
1. L’IA va-t-elle prendre votre job ? Voici les métiers les plus menacés
TITRE CAPITAL Par Noah Sdiri QUI POURSUIT :
L’intelligence artificielle redéfinit-elle réellement notre avenir professionnel ? Alors que l’IA générative progresse à une vitesse vertigineuse, de nombreux travailleurs se demandent si leur emploi est menacé. Certains métiers résistent encore, mais pour combien de temps ?
L’essor fulgurant de l’intelligence artificielle (IA), en particulier de l’IA générative, soulève de nombreuses questions sur l’avenir de l’emploi. Alors que cette technologie progresse à un rythme sans précédent, de plus en plus de travailleurs se demandent si leur métier est menacé. Selon le Financial Times, l’IA générative, capable de créer du texte, du code, des images ou même de la musique, est perçue par les entreprises comme une véritable révolution technologique, comparable à celle d’internet. Mais cette avancée suscite autant d’enthousiasme que d’inquiétude : va-t-elle créer de nouveaux emplois ou en détruire massivement ? Quels secteurs seront les plus exposés ?
Les professions techniques et créatives sont parmi les premières confrontées aux bouleversements engendrés par l’IA. Les développeurs informatiques, traditionnellement perçus comme les créateurs des outils d’automatisation, se retrouvent désormais en concurrence directe avec des intelligences artificielles capables de générer du code en quelques secondes. Ces technologies, nourries par d’immenses bases de données, peuvent résoudre des problèmes complexes à une vitesse inégalée et suggérer des solutions efficaces, remettant en cause le rôle traditionnel des développeurs.
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Les métiers à forte dimension humaine résistent encore
Les métiers créatifs sont également touchés. Les outils d’IA tels que Sora d’OpenAI ou DALL-E permettent de produire des images, des vidéos et des textes d’un réalisme impressionnant, capables de rivaliser avec le travail des designers graphiques, des rédacteurs ou des photographes. Les entreprises y voient une opportunité de réduire leurs coûts de création, augmentant ainsi la pression sur les professionnels du secteur.
Face à cette vague d’automatisation, certains métiers résistent grâce à leur dimension humaine. Les opérateurs des services d’urgence, par exemple, restent irremplaçables : ils doivent gérer des situations imprévisibles, coordonner des interventions, faire preuve de sang-froid et apporter un soutien émotionnel aux personnes en détresse. Ces compétences, mêlant empathie, intuition et rapidité de décision, restent encore inaccessibles aux machines.
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Les métiers les plus vulnérables face à l’automatisation
Les professionnels de la santé, les enseignants ou encore les managers de proximité conservent également un avantage. Ces professions exigent une interaction humaine complexe, une intelligence émotionnelle développée et la capacité de gérer des situations où les émotions et les relations interpersonnelles jouent un rôle central. Bien que l’IA puisse assister ces professionnels dans certaines tâches, elle ne peut pas encore les remplacer dans leur totalité.
La vulnérabilité d’un métier face à l’intelligence artificielle dépend de plusieurs critères : la complexité des tâches, leur fréquence, l’interdépendance des actions et le coût d’une erreur. Plus un métier repose sur des tâches répétitives et standardisées, plus il est exposé à l’automatisation. Les secteurs administratifs et juridiques intermédiaires sont particulièrement menacés. Les assistants administratifs, les comptables auxiliaires, les gestionnaires de bases de données ou les assistants juridiques voient leurs tâches automatisées par des systèmes capables d’exécuter des processus standardisés avec une efficacité redoutable.
2. Fonction publique : ces emplois que l’IA pourrait menacer
Comme l’explique une étude effectuée par le cabinet de conseil Roland Berger basée sur 450 métiers du secteur public, de nombreux emplois de la fonction publique pourraient faire l’objet d’une aide de l’intelligence artificielle. Les plus concernés seront ceux liés à l’administration.
Certaines tâches de faible complexité paraissent «plus facilement répliquées par l’IA». © Limitless Visions/Adobe Stock
Par Alexis Fargeaudoux CAPITAL
Une véritable avancée, notamment dans le secteur de l’administration. Selon une étude effectuée par le cabinet de conseil Roland Berger, publiée ce vendredi 19 septembre et basée sur 450 métiers du secteur public, représentant 351 millions d’emplois au niveau mondial, et relayée par Le Parisien, 7,5 % des emplois du service public pourraient être entièrement automatisés grâce à l’intelligence artificielle. C’est notamment le cas des métiers de bureautique comme les assistants administratifs, secrétaires ou encore les agents dans des centres d’appels.
D’après l’étude, certaines tâches de faible complexité paraissent «plus facilement répliquées par l’IA». Si son déploiement «prendra du temps et de l’argent», reconnaît son auteur, Alain Chagnaud, «nous commençons à avoir des perspectives sur ces sujets», explique-t-il. Au total, c’est plus d’un tiers de l’emploi dans le secteur public du monde entier (36 %) qui sera exposé à des changements importants, soit environ 125 millions d’ETP (équivalents temps plein).
Une volonté de lutter contre la fraude fiscale
Ainsi, 22 % des emplois pourraient être «augmentés». Mais en quoi cela consiste-t-il ? Dans les faits, l’intelligence artificielle y introduira de nouvelles fonctions ou prendra en charge des tâches périphériques afin d’aider les employés. Les fonctions concernées sont liées à l’administration, aux relations publiques ou à l’enseignement. Par exemple, les douanes, les secrétaires juridiques, comme les agents des services des impôts, devraient faire l’objet de ces assistances, notamment dans l’objectif d’une meilleure détection de la fraude fiscale.
De même, le secteur de la santé pourrait aussi être assisté à l’aide de traitements personnalisés ou grâce à une amélioration de l’efficacité administrative. Néanmoins, certains emplois comme l’aide à la personne ne devraient pas être très impactés….
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