
L’Elysée n’a aucune compétence pour obliger les français à s’inscrire sur son site et restreindre une liberté fondamentale … et pourtant
La justice administrative avait annulé lundi l’obligation de présenter un QR code
que les autorités souhaitaient imposer pour la première fois au public désireux d’accéder aux Champs-Élysées pour le traditionnel défilé militaire du 14-Juillet à Paris.
Dans une ordonnance consultée par l’AFP, le tribunal administratif de Paris, qui était saisi en urgence par l’association Vigie Liberté, « enjoint au préfet de police de Paris, sans délai, de s’abstenir de prendre en considération la présentation ou pas d’un QR code nominatif » délivré par la présidence de la République après inscription sur son site internet, pour pouvoir accéder au périmètre.
C’est Macron lui même qui en avait pris l’initiative
au préfet de police Patrice Faure de mettre en place un dispositif rehaussant le niveau de sécurité, tout en permettant que la parade militaire reste un événement « le plus populaire possible », sans jauge limite. La PP avait toutefois affirmé que la décision de « rehausser les mesures de sécurité » était celle du préfet de police.
Coup de théâtre dans la nuit, le C E rétablit le QR code de l’Elysee pour le défilé
Saisi en urgence par une association, le tribunal administratif de Paris a ordonné au préfet de police de renoncer à exiger un QR code nominatif pour l’accès au défilé militaire du 14-Juillet.
ARTICLE – 14-Juillet: le Conseil d’État rétablit le QR code obligatoire pour accéder au défilé à Paris
BFM avec AFP
Le Conseil d’État a rétabli le QR code obligatoire pour le public voulant accéder aux Champs-Élysées pour le défilé à Paris. Le juge des référés du Conseil d’État a annulé l’ordonnance du tribunal administratif qui avait, lui, annulé lundi la présentation obligatoire d’un QR Code après avoir été saisi par une association.
Le Conseil d’État a rétabli le QR code obligatoire pour le public désireux d’accéder aux Champs-Élysées pour le traditionnel défilé militaire du 14-Juillet à Paris, a indiqué mardi 14 juillet Amine Elbahi, président de l’association Vigie Liberté.
« Le 14 juillet 2026, à 2h00. Le juge des référés du Conseil d’État a annulé l’ordonnance du tribunal administratif de Paris et a rétabli l’exigence d’un QR code et de la présentation d’un titre d’identité pour assister au défilé militaire sur les Champs-Élysées », a écrit le responsable de l’association sur son compte X.
« L’ordonnance (…) du juge des référés du tribunal administratif de Paris du 13 juillet 2026 est annulée », indique la décision du Conseil d’État vue par l’AFP.
De nombreux chefs d’État
« Le préfet de police prend acte de la décision du Conseil d’État d’annuler l’ordonnance du TA (tribunal administratif, NDLR) et ainsi de rejeter le référé-liberté formé par l’association Vigie Liberté », a réagi la préfecture de police de Paris dans une déclaration transmise à BFMTV et l’AFP.
Le préfet « rappelle que sa décision de mettre en place une plateforme de pré-inscription, donnant lieu à la délivrance d’un QR code, était motivée par un dispositif de sécurité adapté au regard de la nature du défilé et de la présence de très nombreux chefs d’État et de gouvernement », indique-t-elle encore.
« Le préfet de police se satisfait d’un dispositif qui permettra ce matin de fluidifier les accès au défilé tout en permettant au plus grand nombre d’y accéder », a-t-on encore ajouté.
Une décision qui fait « prévaloir l’impératif de sécurité »
Le tribunal administratif de Paris, saisi en urgence par Vigie Liberté, avait d’abord annulé lundi l’obligation de présenter le QR code voulu par les autorités.
Mais le « Conseil d’État (…) a considéré qu’à quelques heures du défilé, en raison de l’intérêt public majeur qui s’attache à la sécurité de l’événement, notamment à la protection des chefs d’État présents, dont le président ukrainien Volodymyr Zelensky, la condition d’urgence du référé-liberté ne justifiait pas d’ordonner immédiatement la suspension du dispositif », a expliqué Amine Elbahi.
« Je regrette cette décision, qui fait prévaloir, dans les circonstances exceptionnelles de l’espèce, l’impératif de sécurité », a ajouté le président de l’association, qui entend poursuivre le combat avec Vigie Liberté.
« L’État de droit, c’est aussi accepter une décision de justice lorsqu’elle ne nous est pas favorable, tout en poursuivant le débat juridique devant les juridictions compétentes », a-t-il dit.