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LE 1er MINISTRE, PROMIS (175), SERAIT NOMMÉ DANS LES 24 HEURES – 7 JOURS PLUS TARD : C’ÉTAIT POUR CE SOIR – MAIS CE SERA DEMAIN MATIN – LES SENTIMENT DES FRANÇAIS (suite 5) : COLÈRE ET LASSITUDE – MÀJ

MISE À JOUR JEUDI SOIR

NOTRE SÉRIE RELATIVE AUX SENTIMENTS DES FRANÇAIS :

LES SENTIMENTS DES FRANÇAIS ( SUITE 4 ) : GRANDE FATIGUE, PROFONDE NOSTALGIE, DÉCLIN. https://metahodos.fr/2024/12/08/85118/

UNE FACULTÉ D’AGIR – QUI SE RÉDUISANT AU FUR ET À MESURE – FAIT PLACE À UN IRRÉPRESSIBLE ET CROISSANT DÉSIR DE PROMETTRE

METAHODOS a identifié ce que nous appellerons « LE DIRE DE LA PROMESSE «  comme caractéristique essentielle du macronime.

Nous faisons régulièrement le récit de ces nombreuses promesses qui n’ont de sens – pour Emmanuel Macron – que dans l’instant où la parole émerge pour démontrer la force du pouvoir de celui qui la proclame.

L’instant où la parole émerge pour démontrer la force du pouvoir de celui qui la proclame

La mise en œuvre n’est pas un sujet, et le temps qu’elle nécessiterait est confisqué au profit de promesses nouvelles qui font oublier les précédentes et créent cette immédiateté ( et apparence de force d’être de pouvoir ) dont se régalent les médias fatigués de chercher ailleurs les faits et de concevoir des analyses.

D’OÙ UN SENTIMENT DE DÉCEPTION ET DE TROMPERIE CHEZ LES FRANÇAIS

Les politiques eux mêmes y trouvent leur confort, tant attachés sont-ils à se détacher de l’action publique pour se consacrer à la politique politicienne ( la Po pol – c.à.d leur destin ( et surtout leur survie et leur conservation) personnel.

LES PROMESSES LES PLUS RÉCENTES

1. Le PR a promis une nouvelle méthode pour nommer le nouveau 1er ministre : pas besoin de consulter. C’est tout le contraire qui s’est réalisé.

– 2. Une nomination en 24 heures – annoncée des avant l’ouverture du débat sur la Motion de censure, ( nous sommes 8 jours plus tard ;

3 jours après la promesse s’est transformée en 48 h … cad d’ici ce soir jeudi … et finalement (?)

On apprend cet après midi jeudique le voyage du PR en Pologne est écourté pour l’annonce du nom du 1er ministre ce soir comme promis ( et on souffle à la presse que ce sera une surprisse et que le PR interviendra ce soir )

Et la surprise comme l’intervention font pshit et des l’atterrissage on annonces : pas de décision ce soir, ce sera demain matin vendredi 13 décembre

À LIRE SUR FRANCE INFO CE SOIR : CE QUE DISENT ET DIFFUSENT « SA GARDE RAPPROCHÉE », « UN CONSEILLER », « UN DE SES AMIS »

« En attendant, Emmanuel Macron « joue au petit maître des horloges », selon un député. Il décolle jeudi dans la matinée pour Varsovie, en Pologne, pour une arrivée un peu avant midi. À 16 heures, il visite le musée de l’Insurrection.

Sa garde rapprochée mise sur une annonce « plutôt au retour ». »C’est sa dernière chance de nommer quelqu’un qui puisse tenir« , rappelle un fidèle qui ne serait pas choqué si finalement Emmanuel Macron prenait plus de temps.

Un conseiller du pouvoir avisé relève qu’« avoir fixé un délai peut aussi avoir été seulement une manière de mettre la pression sur les négociations« 

Et un de ses amis de se méfier : « Il peut tout envoyer balader et peut être qu’il n’a rien décidé du tout. »

– 3. La non dissolution de l’AN d’ici la fin du mandat.

– 4. Une stabilité politique pendant 30 mois

5. L’élargissement du socle commun au-de celui qui soutenait Michel Barnier. ( Le PS a annoncé qu’il exclura tout socialiste entrant dans un gouvernement qui ne serait pas de gauche )

– 6. Le non recours au 49.3 permettant d’éviter les motions de censure. ( le Ps a déjà déclaré qu’un tel accord de non censure ne vaut que si le 1er est de gauche et s’il sanctionnerait un 1er ministre Bayrou qui incarne une continuité du macronisme )

– 7. Le non recours aux voix du RN pour l’adoption des lois à l’AN

8. Et un peu plutôt : la non démission avant le terme du quinquennat – reniant ainsi la promesse solennelle entendue en 2019l; mais il est vrai qu’il y en a eu deux, et consécutifs, dont l’un à sa propre initiative ( dissolution )

E.MACRON SUR LA DÉMISSION EN 2019 :

« La réalité, c’est que le président de la République ne devrait pas pouvoir rester s’il avait un vrai désaveu en termes de majorité ! »

« En tout cas c’est l’idée que je m’en fais et la seule qui peut accompagner le fait d’assumer les fonctions qui vont avec »

Lors de son dernier conseil des ministres, Michel Barnier a alerté le chef de l’Etat au sujet des « fractures sociales, territoriales, rurales » dans le pays 

Lors de ce qui devrait être son dernier conseil des ministres, mercredi matin, Michel Barnier s’est exprimé devant le gouvernement pour rappeler des moments historiques, a rapporté Matignon au Monde.

Ce que nous vivons, « n’est pas un moment inédit puisqu’il y a quarante-trois ans, après l’élection de François Mitterrand, Raymond Barre, alors premier ministre, expédiait les affaires courantes », a-t-il rappelé. « Le 20 mai 1981 lors d’un conseil des ministres, M. Barre avait alors présenté un rapport économique et social sur la France. Le lendemain, Pierre Mauroy était nommé premier ministre », a poursuivi le premier ministre démissionnaire, censuré par l’Assemblée nationale une semaine plus tôt.

L’ancien commissaire européen, amer d’avoir été démis de ses fonctions trois mois après sa nomination, a remercié Emmanuel Macron pour le « dialogue franc et de qualité », que les deux hommes ont entretenu, durant son passage à Matignon. Mais le septuagénaire a aussi alerté le chef de l’Etat au sujet des « fractures sociales, territoriales, rurales » et« le sentiment d’abandon qui touche beaucoup de Français : justice, éducation, sécurité, santé, agriculture ». Et lui a fait part de sa « préoccupation » envers « la dette financière ». Une « réalité », a soulevé M. Barnier « qui s’imposera à tout gouvernement, quel qu’il soit. »

ÉMISSION – « Ça ne m’intéresse plus, on n’avance pas » : face à la crise politique, entre lassitude et colère

Publié le mercredi 11 décembre 2024 FRANCE INTER

Comme chaque mois depuis la rentrée, nous retournons à Gournay-en-Bray pour tenter de comprendre l’étendue de la crise démocratique née de la dissolution de l’été dernier. Emmanuel Macron voulait apporter une clarification : c’est tout l’inverse, dans la tête des électeurs que nous suivons.

Ursula est aussi douce avec les petites gymnastes qu’elle entraîne le soir bénévolement qu’elle est distante avec la classe politique. « Ça ne m’intéresse plus. On n’avance pas. Ce n’est pas sérieux »,commente la fonctionnaire de 55 ans, sous le coup d’une grosse fatigue démocratique. « C’est usant. C’est comme si ce n’était plus mon affaire alors que c’est censé l’être », ajoute-t-elle.

Avec des législatives express, un gouvernement qui se fait attendre pendant deux mois pour se faire éjecter en presque trois, Ursula ne suit plus l’actualité politique comme il y a quelques mois encore : « Pour moi, je sais que ça ne changera rien. Je continuerai à faire attention à mes achats, à regarder où prendre l’essence la moins chère. Il va y avoir un nouveau gouvernement et voilà c’est tout, ça ne changera rien », dit celle qui affirme ne plus parler politique avec son entourage.

La crainte d’une « terrible récession »

À Gournay, nous avons l’habitude de rencontrer Claude, 75 ans, électeur du RN. Lors de notre première rencontre, il nous avait assez fièrement dit que son parti avait le doigt sur le bouton. Le RN a donc appuyé sur le bouton mais pas forcément pour les bonnes raisons, analyse Claude. Il fait référence au calendrier judiciaire qui rattrape Marine le Pen et qui, selon lui, a poussé le RN à voter la motion de censure déposée par la gauche, ce qui est particulièrement difficile à digérer pour lui : « C’est une trahison, c’est comme embrasser sur la bouche son pire ennemi, c’est horrible », s’emporte l’ancien architecte parisien.

Claude vit très mal cette instabilité politique, économique et financière. Il craint une « terrible récession, et ne voit comment on peut sortir de cette situation. Nous vivons une situation malheureusement extraordinaire ». Pour la première fois depuis que nous avons rencontré Claude, il n’est pas certain de voter pour le RN lors des prochains scrutins, il attend de voir comment le parti va réagir dans cette période de crise.

La crise sociale occupe les esprits

Dernière étape à Gournay : Autoliv. L’usine emploie plus de 500 personnes actuellement. Ici la crise politique n’est pas vraiment un sujet. Sur le site, c’est la crise sociale qui occupe les esprits, avec la peur du retour du chômage de masse. Nous retrouvons Nicolas, ouvrier depuis 30 ans dans cette usine. Ça fait bien longtemps que lui et ses collègues n’attendent plus rien de l’action politique. « Je n’attends plus rien d’eux » dit l’un d’eux, dépité. Le site a connu cinq plans sociaux en un peu plus de dix ans et depuis c’est la crainte permanente, oppressante de voir le site fermer.

Dans les trois prochaines années, aucun nouveau produit, autres que les airbags actuels, ne sera fabriqué à Gournay, le chiffre d’affaires pourrait être divisé par deux. Les projections sont tristes. Ce qui fait dire à Nicolas que la suite devrait se passer dans la rue « un peu à l’image des gilets jaunes, on voit sur les réseaux sociaux qu’il y a des appels pour lancer un mouvement similaire. Avec la casse de l’emploi partout en France, on peut s’attendre à une révolte plus forte des salariés », prévoit Nicolas. « Je n’ai pas de boule de cristal, mais je sais que les gens n’en peuvent plus », conclut-il.

LIEN VERS L’ÉMISSION

https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/le-zoom-de-france-inter/le-zoom-de-france-inter-du-mercredi-11-decembre-2024-4726273

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