lorsque nos soldats sont dirigés par des politiciens sans patriotisme, et sont essorés dans un plan Sentinelle interminable, insensé et sans aucun rapport avec la mission du soldat.

Il y a humiliation lorsque nos agriculteurs éprouvent les plus grandes difficultés à survivre, notamment du fait de la libre concurrence et d’une balance nationale de la politique agricole commune européenne largement en notre défaveur.

Du paternalisme

Il y a humiliation, lorsque nous sommes abreuvés de messages moralisateurs et « maternalistes » — osons le mot en ces temps propices aux néologismes — à travers d’innombrables et coûteuses campagnes publicitaires, dégoulinantes de slogans puérils, menées par l’État sur notre dos.

Il y a humiliation, lorsqu’un gouvernement peut décréter unilatéralement, à rebours de la volonté du peuple et au détriment premier de tous ceux qui ne vivent pas dans les métropoles, la limitation à 80 km/h sur les départementales.

Du conflit d’intérêts

Il y a humiliation lorsqu’au sein même de cette élite qui se plaît tant à nous sermonner quotidiennement résonnent de toutes parts les échos de conflits d’intérêts majeurs et autres accusations graves — affaires DSK, Benalla, Emmanuel Macron (Alstom), Alexis Kohler (MSC), Sylvie Goulard (Institut Berggruen), Muriel Pénicaud (Business France), Gilles Legendre, François de Rugy, Olivier Duhamel… — et que la justice ne semble à même d’aboutir. Excepté parfois, presque par hasard, après une longue période d’impunité comme l’illustre le cas des époux Balkany.

Il y a humiliation, lorsque le cabinet de stratégie dont s’entoure l’État au plus haut niveau pour lui déléguer son propre travail et gérer la crise sanitaire se targue jusque sur son propre site d’avoir accompagné 18 des 20 plus gros laboratoires pharmaceutiques — cabinet condamné par ailleurs pour certains scandales retentissants, et dont l’un des dirigeants français n’est autre que le fils du président actuel du Conseil constitutionnel.

Il y a humiliation, lorsque le rapporteur du Conseil d’État (rôle de haut fonctionnaire crucial puisque c’est celui qui examine la loi, formule un avis et adresse au Conseil d’éventuelles propositions de modification) sur la loi généralisant le passe sanitaire… était candidat un mois plus tôt aux élections régionales sur une liste du parti présidentiel.

Cas d’école en matière d’humiliation : le carton plein de la crise sanitaire

Déni de la volonté du peuple : Il y a humiliation lorsque le président de la République annonce au peuple l’imposition du passe sanitaire, troquant la liberté sacrée contre ce faux-semblant de « sécurité sanitaire » sans que jamais cette position n’ait figuré dans son programme électoral, sans que jamais donc il n’ait disposé d’une quelconque légitimité démocratique sur le sujet.

Faillite des institutions : Il y a humiliation lorsque le président émet cette annonce en éludant comme une formalité déjà acquise le passage de la loi devant le Conseil d’État, l’Assemblée nationale, le Sénat puis le Conseil Constitutionnel. Il y a humiliation, lorsque ces institutions une à une lui ont donné raison.

Faillite de la capacité du gouvernement à gouverner par lui-même : Il y a humiliation quand pour gérer quelque chose d’aussi critique pour la France que la crise sanitaire, le gouvernement recourt au plus haut niveau aux conseils exorbitants d’un cabinet… américain.

Attaque en règle contre l’unité de la démocratie et du peuple : Il y a humiliation lorsque le gouvernement de tous les Français sème la division, opposant les vaccinés aux non-vaccinés, les pro aux antipass, et lorsqu’il déclare vouloir « pourrir la vie » d’une partie du peuple.

Attaque contre la famille et les enfants : Il y a humiliation lorsque les politiques ôtent le pouvoir aux parents et s’en prennent à nos enfants. Il y a humiliation lorsqu’ils retirent le besoin d’accord parental dès 16 ans pour se faire vacciner. Il y a humiliation et division lorsqu’ils autorisent l’accord d’un seul des parents en dépit du second pour vacciner l’enfant avant 16 ans. Et est-il utile de rappeler qu’un ministre peut aller jusqu’à se féliciter de contraindre les enfants au vaccin, sous peine d’« évincement » ?

Attaque contre le système de santé : Il y a humiliation, lorsqu’après les confinements consentis par le peuple, les politiciens continuent d’essorer les hôpitaux et de fermer des lits. Lorsqu’ils évincent nos valeureux soignants s’ils ne se vaccinent pas — et, comble du cynisme lorsque le prétexte allégué est la lutte contre la propagation de l’épidémie, en les empêchant même de mener des téléconsultations !

Mésusage des forces de l’ordre : Il y a humiliation lorsque les politiciens cherchent à dévoyer notre police, qui devrait servir à défendre notre liberté, en lui ordonnant de réprimer des manifestations légitimes, de contrôler des auto-attestations, et maintenant de contrôler le passe sanitaire, tandis que leurs vraies missions et les urgences sécuritaires sont plus que jamais abandonnées.

Tentation propagandiste de la presse et du pouvoir : Il y a humiliation lorsque l’élite gouvernementale et le chœur des médias, dépassant de beaucoup le droit légitime de défendre une opinion, nous sermonnent à tout instant, veulent nous faire vivre dans la peur, et, lorsqu’ils rencontrent des récalcitrants, les traitent d’irresponsables, d’ignorants, de complotistes.

Faillite des défenseurs du peuple : Il y a humiliation lorsque les syndicats qui prétendent nous représenter, pourtant jamais avares de grèves, se couchent en silence devant l’inclusion dans le Code du travail — quoi de plus sacré pour eux ? — d’un motif de suspension voire de licenciement pour cause sanitaire, et devant le contrôle du passe sanitaire (bientôt vaccinal !) que la SNCF est sommée de faire.

Institutionnalisation du mensonge au peuple : Il y a humiliation lorsque s’empilent les mensonges pour faire passer autant de pilules. Le gouvernement a successivement juré que le masque ne servait à rien, qu’il n’y aurait pas de discrimination sur le fait d’être vacciné ou non, que le passe ne serait jamais élargi aux commerces et établissements de tous les jours, que la 3e dose ne conditionnerait jamais la validité du pass, puis que la France ne passerait jamais au passe vaccina l…

Coordination occidentale : Il y a humiliation lorsque les gouvernements occidentaux avancent avec une synchronisation frappante, tout juste masquée par une diversité apparente d’approches dans laquelle les États jouent tour à tour à être « en pointe » ou « à la traîne ». Le Danemark est tantôt le premier à instaurer le passe… puis le premier à le retirer (avant de le remettre). La Suède est longtemps le pays de la liberté, et instaure soudain… le passe vaccinal, etc. La liste est longue, et n’a pas fini de se compléter.

Après l’humiliation

Comment peut-on arriver à une telle somme d’humiliations ? Cela est difficilement concevable. Si un gouvernement cherchait uniquement à humilier le peuple, ferait-il un tel carton plein ? Ce serait un exemple d’efficacité politique comme on en voit rarement.

Mais non, cette humiliation est avant tout la conséquence d’une réalité : nos gouvernements successifs n’ont pour seul public, pour seul cœur de cible — parlons « marketing » — la classe des cadres internationaux, le bloc élitaire, les nouveaux déracinés made in Erasmus, catégorie unanimement acquise à leurs réformes. Quid des policiers dépassés, des pompiers violentés, des soignants essorés, des Gilets jaunes, des enseignants sans soutien, des citoyens qui payent de l’essence, de ceux qui ne votent plus, de ceux qui n’ont jamais entendu parler d’écriture inclusive, etc. ? Tous ceux-là sont exclus du « cœur de cible », ils sont quantité négligeable, pudiquement relégués dans l’angle mort du système.

Comment peut-on les humilier, quand ils n’existent pas ? Quelles conséquences à une telle situation ? L’humiliation prolongée appelle un changement à terme inévitable. Il peut être dangereux, et mener à des révoltes dont les aboutissements ne sont pas toujours meilleurs que le mal.

Tout l’enjeu pour les hommes de bien est d’œuvrer à ce que ce changement renoue avec la justice et la vertu, cette justice et cette vertu mêmes dont les puissants se sont évertués à nous spolier.

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