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5° REPUBLIQUE : COMMENT LES PRESIDENTS SORTANTS ONT ANNONCE LEUR CANDIDATURE (OU RENONCEMENT) A UN 2° MANDAT

Ils ne sont que trois à avoir obtenu un second mandat :

Charles de Gaulle,

François Mitterrand,

Jacques Chirac.

Deux autres ont tenté leur chance mais ont échoué au second tour :

Valéry Giscard d’Estaing,

Nicolas Sarkozy.

Un a renoncé à briguer un second mandat

François Hollande en 2017

Marie Pouzadoux rappelle dans l’article 1 comment le journal Le Monde a traité les annonces de candidature des présidents si=ortants.

Nous vous proposons également un second article du Monde de ce jour

Article 1

Election présidentielle 2022 : comment « Le Monde » a couvert l’annonce de candidature des présidents de la République sortants

Par Marie Pouzadoux Publié le 03 mars 2022 Le Monde

Dans l’histoire de la VRépublique, ils ne sont que trois présidents de la République sortants à avoir obtenu un second mandat présidentiel : Charles de Gaulle en 1965, François Mitterrand en 1988 et Jacques Chirac en 2002. Ils sont deux de plus à avoir tenté d’être réélu, échouant dans leur entreprise au second tour de l’élection présidentielle : Valéry Giscard d’Estaing en 1981 et Nicolas Sarkozy en 2012. François Hollande avait, lui, renoncé à briguer un second mandat en 2017.

Charles de Gaulle, le 4 novembre 1965

Candidature : 31 jours avant le premier tour

Format : dans une allocution solennelle à la télévision à 20 heures

Pour cette première élection du chef de l’Etat au suffrage universel de la VRépublique, après la réforme constitutionnelle de 1962, le général de Gaulle annonce sa candidature à sa succession qu’un mois pile avant la tenue du suffrage, le 4 novembre 1965. Dans sa déclaration faites à la télévision, l’homme de l’appel du 18 juin avance : « Aujourd’hui, je crois devoir me tenir prêt à poursuivre ma tâche, mesurant en connaissance de cause de quel effort il s’agit, mais convaincu qu’actuellement c’est le mieux pour servir la France. »

Le 6 novembre, en « une » du Monde, Sirius – pseudonyme d’Hubert Beuve-Méry, fondateur du quotidien – revient sur cette annonce dans un éditorial. « Rarement le caractère plébiscitaire d’une élection aura été aussi nettement affirmé », écrit le journaliste. Il ajoute que, d’après le contenu de cette allocution, les « Françaises et Français n’ont qu’à choisir entre lui [le chef de l’Etat] et l’abîme ». Pour Hubert Beuve-Méry, « rien qui ne puisse vraiment surprendre » « d’un être d’exception certes, mais dont l’erreur a toujours été de s’identifier à une nation »« Comment le général de Gaulle ne sent-il pas que de tels propos le condamnent ? », avertit-il.Lire aussi  En un graphique : à quel moment les présidents sortants sont-ils entrés en campagne ?

A côté de cet édito, Pierre Viansson-Ponté raconte les réactions politiques à cette déclaration de candidature. Pour certains opposants au chef de l’Etat, il s’agit déjà « d’un combat truqué », où « le porte-parole du passé qui n’a pas su préparer l’avenir », estime son adversaire François Mitterrand, pour qui de Gaulle va jouer de sa stature pour surplomber la campagne. C’est ce que Charles de Gaulle compte en effet faire. Avec cette allocution très attendue, il ne fournit d’ailleurs pas « à ses concurrents le moyen de renouveler leur campagne ». Finalement, le seul effet mesurable au lendemain de cette décision, c’est qu’elle conduit « ses adversaires à regarder au-delà de l’échéance imminente, à imaginer une fois de plus l’après-gaullisme ».

Valéry Giscard d’Estaing, le 2 mars 1981

Candidature : 55 jours avant le premier tour

Format : dans une allocution solennelle à la télévision à 19 heures

Valéry Giscard d’Estaing, président de la République sortant, a rendu publique sa décision de se présenter à sa réélection, lundi 2 mars 1981, dans une allocution radiotélévisée d’une dizaine de minutes. Il déclare : « J’ai décidé de me présenter pour un septennat nouveau. (…) Je ne cherche pas à recruter des partisans, je cherche à rassembler les Français. Mon rôle est de recoudre le tissu national (…). Je fais appel à la raison pour travailler et vivre ensemble (…). Je serai un citoyen candidat et pas un président candidat. »

Le journaliste Noël-Jean Bergeroux revient, dans le journal daté du 3 mars puis du 4 mars, sur cette annonce de candidature, dont l’Elysée avait « entretenu le mystère » jusqu’au matin même. « Toutefois, avant cette date, on n’avait pas manqué d’évoquer le souvenir de 1965 », celui de la déclaration de Charles de Gaulle, qui devait servir « d’exemple » sur la forme et sur le fond à M. Giscard d’Estaing. « Le président en exercice a donné l’image d’un candidat heureux d’aller enfin à la bataille électorale », explique le journaliste.

« Pour M. François Mitterrand, revoici donc l’adversaire Giscard », « car c’est bien l’ancien premier secrétaire du Parti socialiste qui était la cible principale des développements politiques du président sortant ». Le chef de l’Etat a profité de sa posture pour « se poser en rempart contre la décadence politique et économique ». Pour la plume du Monde, si Valéry Giscard d’Estaing a promis qu’il ne serait pas « un président candidat » mais plutôt un « citoyen candidat », il s’est en tout cas affirmé « en président sortant décidé à se succéder à lui-même ».

François Mitterrand, le 22 mars 1988

Candidature : 33 jours avant le premier tour

Format : dans une interview au JT d’Antenne 2

C’est sur le plateau du JT d’Antenne 2, le 22 mars 1988 au soir, que le président de la République sortant, François Mitterrand, annonce briguer un second mandat. Ce dernier répond en deux temps à la question « Etes-vous à nouveau candidat à la présidence la République ? » « Oui », rétorque-t-il ; « Avez-vous mûrement réfléchi cette décision ? » « Je le crois », répond l’intéressé. Le ton posé, il fait valoir l’argument de « la cohésion sociale », de « la paix civile » en faveur de sa réélection : « J’ai beaucoup écouté les discours des uns et des autres et dans tout ce bruit, j’aperçois un risque pour ce pays de tomber dans les querelles et les divisions qui l’ont miné. Eh bien, je veux que la France soit unie. »

Dans un article daté du 24 mars, le journaliste du Monde Jean-Yves Lhomeau explique combien le premier ministre et candidat du RPR, Jacques Chirac, attendait que le président de la République descende dans l’arène présidentielle. « Le voilà servi (…) au-delà et à côté de ses espérances », estime M. Lhomeau. En effet, le chef de l’Etat socialiste n’oppose « plus seulement la gauche contre la droite, le progrès contre la réaction », mais « la République tout court contre les intérêts particuliers ». Il retourne à son avantage l’histoire en renvoyant à « M. Chirac les amabilités dont il était naguère l’objet », de la part de De Gaulle.Lire aussi  Article réservé à nos abonnésDe de Gaulle à Sarkozy, comment les présidents sortants ont endossé la casaque de candidat

« Le premier ministre candidat avait l’air étonné, indécis même, face à l’ampleur de l’offensive », estime notre journaliste. Jacques Chirac affirmait alors ne pas se « sentir visé », bien qu’il ait dénoncé l’« agressivité » et le « sectarisme » du discours. M. Mitterrand l’a, en tout cas, désigné comme adversaire principal, pour « un combat singulier » entre un président sortant et son premier ministre, grande première dans l’histoire de la VRépublique.

Jacques Chirac, le 11 février 2002

Candidature : 69 jours avant le premier tour

Format : lors d’un déplacement à Avignon

« Oui, je suis candidat. J’ai voulu le dire au milieu des Français, je m’engage devant les Français. » C’est en ces termes que Jacques Chirac, répondant à une question de la maire RPR d’Avignon Marie-José Roig, a annoncé, lundi 11 février 2002, peu avant 13 heures, sa candidature. Le président de la République est ensuite revenu sur cette déclaration au JT de 20 heures sur TF1, exprimant les motivations de sa quatrième candidature à l’Elysée. « J’aime la France, j’aime les Français », a-t-il déclaré, se réclamant d’une France « ouverte, sûre et généreuse », qu’il a dit vouloir « remettre à l’endroit ».

Dans deux articles du Monde datés du 12 février puis du 13 février, la journaliste Raphaëlle Bacqué revient sur cette déclaration de candidature d’« une simplicité très étudiée » qui a de quoi surprendre, par son timing, son lieu et sa forme, et qui était jusqu’ici « un secret bien gardé ». A soixante-neuf jours du premier tour, elle prend « de vitesse Lionel Jospin », premier ministre socialiste en cohabitation avec le chef de l’Etat depuis 1997, qui se retrouve alors « seul candidat non déclaré » de cette campagne.

« Reste un problème pour le nouveau candidat : l’orientation de son programme », explique notre journaliste. Une inquiétude qui habite les proches du président de la République sortant. « M. Chirac peut-il pourtant rester dans l’ambiguïté ? », demande Raphaëlle Bacqué, alors que « les Français attendent qu’il porte un projet différent » de celui de 1995. L’accélération de son entrée en campagne aurait « aussi un autre but : faire pièce aux affaires qui minent régulièrement, depuis cinq ans, son image », dont font partie « ses liens avec Didier Schuller et les rencontres, en 1988, avec Jean-Marie Le Pen ».

Nicolas Sarkozy, le 15 février 2012

Candidature : 67 jours avant le premier tour

Format : dans une interview au JT de 20 heures de TF1

Nicolas Sarkozy a annoncé sa nouvelle candidature à l’Elysée lors d’une interview à TF1. « Oui, je suis candidat », affirme-t-il. S’il promet qu’il sera à la fois « président et candidat », le chef de l’Etat en exercice légitime sa décision par le fait que « le président en place a plus de devoirs que de droits ». « Ne pas solliciter à nouveau la confiance des Français, ce serait comme un abandon de poste. Est-ce qu’on peut imaginer le capitaine d’un navire, dont le bateau serait en pleine tempête, dire bah non, je suis fatigué, je renonce, j’arrête” ? » , poursuit M. Sarkozy.

L’annonce du président de la République sortant n’était plus qu’un secret de polichinelle. Les journalistes Françoise Fressoz et Raphaëlle Bacqué sont ainsi revenues, dans le journal daté du 16 février, sur les enjeux de cette candidature. Comme elles le racontent, malgré les conseils de ses « visiteurs du soir », M. Sarkozy a choisi de partir en campagne dès février, pour « tenter de ressusciter le candidat chanceux » de 2007. « Mais est-il armé pour ça ? », interrogent les journalistes du Monde.

Ces dernières dressent ainsi la liste des atouts qui l’avaient mené à la victoire en 2007 et expliquent où en sont ces avantages cinq ans plus tard. Parmi eux, figure sa « résistance physique ». Mais elles notent que l’exercice du pouvoir l’a quelque peu « harassé ». Sa « foi en lui-même » est forte, mais pourrait « l’aveugler ». Dans cette campagne présidentielle, il « n’a pas [non plus] cru aux chances de François Hollande », alors que ce dernier s’est imposé au Parti socialiste. Avec « une popularité qui s’est érodée et un bilan difficile à défendre », sa réélection « sera sûrement plus difficile », concluent nos journalistes.

L’annonce de non-candidature de François Hollande, le 1er décembre 2016

Annonce : 144 jours avant le premier tour

Format : lors d’une allocution solennelle diffusée à la télévision

Il est le seul président de la VRépublique sortant à avoir renoncé à briguer un second mandat. François Hollande a annoncé sa décision cinq mois avant l’élection présidentielle de 2017. Dans son allocution, dressant le bilan de son quinquennat, il avance : « Aujourd’hui, je suis conscient des risques que ferait courir une démarche, la mienne, qui ne rassemblerait pas largement autour d’elle. Aussi, j’ai décidé de ne pas être candidat à l’élection présidentielle. »

Dans un article publié le 3 décembre, le journaliste Nicolas Chapuis estime que « cette décision est tout à la fois l’aveu d’un terrible échec »« la marque d’une certaine lucidité », et un « saut dans l’inconnu ». Le président socialiste aura, en tout cas, entretenu le suspense jusqu’au dernier moment, y compris dans son cercle politique, avant que « l’annonce d’une allocution depuis le palais présidentiel, une petite heure seulement avant son déroulement, a ensuite pris de court tous les médias ».

Mais cette décision arrive après l’année 2016, qui s’est ouverte par « les affres du débat sur la déchéance de nationalité, finalement abandonnée », et s’est « poursuivie avec l’épisode calamiteux pour la gauche de la loi travail ». La sortie du livre de confessions Un président ne devrait pas dire ça… (écrit par les journalistes du Monde Gérard Davet et Fabrice Lhomme, et publié chez Stock) a ensuite « tué dans l’œuf toute éventuelle dynamique ». Justement, au Parti socialiste, en cette fin 2016, chacun semble conscient « que la défection de François Hollande ne règle pas, loin de là, tous les problèmes ».

Article 2

Après la candidature d’Emmanuel Macron, l’opposition craint une campagne sans débat

Au lendemain de l’officialisation du président de la République, les écologistes, les républicains et les « insoumis » appellent ce vendredi le président à participer à des débats démocratiques. 

Le Monde 4 3 23

Attendue depuis plusieurs semaines, la candidature d’Emmanuel Macron à sa propre réélection devait marquer le coup d’envoi de cette drôle de campagne présidentielle. C’est en tout cas ce que souhaitaient ses principaux concurrents sur la ligne de départ, englués dans une campagne qui a du mal à passionner les Français. Sauf que depuis que la guerre a éclaté en Ukraine, le doute s’est installé.

Les candidats craignent que cette élection ne devienne une « formalité administrative de reconduction du sortant » et chef des armées, selon la formule d’Adrien Quatennens, député de La France insoumise, au micro de France Inter, vendredi 4 mars. « Il va falloir de la confrontation, du débat d’idées, quelles que soient les circonstances particulières dans lesquelles se tient cette élection », a fait savoir l’« insoumis ».Lire aussi Article réservé à nos abonnés

Pour Emmanuel Macron, une entrée en campagne tout en sobriété

Redoute-t-il que le chef de l’Etat ne s’implique pas dans le débat au milieu des autres candidats ? « En tout cas on a l’impression qu’on en prend le chemin, alors on espère qu’Emmanuel Macron va participer au débat », soutient-il. Un souhait partagé par Valérie Pécresse sur Franceinfo au même moment. Pour la candidate des Républicains, il est « absolument nécessaire » qu’un débat soit organisé en présence du président de la République, au vu du contexte inédit dans lequel va se dérouler le scrutin. « Compte tenu du caractère très étonnant de cette campagne, qui va se faire sur fond de guerre, sur fond de pandémie, il est absolument nécessaire que le président de la République accepte ce débat, parce que désormais il est candidat et il doit rendre des comptes, a-t-elle avancé. On ne peut pas promettre pour demain le contraire de ce qu’on a fait pendant cinq ans », a estimé Mme Pécresse. « Il ne peut pas se mettre au-dessus du peuple et ne pas venir dans l’arène pour débattre », a-t-elle ajouté.Lire aussi Article réservé à nos abonnés

Valérie Pécresse, la difficulté de boxer dans le vide

Yannick Jadot, le candidat écologiste qui vient d’écarter Sandrine Rousseau de sa campagne, a aussi souhaité pouvoir débattre avec le président de la République. « Oui, il faut absolument qu’il y ait un débat digne de ce nom dans ce pays (…). Si le débat de l’élection présidentielle est tronqué, ces colères, ces angoisses et ces peurs et ces enthousiasmes ne trouveront pas de débouché politique, selon lui. Il faut absolument, si on veut réconcilier notre pays, l’apaiser et lui redonner une perspective, qu’on ait un débat politique sérieux. »

« Ce ne sera pas une campagne comme les autres », concède Guerini

La majorité présidentielle le concède à demi-mot : le débat ne sera pas absent mais il sera forcément tronqué. « Il y aura des moments d’expression, bien évidemment, mais sur la forme, ce ne sera pas une campagne comme les autres pour le président de la République, parce qu’on ne peut pas imaginer des moments classiques comme on [en] a dans les campagnes électorales habituellement », a expliqué vendredi sur France 2 Stanislas Guerini, le délégué général de La République en marche (LRM).

Emmanuel Macron « fera campagne parce que ce moment est nécessaire pour le pays, (…) il faudra ce débat démocratique mais il le fera dans un contexte où l’actualité internationale nécessite que le président de la République soit plus que jamais président », a insisté M. Guerini. Répliquant aux critiques des oppositions sur une campagne « escamotée », il a répondu : « Je vois des candidats aujourd’hui qui, au fond, ont l’obsession de pouvoir attaquer le bilan d’Emmanuel Macron. C’est un aveu d’impuissance intellectuelle incroyable parce que, ce qui devrait compter, c’est de présenter une vision positive pour le pays. En quoi sont-ils empêchés de pouvoir le faire ? »

Une des craintes de la majorité présidentielle est de voir le président de la République participer à des émissions télévisées avec dix ou onze candidats, en fonction de la liste définitive du Conseil constitutionnel lundi, contre lui, sans qu’il puisse exposer son projet. « Tous les moments de débat et de confrontation sont des moments utiles et importants, mais il ne faut pas que ça vire à une foire d’empoigne qui tire cette campagne vers le bas », a enfin averti M. Guerini au sujet des demandes de débats télévisés avant le premier tour, le 10 avril prochain.

Sur Franceinfo dans la matinée, Barbara Pompili, la ministre de la transition écologique, a temporisé : « Le président a dit que la campagne, il ne pouvait pas la mener comme il le souhaitait, mais que bien évidemment il pourrait y avoir des débats d’idées (…). Bien sûr que le débat politique et que les projets doivent être proposés aux Français pour qu’ils puissent faire leur choix. »

« Le président de la République fera tout son possible pour présenter son projet et avoir l’occasion d’en débattre, mais ce n’est pas à moi de vous dire comment cela va se passer », a ajouté Mme Pompili.

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