
ARTICLE – « Le 93 est aujourd’hui un territoire perdu de la République » : Noisy-le-Sec, laboratoire de la gauche décoloniale
Islamo-gauchisme
Par Ugo Portier MARIANNE Publié le 06/07/2026
Noisy-le-Sec, Seine-Saint-Denis. Ce bastion populaire de la « banlieue rouge », dirigé par un maire communiste depuis 2020, a petit à petit importé son logiciel décolonial : relativisation de l’excision, défense du voile, antisémitisme… Enquête.
Le grand public l’a découverte le 21 janvier 2016 sur le plateau de l’émission Des Paroles et des Actes sur France 2. Présentée comme une simple enseignante, sans étiquette politique, Wiam Berhouma prononce un réquisitoire d’une grande virulence face à Alain Finkielkraut. Derrière la mise en scène de la « citoyenne indépendante », la réalité militante ne tarde pas à faire surface : le CSA rappellera d’ailleurs à l’ordre la chaîne publique pour son manque de transparence. Loin d’être neutre, Wiam Berhouma est alors une cadre active de la Marche des Femmes pour la Dignité (MAFED), un collectif décolonial dénonçant un prétendu « racisme d’État » et naviguant dans la galaxie du Parti des Indigènes de la République (PIR).
Cette fonction de professeure d’anglais, qu’elle exerce dans un collège du département, Wiam Berhouma va rapidement l’utiliser comme le pivot de son engagement. Investie dans la commission antiraciste du syndicat SUD Éducation 93, elle participe directement à la structuration de sa doctrine au cœur de l’école républicaine…
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