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RACHAT DE TWITTER (2) – « QUE LA FÊTE COMMENCE » : RÉACTIONS EN CHAÎNE ET CONFIRMATION DES CRAINTES

NOTRE PRÉCÉDENTE PUBLICATION :

RACHAT DE TWITTER (1) : CE QUE DIT ELON MUSK https://metahodos.fr/2022/10/31/elon-musk-dit-les-raisons-de-son-rachat-de-twitter/

« Twitter, Starlink… Comment Elon Musk veut mener sa propre politique étrangère »

TITRE le point qui poursuit ;

« L’homme d’affaires, qui vient de racheter Twitter, ne cache pas son ambition d’influencer le cours de l’histoire. En témoignent ses choix en Ukraine.Par Guerric Poncet

« Le rachat de Twitter par Elon Musk pour 44 milliards de dollars, annoncé vendredi 28 octobre, n’est pas seulement une opération financière hors du commun. Il s’agit aussi pour le milliardaire de se doter d’un outil de plus pour mener sa propre politique étrangère en prenant le contrôle d’une plateforme planétaire pouvant favoriser l’exercice de la liberté d’expression. Génial, contesté, irritable et immensément riche, Elon Musk continue de mener sa barque comme il l’entend.

« L’homme ne s’en cache pas : il utilise ses entreprises pour influencer le cours de l’histoire. En donnant à l’Ukraine un accès à sa constellation Starlink par exemple, il a permis à l’armée et à la population du pays de continuer à communiquer efficacement malgré les attaques russes qui ont ravagé les infrastructures de télécommunications. Alors que les soldats russes en étaient réduits à utiliser des lignes téléphoniques non sécurisées, car leurs systèmes chiffrés ne fonctionnaient plus, les militaires ukrainiens équipés de terminaux Starlink pouvaient être en visioconférence avec leur quartier général ou télécharger instantanément les dernières images satellites des positions ennemies.

« SpaceX dépend du Pentagone et de la Nasa

« « L’influence du secteur privé, et notamment de Starlink, est la grande nouveauté de cette guerre », nous confie un haut gradé français qui étudie de près le conflit. « Des patrons d’entreprise peuvent mener leur politique étrangère, qui n’est d’ailleurs pas toujours parfaitement alignée avec les intérêts de leur pays d’origine », ajoute-t-il. Ainsi, Elon Musk, après avoir offert son système de communication, a-t-il menacé mi-octobre l’Ukraine de couper l’accès à Starlink. »

…/…

Nous vous proposons deux articles, l’un du Huffpost, l’autre de Paris Match.

1. ARTICLE

Elon Musk relaie sur Twitter un article complotiste, et confirme certaines craintes

Par Marie Terrier 31/10/2022 LE HUFFPOST

Le nouveau patron de Twitter a partagé un article complotiste en réponse à un message de Hillary Clinton. Dans un pays de plus en plus polarisé, Elon Musk fait craindre le pire à deux ans de l’élection présidentielle.

Elon Musk a déjà créé la polémique en tweetant un article complotiste sur Twitter, le 30 octobre 2022.

RESEAUX SOCIAUX – Le nouveau « chief Twit » dépasse-t-il déjà les bornes ?

Dimanche 30 octobre, seulement deux jours après l’officialisation du rachat de Twitter par Elon Musk, ce dernier a partagé sur sa plateforme un article complotiste sur l’attaque du mari de Nancy Pelosi. Cela alors que sa récente acquisition de la plateforme fait craindre un regain de désinformation ou de problèmes liés à la modération des contenus.

Pour comprendre l’origine de ce tweet, il faut revenir 48 heures en arrière. Dans la nuit de jeudi à vendredi, Paul Pelosi, le mari de la cheffe des démocrates américains au Congrès, a été attaqué à leur domicile de San Francisco par un homme armé d’un marteau. Après être entré par effraction dans la demeure, l’agresseur a recherché Nancy Pelosi mais n’a trouvé que son mari, à qui il a asséné des coups de marteau. Paul Pelosi, âgé de 82 ans, a été opéré pour des fractures au crâne, aux bras et aux jambes, mais ses jours ne sont pas en danger.

Cette attaque violente a ému tout le personnel politique, de droite comme de gauche. Le président Joe Biden a dénoncé la violence politique dans le pays et fait une référence à peine masquée à Donald Trump, qui clame depuis deux ans que l’élection de 2020 a été « volée ». Une théorie qui fait de nombreux adeptes chez les Républicains, dont certains se présentent aux élections de mi-mandat du 8 novembre prochain.

Musk fait de la pub à un site conspirationniste

Hillary Clinton, ex-secrétaire d’État, a également réagi sur Twitter et dénoncé les « théories du complot haineuses et délirantes » relayées par « le parti Républicain et ses porte-parole », qui engendrent de véritables drames. Un article du Los Angeles Times détaillant le parcours de l’assaillant David Depape, adepte des théories complotistes, accompagnait les mots de l’ex-Première dame.

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« Il y a une petite possibilité que les apparences soient trompeuses », lui a toutefois répondu Elon Musk, qui a complété son commentaire d’un article renvoyant au site Santa Monica Observer. Le titre du papier présentait une version alternative des faits : « La terrible vérité : Paul Pelosi était encore soûl, et a eu une dispute avec un prostitué vendredi matin. »

Le milliardaire a déclenché une avalanche de critiques après ce tweet. Le Santa Monica Observer est en effet connu pour relayer des théories conspirationnistes parfois farfelues. En 2016, le site a par exemple affirmé que Hillary Clinton était morte et qu’un double faisait campagne à sa place face à Donald Trump en 2016.

La liberté d’expression, à quel prix ?

Le tweet d’Elon Musk a été supprimé quelques heures après sa publication. Mais l’événement n’a pas échappé à plusieurs médias respectés, dont le New York Times qui a relaté les faits dans un article intitulé : « Elon Musk, dans un tweet, partage le lien d’un site connu pour ses fausses informations » Le milliardaire aux 123 millions d’abonnés a embrayé dans un nouveau message controversé à double lecture : « C’est faux. Je n’ai *pas* tweeté un lien venant du New York Times ! » – sous-entendant que le quotidien américain postait régulièrement de fausses informations.

Le fantasque patron de Tesla et SpaceX, qui s’érige en défenseur de la liberté d’expression, a affirmé à de multiples reprises vouloir faire de Twitter une sorte d’agora numérique, où toutes les opinions seraient libres de s’exprimer. Il a pourfendu une modération selon lui trop stricte des contenus, concentrant toutefois la majorité de ses attaques contre la censure supposée des voix de droite et d’extrême droite.

Cherchant toutefois à rassurer ses annonceurs, Elon Musk a promis après son acquisition de Twitter que le réseau social ne deviendrait pas « infernal » et qu’il le doterait d’un « conseil de modération des contenus ».

Inquiétudes à deux ans de la présidentielle

Pourtant, peu après le rachat de la plateforme, Elon Musk a rapidement réintroduit Kanye West (Ye), dont le compte avait été suspendu pour des propos antisémites. Par le passé, il a aussi promis de réintégrer Donald Trump, lui aussi interdit de Twitter. En attendant son hypothétique retour, l’ancien président américain s’est réjoui de la prise de contrôle du réseau social par Elon Musk.

Avec ses derniers messages controversés, Elon Musk revient-il déjà sur ses promesses de modération en trollant lui-même sa plateforme ? En tout cas, les inquiétudes sont nombreuses dans un contexte politique chargé aux États-Unis, à 8 jours des élections de mi-mandat, et à deux ans de l’élection présidentielle lors de laquelle Donald Trump veut faire son retour en politique.

2. ARTICLE

«Que la fête commence» : le rachat de Twitter par Elon Musk provoque des réactions en chaine

29/10/2022 PARIS MATCH

L’oiseau bleu va-t-il survivre à son rachat par le fantasque milliardaire Elon Musk ? 

Elon Musk a officiellement pris le contrôle de Twitter pour 44 milliards de dollars, ouvrant une nouvelle ère incertaine pour cette plateforme d’influence majeure, sous la houlette de l’homme le plus riche du monde, qui effraie autant qu’il fascine.

À lire aussi Elon Musk rachète officiellement Twitter et licencie plusieurs dirigeants

« Que la fête commence », a tweeté vendredi le patron de Tesla (véhicules électriques) et SpaceX (vols spatiaux), grand amateur de provocations. Il avait déjà lancé « l’oiseau est libéré », jeudi soir, après avoir licencié l’équipe de direction de l’entreprise californienne.

Les réactions, enthousiastes ou dépitées, se sont multipliées, mais la plus retentissante est celle de General Motors (GM).

Le constructeur automobile a indiqué vendredi qu’il arrêtait temporairement de payer pour des publicités sur Twitter, devenant ainsi le premier grand annonceur à remettre en cause sa présence sur le réseau social.

« Nous discutons avec Twitter pour comprendre la direction de la plateforme sous son nouveau propriétaire », a expliqué le groupe, un concurrent direct de Tesla.

Elon Musk s’est érigé en défenseur ultime de la liberté d’expression, faisant craindre un regain d’abus (harcèlement, racisme, désinformation) sur l’application.

Il a notamment ouvert la porte à un retour de Donald Trump, évincé de Twitter après avoir soutenu ses partisans qui ont pris part à l’assaut du Capitole en janvier 2021.

Or les marques, qui représentent l’essentiel des revenus de Twitter, préfèrent généralement adosser leurs pubs à des contenus consensuels.

Vendredi, le nouveau propriétaire a tenté de rassurer en annonçant la formation prochaine d’une « conseil de modération des contenus avec des points de vue très divers ».

« Aucune décision majeure sur les contenus ou réactivation de compte n’aura lieu sans l’intervention du conseil », a précisé le multimilliardaire.

Il évite un procès

« La fusion entre Twitter et X Holdings II », société « contrôlée par Elon Musk, a été actée le 27 octobre », a notifié la Bourse de New York (le NYSE) vendredi matin. « Toutes les actions de Twitter ont été échangées contre 54,20 dollars en numéraire », a-t-elle précisé

Elon Musk avait jusqu’à vendredi pour conclure l’acquisition du réseau social, faute de quoi un procès devait avoir lieu en novembre.

L’opération traînait depuis fin avril, quand Twitter avait acceptée à contrecœur l’offre d’acquisition de l’entrepreneur, qui a ensuite cherché à s’en extraire.

Le conseil d’administration de l’entreprise avait saisi la justice, et au début du mois, à quelques jours de l’ouverture d’un procès que Twitter semblait bien parti pour gagner, Elon Musk a finalement proposé de conclure la transaction au prix initialement convenu.

Jeudi, Elon Musk a tenté de clarifier sa vision, affirmant vouloir permettre à toutes les opinions de s’exprimer sur le site, sans en faire une plateforme « infernale » où tout serait permis.

Il est « important pour l’avenir de la civilisation d’avoir une place publique en ligne où une grande variété d’opinions peuvent débattre de façon saine, sans recourir à la violence », a-t-il écrit dans un message spécifiquement adressé aux annonceurs.

Twitter, qui comptait 238 millions d’usagers quotidiens dits « actifs » fin juin, attire un public moins large qu’un géant comme Facebook, mais beaucoup de décideurs politiques, d’entreprises et de médias.

Le commissaire européen au Marché intérieur, Thierry Breton, a prévenu le milliardaire que Twitter allait devoir respecter la nouvelle réglementation de l’UE sur le numérique qui contraint les grandes plateformes à modérer leurs contenus.

« En Europe, l’oiseau volera selon nos règles européennes », a tweeté M. Breton.

De nombreux licenciements attendus

Elon Musk n’a pas perdu de temps pour imprimer sa marque. Il a remercié dès jeudi soir le patron de la plateforme, Parag Agrawal, et deux autres dirigeants, le directeur financier Ned Segal et la responsable des affaires juridiques Vijaya Gadde.

Ned Segal a souhaité « force, sagesse et prévoyance » à ses collègues qui travaillent pour « démocratiser la communication et la connaissance ».

Vendredi, les salariés se sont rendus en nombre au siège de San Francisco. « Le parking était plein pour la première fois depuis le Covid », a remarqué un employé, qui a parlé à l’AFP sous couvert d’anonymat.

« Elon a ramené des ingénieurs de Tesla pour mener des évaluations », a-t-il raconté. « Je serais très surpris s’il n’y avait pas bientôt des coupes dans le personnel ».

Elon Musk prévoit en effet de licencier des milliers d’employés du groupe, selon plusieurs médias américains.

À lire aussi Twitter au bord de la banqueroute ? Elon Musk prévoit de licencier 3/4 des effectifs

Et la sortie de la cote de Twitter lui donne toute latitude.

Au début du mois, il avait pourtant déclaré qu’il était « essentiel » que son fleuron Tesla soit coté à Wall Street, « parce que si le public n’aime pas ce que fait Tesla, le public peut acheter des actions et voter différemment », ajoutant, hilare: « C’est très important que je ne puisse pas juste faire ce que je veux. »

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