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« E.MACRON A TRANSFORMÉ NOTRE DÉCLIN RELATIF EN DÉCLIN ABSOLU » N.BAVEREZ – « SURSAUT » (2)

PRÉCÉDENTES PUBLICATIONS DE METAHODOS

RÉHABILITER LA VOLONTÉ, ET LE COURAGE DE LA VÉRITÉ EN VUE DU « SURSAUT » (1) FRANÇAIS

https://metahodos.fr/2024/11/10/rehabiliter-la-volonte-et-le-courage-de-la-verite-en-vue-du-sursaut-francais/

« Nous avons besoin d’un sursaut collectif »,

 a assuré, lundi 11 novembre depuis Meaux (Seine-et-Marne), Michel Barnier, à l’occasion des commémorations du 11-Novembre. « Ce sursaut est possible à condition que chacun y mette de la bonne volonté », a ajouté le Premier ministre, après avoir évoqué les défis du temps présent

« Les potions radicales de Nicolas Baverez »

TITRE LE JOURNAL LES ECHOS QUI POURSUIT ( Par Christine Kerdellant 7 nov. 2024 ) :

« Ce nouvel opus de l’économiste tocquevillien va bien au-delà d’une saison 2 de « La France qui tombe » : pour lui, elle est déjà tombée. Et nous n’avons plus que le choix entre un sursaut violent et une mise sous tutelle par la Banque centrale européenne, le Fonds monétaire international et nos partenaires européens.

Il serait dommage de ne voir dans le livre de Nicolas Baverez qu’une suite revancharde de « La France qui tombe », l’essai qui, en 2003, le consacra « déclinologue ». Bien sûr, l’essayiste ne résiste pas – qui résisterait, lorsque le temps vous a donné à ce point raison ? – à égrener les noms de ceux qui le lapidèrent alors : Alain Juppé et son « insupportable légèreté du déclinisme », Dominique de Villepin, Valérie Rabault ou Jean-Hervé Lorenzi. En revanche, il rend hommage au « génie de Michel Houellebecq » qui, comme lui, avait compris « la décomposition de la France et le grand désarroi des Français ».

Ce nouvel opus de l’économiste tocquevillien va donc bien au-delà d’une saison 2 de « La France qui tombe » : pour lui, elle est déjà tombée. « …

« Nicolas Baverez: «La France est devant un choix clair : le redressement ou la mise sous tutelle» »

TITRE LE FIGARO (Par  Martin Bernier 30 octobre 2024 ) QUI POURSUIT :

« Depuis plus de vingt ans, l’auteur* alerte sur le décrochage économique de la France. Cela ne l’empêche pas de croire encore que le pays peut éviter le déclassement, s’il accepte de se réformer en profondeur. Il détaille les conditions de ce «sursaut» dans son dernier livre.

* Historien et économiste de formation, Nicolas Baverez est avocat et éditorialiste au « Figaro » et au « Point ». Il publie« Sursaut » (éditions l’Observatoire, 192 p., 20 €).

LE FIGARO. – Après La France qui tombe, en 2003, et Réveillez-vous  !,  en 2012, vous faites paraître Sursaut . Croyez-vous encore au possible réveil de la France ?

NICOLAS BAVEREZ. – Depuis quatre décennies, la France décroche. Mais dresser le constat de son long déclin et proposer une stratégie de redressement national pour y mettre un terme a paradoxalement été considéré comme un crime de lèse-majesté ou un mauvais coup porté au pays. Démosthène rappelait à bon droit qu’« il est d’un bon citoyen de préférer les paroles qui sauvent aux paroles qui plaisent ». Le diagnostic que j’ai formulé sur l’état de la France et sur son refus de s’adapter aux bouleversements du XXIe siècle est aujourd’hui largement partagé. La crise, au départ économique, est devenue sociale, politique, diplomatique. Elle a explosé avec Emmanuel Macron, qui a fait de notre pays, comme à la fin de la IIIe et de la IVe République, l’homme malade de l’Europe… »

«L’État vautour» 

TITRAIT LE FIGARO (Par   Nicolas Baverez. 4 mai 2024) :

« L’État, en se rapprochant de la faillite, se transforme en kleptocratie: pour continuer à dépenser, la puissance publique est désormais prête à tout.

L’État moderne a été créé en Europe à partir du XVIe siècle pour sortir des guerres de Religion, assurer la paix civile à l’intérieur et défendre la souveraineté du pays à l’extérieur. En France, il a constitué la nation. Et la Ve République a été fondée sur la restauration du pouvoir de l’État pour faire face aux tourments de l’histoire. Mais, au fil des décennies, l’État s’est retourné contre la République. Il est devenu obèse et impuissant, démultipliant les incertitudes et les risques qu’il est censé réassurer.

L’État constitue aujourd’hui une bulle spéculative. Depuis 1980, il a fait progresser la dette publique de 20% à 110,6% du PIB, soit 3100 milliards d’euros. Cette dette est aujourd’hui insoutenable, comme le soulignent les agences de notation financière. La croissance nominale est en effet inférieure aux taux d’intérêt, ce qui entraîne une explosion de la charge de la dette qui atteindra 84 milliards en 2027. Surtout, le surendettement public se trouve au cœur d’un modèle économique… »

ENTRETIEN – « Emmanuel Macron a transformé notre déclin relatif en déclin absolu », selon l’essayiste Nicolas Baverez

Par Philippe Créhange LE TÉLÉGRAMME Le 09 novembre 2024 à 19h09

Auteur de « Sursaut », Nicolas Baverez brosse un portrait sévère d’une France qui, à ses yeux, continuera de sombrer encore si elle ne se réforme pas. L’avocat et essayiste estime qu’il y a pourtant matière à espérer… si nos dirigeants politiques s’y mettent vraiment.Nicolas Baverez, avocat et essayiste, auteur du livre « Sursaut », actuellement en librairie, sur l’état de la France. (Philippe Créhange/Le Télégramme)

Dans votre ouvrage, vous décrivez les menaces qui pèsent sur nos démocraties et vous dites : « Comme dans les années 30, la France s’aveugle. Elle continue à vivre en temps de paix, en ignorant la guerre qui l’entoure et qui fond sur elle. » Sommes-nous proches d’une guerre ?

Quand on regarde le monde, on s’aperçoit qu’il a vraiment basculé. Il y a eu ce cycle de la mondialisation qui s’est ouvert à la fin des années 1970 et qui s’est clos avec l’invasion de l’Ukraine par la Russie. Et, depuis, la nouvelle ère dans laquelle nous sommes est caractérisée par un monde où les empires autoritaires attaquent les démocraties. Il y a une vraie alliance entre la Chine et la Russie. On a un traité entre la Russie et l’Iran. La Turquie passe des accords ponctuels avec ces puissances. Il y a cette guerre d’Ukraine de haute intensité, d’une violence inouïe. C’est un carnage épouvantable. Mais il y a aussi toute la guerre hybride que conduit quotidiennement la Russie et qui se traduit par de la désinformation, par des pressions économiques. Et la France est particulièrement ciblée. L’autre élément, c’est la reconfiguration en bloc de ce système qui n’est plus du tout uni.

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