
1. Scandale du périscolaire à Paris : trois plaintes déposées contre Anne Hidalgo et son ancien premier adjoint
par A.S TF1 avec AFP Publié le 27 août 2026
Anne Hidalgo et son premier adjoint Patrick Bloche sont visés par trois plaintes suite au scandale des agressions sexuelles dans le périscolaire.Elles ont été déposées pour « non-assistance à personne en danger » par des familles.Celles-ci estiment que leur « responsabilité pénale individuelle est engagée ».
C’est un chiffre qui ne sera sans doute pas définitif au regard des nombreuses affaires qui ont éclaté depuis près d’un an. Trois plaintes visant l’ex-maire socialiste de Paris Anne Hidalgo et son ancien premier adjoint Patrick Bloche ont été déposées ces derniers jours par des familles touchées par le scandale des agressions sexuelles dans le périscolaire(nouvelle fenêtre), a appris l’AFP jeudi auprès de l’avocate des familles.
Elles ont été déposées pour « non-assistance à personne en danger », a précisé Me Lise-Honorine Bornes.
Les faits dénoncés auraient été commis sur deux enfants
Séparément, ces familles avaient déjà déposé plainte entre mars et mai pour « agression sexuelle », « violence » ou encore « non-assistance à personne en danger », et pour l’une pour « viol », commis sur leurs enfants pendant le périscolaire à l’école primaire publique Saint-Dominique, dans le 7e arrondissement de Paris.
Deux animateurs ont été mis en examen le 23 mai et écroués dans le cadre d’une information judiciaire portant sur « des faits commis au préjudice d’une vingtaine d’enfants », avait alors expliqué le parquet.
Dans le cas des familles ayant déposé plainte contre Anne Hidalgo et Patrick Bloche, les faits dénoncés auraient été commis sur deux enfants entre septembre 2022 et août 2025, sur une autre entre août et décembre 2025 et sur une dernière entre septembre 2025 et janvier 2026.
Anne Hidalgo, 67 ans, a été maire de Paris d’avril 2014 à mars 2026 et M. Bloche, 70 ans, adjoint au maire d’octobre 2017 à juillet 2024, chargé notamment des affaires scolaires et de la petite enfance, puis premier adjoint jusqu’en mars 2026.
« Des éléments probants »
Selon Me Bornes, les plaintes sont « documentées »
et s’appuient sur « des éléments probants »
, montrant que Mme Hidalgo et M. Bloche avaient « connaissance d’un péril grave et imminent auquel étaient exposés les enfants »
, « placés sous leur responsabilité »
, mais qu’il y a eu un « déni complet »
de leur part et qu’ils n’ont « rien »
mis en place.
Les plaintes, dont l’AFP a eu connaissance, font état de divers moments où Anne Hidalgo ou Patrick Bloche sont interpellés, notamment lors de séances du Conseil de Paris. Et ce dès le 14 avril 2015, lorsque le maire LR du 6ᵉ arrondissement Jean-Pierre Lecoq avait affirmé que «
des enfants sont abusés sexuellement par des animateurs lors des activités périscolaires »
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En février 2026, en pleine campagne pour les municipales, l’ancienne édile socialiste avait reconnu sur France Inter une part de responsabilité, étant à la tête d’une administration. Mais « je ne peux pas laisser dire que nous serions restés depuis 2015 sans rien faire »
, s’était-elle défendue, indiquant qu' »un certain nombre de personnes ont été écartées, licenciées à différentes strates de la hiérarchie qui n’avaient pas signalé »
ces agissements.
En décembre 2025, elle avait nommé Dominique Versini Défenseure des enfants de la ville de Paris, une fonction à laquelle le nouveau maire Emmanuel Grégoire a mis fin dès le début de son mandat, en engageant un plan d’action pour le périscolaire.
2. Périscolaire : Anne Hidalgo, Patrick Bloche et Emmanuel Grégoire auditionnés mi-septembre au Sénat
Europe 1 avec AFP Publié le 28/08/2026
Périscolaire : Anne Hidalgo, Patrick Bloche et Emmanuel Grégoire auditionnés mi-septembre au Sénat [Ludovic MARIN / AFP]ArticleSuggestions
Ce vendredi, la commission d’enquête du Sénat sur les violences dans le périscolaire en France a annoncé qu’Anne Hidalgo, Patrick Bloche et l’actuel maire de Paris, Emmanuel Grégoire, seront auditionnés au mois de septembre.
L’ex-maire socialiste de Paris Anne Hidalgo, son ancien premier adjoint Patrick Bloche, ainsi que le nouveau maire de la capitale Emmanuel Grégoire, seront auditionnés mi-septembre par la commission d’enquête du Sénat sur les violences dans le périscolaire en France, a indiqué vendredi sa rapporteure Agnès Evren.
Emmanuel Grégoire auditionné le 16 septembre
Anne Hidalgo, aux commandes de la ville de 2014 à 2026, et Patrick Bloche, qui fut en charge des affaires scolaires puis premier adjoint jusqu’en 2026, seront entendus le 15 septembre par les sénateurs de la commission des affaires culturelles et de l’éducation participant à cette commission d’enquête sur la « prévention et le traitement des violences dans le périscolaire » à l’échelle nationale.
Le 16 septembre ils auditionneront Emmanuel Grégoire, nouveau maire PS de Paris, qui a été dix ans adjoint à l’Hôtel de ville dont six ans premier adjoint d’Anne Hidalgo. « Cette commission est transpartisane. Elle n’est ni un tribunal, ni une justice parallèle », a expliqué à l’AFP la sénatrice LR Agnès Evren, rapporteure de la commission.
« Paris n’est que la partie visible d’une défaillance nationale. Quand 70 départements sont concernés, on ne peut plus parler de faits isolés », a souligné la sénatrice, également conseillère de Paris.
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« Le sujet c’est le process: nous examinerons la chaîne de protection de bout en bout pour comprendre où elle a dysfonctionné et proposer des solutions », a ajouté Agnès Evren, précisant que les deux anciennes directrices des affaires scolaires parisiennes seront elles aussi entendues.
Anne Hidalgo et Patrick Bloche directement visés par trois plaintes
La commission d’enquête, qui doit rendre ses recommandations à l’automne, auditionnera des élus d’autres villes, ainsi que des collectifs de parents d’élèves et des magistrats. L’ancien ministre de l’Éducation Vincent Peillon, à l’origine de la réforme des rythmes scolaires en 2013, sera aussi entendu, le 14 septembre.
Anne Hidalgo et Patrick Bloche sont directement visés par trois plaintes pour « non-assistance à personne en danger » déposées fin août par des familles d’enfants victimes d’agressions sexuelles sur le temps périscolaire à l’école Saint-Dominique (VIIe arrondissement), l’un des épicentres du scandale.
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Une vingtaine d’élus de la droite et du centre, dont la maire du VIIe arrondissement Rachida Dati, ainsi que le groupe coprésidé par Sophia Chikirou (LFI), ont fait un signalement à la procureure Laure Beccuau, mettant en cause la responsabilité pénale de la ville.