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BUREAUCRATIE DE L’AUTOENTREPRISE – GUICHET UNIQUE : ON PASSE DE 20 QUESTIONS À 196

« Lutter contre une « société d’élite »

Dans Les Echos et La Provence, l’expert de Génération Libre François Hurel s’inquiète de la mise en place du guichet unique qui complexifie la création d’une micro-entreprise, régime qui doit garder sa simplicité pour lutter contre une « société d’élite ».

ARTICLE

Les auto-entrepreneurs contre une « société d’élite »

GENERATION LIBRE Publié le 10/01/2023.

L’enfer est pavé de bonnes intentions. François Hurel, président de l’Union des auto-entrepreneurs et auteur de notre récente note « L’auto-entrepreneur, la révolution en marche », réagit à l’instauration du guichet unique pour les auto-entrepreneurs le 1er janvier 2023. S’il juge l’idée de simplification « excellente sur le fond », il regrette la forme qui va alourdir dans les faits la bureaucratie des auto-entrepreneurs : « on passe de 6 écrans à 38 et de 20 questions à 196 », alerte-t-il.

« [Avec le guichet unique,] on demande aux utilisateurs de renseigner un ensemble d’informations qui ne correspondent pas à la déclaration de leur activité. Cela risque de créer des confusions, des erreurs, voire de décourager les entrepreneurs. »

Créé en 2009, le statut d’auto-entrepreneur enregistre une croissance continue en termes de nouveaux inscrits, dépassant sur certains mois de l’année 2021 les 60 000 inscriptions. Si 30 % des auto-entrepreneurs « atteignent les plafonds légaux » et ne sont donc pas des travailleurs pauvres, François Hurel explique qu’un des deux tiers restant ne l’est pas non plus : pour beaucoup d’entre eux, cette activité n’est qu’un complément de revenu. Il évalue à un tiers les personnes pouvant être catégorisées comme travailleur pauvre.

« Il faut aller plus loin dans la simplicité et admettre qu’il y a des choses qu’il est possible de faire sans qu’on soit obligé de passer par un diplôme. Exiger une qualification pour tondre une pelouse – il faut avoir fait des études de paysagiste -, cela me semble ridicule. »

François Hurel explique enfin plaider pour une réforme du statut, détaillée dans notre dernière note, qui vise à renforcer les protections sociales et surtout simplifier les conditions d’accès à l’exercice d’une activité. Pour lui, l’excès de normes en tout genre est en train de générer « une société d’élite et de nourrir une fracture qui elle, peut faire des travailleurs pauvres ».


Pour lire l’entretien de François Hurel dans La Provence, cliquer ICI.

Pour lire l’article des Echos, cliquer ICI.

Pour re(lire) la note « L’auto-entrepreneur, la révolution en marche », cliquer ICI.

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