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Six compléments pour « Réécrire… » « Démocratie… » « Jean… » « Gestion… »

COMPLEMENT POUR: Jean Castex Premier Ministre

https://metahodos.fr/2020/07/03/jean-castex-premier-ministre/

COMMENTAIRE

Un lecteur attire notre attention sur la personnalisation, « technicisation » et « technocratisation » croissantes du pouvoir exécutif.

Sommes nous toujours dans l’esprit de la 5° République ? Quelle sera la part – dans la gouvernance publique – des parties prenantes et des institutions de la République et de la Démocratie ?

Il choisit un collaborateur, et lui impose un autre collaborateur proche Nicolas Revel comme Directeur de Cabinet.
En 2017, il avait tenté en vain de l’imposer à Edouard Philippe..Il y a une sorte de fusion des deux entités Elysées et Matignon, avec un Premier Ministre sans autonomie et des membres de cabinets communs.

Rappel: Nicolas Revel, qui fut secrétaire général adjoint de l’Elysée en tandem avec Emmanuel Macron de 2012 à 2014, a travaillé auprès de Jean Glavany au ministère de l’Agriculture, de Bertrand Delanoë à la mairie de Paris et de François Hollande donc, à l’Elysée. Son nom avait déjà circulé, depuis 2017, comme remplaçant d’Alexis Kohler à l’Elysée. En le dépêchant auprès de Jean Castex, Emmanuel Macron introduit un homme de confiance au 57 rue de Varenne, pièce qui lui faisait cruellement défaut jusqu’ici.

Cette nomination répond donc en tout point à la très forte volonté du PR de reprendre les rênes, à dix-huit mois de l’élection présidentielle. Emmanuel Macron, résolu à se représenter, sera seul comptable, devant les Français, du bilan de son quinquennat. Il veut donc désormais un Premier ministre qui applique ses décisions, et non qui les bloque.

ARTICLE

Avec Jean Castex comme premier ministre, Emmanuel Macron assume de vouloir gouverner seul

Le chef de l’Etat a choisi un haut fonctionnaire et élu local de 55 ans au profil de « collaborateur », censé lui faire moins d’ombre à Matignon.

Par Cédric Pietralunga et Alexandre Lemarié 3 7 20

…/…

TROIS COMPLÉMENTS POUR : Gestion du covid: On a donné raison à Diafoirus et Purgon

https://metahodos.fr/2020/06/07/gestion-du-covid-on-a-donne-raison-a-diafoirus-et-purgon/

  1. COMMENTAIRE


Cela expliquerait peut-être la décision de l’exécutif de ne pas faire le retex :


Une enquête judiciaire sera ouverte contre Édouard Philippe, Agnès Buzyn et Olivier Véran
François Molins a annoncé ce vendredi 3 juillet l’ouverture d’une enquête judiciaire sur la gestion de la crise du coronavirus contre trois anciens ministres.


Ouest-France  Avec AFPPublié le 03/07/202 18h15


Une enquête judiciaire sur la gestion de la crise du Covid-19 va être ouverte à la Cour de Justice de la République (CJR) contre les ex-ministres Édouard Philippe, Olivier Véran et Agnès Buzyn, a annoncé ce vendredi 3 juillet le procureur général près la Cour de cassation François Molins.
La commission des requêtes, composée de hauts magistrats et qui fait office de filtre, a en effet jugé recevables neuf plaintes contre ces anciens membres du gouvernement. Aux termes de la procédure, François Molins est désormais tenu de saisir la commission d’instruction de la CJR, qui agira comme un juge d’instruction et mènera les investigations.


« Abstention de combattre un sinistre »
Au total, 90 plaintes ont été reçues à ce jour par la CJR, seule instance habilitée à juger les membres du gouvernement pour l’exercice de leur fonction, et 53 d’entre elles ont été examinées.
Parmi elles, 34 ont été déclarées irrecevables car elles ne visaient pas un membre du gouvernement ou car le plaignant n’avait pas d’intérêt à agir. Dix autres, visant notamment les ex-ministres de la Justice Nicole Belloubet, des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian ou encore de l’Intérieur Christophe Castaner, ont été classées sans suite.

…/…

2. COMMENTAIRE

Commentaire reçu, en appui à l’extrait des 2 articles du Temps:

Pas de RETEX, mais une commission désignée et pilotée par l’exécutif . Celle ci est à la fois concurrente à celles des Assemblée dont le rôle est de contrôler exécutif et ne remplace pas le RETEX

(RETEX qui doit être fait – rappelons le en interne: par les autorités elles mêmes avec leurs équipes et leurs partenaires, afin de retracer les actions et leurs conséquences, de les évaluer en valorisant les bonnes pratiques et en définissant des pistes de progrès sous forme de plan d’action )

ARTICLE 1

Emmanuel Macron a installé ce jeudi la mission «indépendante d’évaluation de la gestion de la crise du coronavirus». Elle est présidée par Didier Pittet, chef du service de prévention et contrôle de l’infection aux HUG

Le Temps 25 juin 2020

L’Elysée a indiqué ce jeudi avoir mis en place la mission d’évaluation de l’exécutif sur la gestion de la crise du coronavirus, annoncée au début du mois de juin. Elle est présidée par l’infectiologue genevois Didier Pittet, chef du service de prévention et contrôle de l’infection aux Hôpitaux universitaires de Genève. Il a été reçu par Emmanuel Macron à 16 heures.

Cette «mission indépendante nationale sur l’évaluation de la gestion du crise du COVID-19, et sur l’anticipation des risques pandémiques» aura une durée de six mois et sera chargée de rendre un premier rapport à l’automne et un second d’ici la fin de l’année. Elle est complémentaire à la commission d’enquête parlementaire sur le coronavirus, selon une source de l’Elysée citée par Reuters.Didier Pittet insiste vraiment: «Ce n’est pas le virus qui circule mais les gens»
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L’infectiologue genevois a offert à l’humanité le gel hydroalcoolique qu’aujourd’hui tout le monde s’arrache

ARTICLE 2

PORTRAIT DE DIDIER PITTET

Didier Pittet: «Une bonne communication est primordiale dans cette épidémie.» Eddy Mottaz /Le Temps 19 MARS

« Il insiste vraiment: «Ce n’est pas le virus qui circule mais les gens»; L’infectiologue genevois a offert à l’humanité le gel hydroalcoolique qu’aujourd’hui tout le monde s’arrache

En temps normal, il dort cinq à six heures par nuit. Ce qui lui suffit. «Une question d’habitude et de rythme», dit-il. Mais depuis une quinzaine de jours, il a réduit ce temps de sommeil. Deux à trois heures. Comment tient-il? Un haussement d’épaules, puis un sourire. Il n’a pas l’air d’un homme fatigué. Sans doute parce qu’il respecte par ailleurs une stricte hygiène de vie. Saine alimentation par exemple: légumes, poissons, eau minérale.

Une partie de la nuit, il lit ses courriels – 3800 en souffrance en ce moment – qui affluent du monde entier, tente de répondre à ses consœurs et confrères infectiologues ou épidémiologistes qui comme lui font face à l’épidémie de Covid-19. Didier Pittet dirige le service de prévention et de contrôle de l’infection aux Hôpitaux universitaires genevois. Autant dire qu’il est en première ligne. Lorsqu’il quitte son vaste (et très encombré) bureau du 9e étage, c’est pour entrer en cellule de crise. Il en ressort pour filer à l’aéroport (un cas suspect est annoncé), se rendre sur un plateau de télévision ou à une séance avec des responsables politiques.

Didier Pittet l’assure: «Une bonne communication est primordiale dans cette épidémie.» Dire et redire, aux jeunes surtout, que ce n’est pas le virus qui circule mais les gens, qu’il faut réduire les déplacements, les rassemblements, les contacts. Il explique: «Au minimum 80% des malades présentent une forme bénigne de la maladie. On peut être infecté et ne se sentir que légèrement grippé. Mais il y a une possibilité de transmission, notamment à l’intérieur des familles, qui aurait un impact sur les vieillards et les plus fragiles.»

L’urgence de freiner


Donc «il faut freiner la vitesse de propagation pour que le pic arrive le plus tard possible et qu’il soit le moins haut possible. Ainsi les structures hospitalières pourront faire face à un afflux de patients.» Son cauchemar: une situation à l’italienne. Ses confrères, à Bergame notamment, faute de respirateurs, cochent ceux qui ne seront pas soignés, au-delà de 75 ans en général. Didier Pittet a réalisé une vidéo avec le youtubeur Le Grand JD pour diffuser le message. Samedi dernier, il était aussi l’invité des deux Vincent (Kucholl et Veillon) dans 120 minutes sur RTS1. Ce type d’exercice ne semble pas lui déplaire. Et il passe bien, avec des propos clairs. Et cette gentillesse qu’il dégage, ainsi qu’une simplicité de tous les instants.

Qui sait que cet homme a été honoré par la reine d’Angleterre et fait commandeur de l’ordre de l’Empire britannique? «Mieux que Paul McCartney qui, en 1965, n’a été élevé qu’au rang de membre», s’amuse-t-il. En 1999, il a contribué à la mise en place du service de prévention des infections de l’Hammersmith Hospital de Londres et a prodigué ses conseils lors du lancement en 2003 de la campagne pour l’hygiène des mains. Il a été surtout anobli pour avoir offert à l’OMS et donc à l’humanité le produit révolutionnaire qu’est le gel hydroalcoolique dont on parle tant aujourd’hui.

Avec son équipe (médecins, chercheurs, infirmières, personnels de nettoyage, etc.), il a développé et démocratisé cette solution dont la formule a été imaginée par William Griffiths, un pharmacien anglais des HUG. Didier Pittet aurait pu devenir multimilliardaire en brevetant ses travaux. Au lieu de cela, il a choisi d’en faire don à tous. «L’hygiène des mains est une chose trop simple, trop nécessaire pour qu’elle soit brevetée», insiste-t-il. Son combat durant toute sa carrière: faire reculer les maladies dites nosocomiales, hôpital par hôpital, pays par pays, en Suisse, en Afghanistan, en Afrique où le déficit en eau courante fait encore des ravages. Six pour cent des patients suisses contractent une infection dans les hôpitaux.

En 1995, il prend un chronomètre et découvre qu’une infirmière des soins intensifs se lave les mains environ 22 fois par heure et qu’il lui faut une à deux minutes à chaque fois. «Quand on multiplie cette durée par 22, c’est impossible: on ne peut pas se désinfecter les mains avec de l’eau et du savon, ça prend trop de temps», témoigne-t-il dans le livre Le Geste qui sauve, paru en 2014 à L’Age d’Homme, qui lui est consacré. Une évidence s’impose: il faut utiliser de l’alcool, qui est un puissant antiseptique. La crise actuelle le démontre, c’est le produit miracle. Il était là, à portée de tous les soignants, mais personne n’avait pensé à le diffuser à grande échelle dans les institutions hospitalières.

Un battant


Didier Pittet est un battant, élevé par un couple modeste de Lancy (GE): un père mécanicien et une mère au foyer qui voulaient voir leur fils réussir ses études. Il envisage de devenir curé, mais passe beaucoup de temps chez un camarade dont le père est médecin. Il admire cet homme dont le métier est une vocation, un sacerdoce. Aux Evangiles, il va donc préférer le Vidal, la bible du médecin.

Plus de 180 pays et plus de 20 000 hôpitaux ont adopté la solution hydroalcoolique de Didier Pittet. Il continue, tel un baroudeur, à arpenter le monde, souvent sur ses jours de vacances. Il est pour le moment cloué à Genève, coronavirus oblige, annonce fièrement que la pharmacie des HUG vient de démarrer la production de 100 000 flacons de solution hydroalcoolique. En dépit des contraintes actuelles.

Profil
1957 Naissance à Genève.

2004 Commence à collaborer avec l’OMS.

2007 Honoré par la reine d’Angleterre.

2014 Parution du «Geste qui sauve», écrit par Thierry Crouzet (Ed. L’Age d’homme). »

3. COMMENTAIRE

CLAUDE CHARTRES nous suggère de publier cet article relatif à l’oms, compte tenu des polémiques qui ont fleuri pendant la crise du covid

L’OMS face à la pandémie de Covid-19
Trois questions à Antoine Flahault

INTERVIEW – 26 JUIN 2020

Antoine Flahault

DIRECTEUR DE L’INSTITUT DE SANTÉ GLOBALE À GENÈVE

« Alors que le Président américain a annoncé fin mai la suspension de la contribution américaine à l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) accusée de complaisance avec la Chine, quel regard porter sur l’action de l’OMS pendant la crise ? Le Professeur Antoine Flahault, directeur de l’Institut de santé globale à Genève, a répondu aux questions d’Angèle Malâtre-Lansac, directrice déléguée à la santé à l’Institut Montaigne.

L’OMS a fait l’objet de nombreuses critiques pendant la pandémie. Le mécontentement de certains États face au rôle joué par l’OMS est-il justifié et comment l’expliquer ?

Tout d’abord, j’aimerais revenir sur ce qu’est et sur ce que n’est pas l’OMS. L’Organisation mondiale de la santé est une agence onusienne intergouvernementale et pas supranationale. Elle dispose par ailleurs de moyens assez faibles : son budget équivaut à celui d’un gros hôpital universitaire de province. 

En dépit de ces moyens assez faibles, il faut reconnaître à l’OMS la qualité de ses experts, mondialement reconnus. Les avis de l’OMS sont d’ailleurs très rarement remis en question.

 Mais son rôle est essentiellement normatif : l’OMS ne dispose ni de pouvoirs de sanction, ni même de pouvoirs d’inspection, contrairement à d’autres agences comme l’Organisation internationale du travail (OIT) ou l’Organisation mondiale du commerce (OMC).

L’action de l’OMS dans la pandémie s’est jouée dans le cadre du règlement sanitaire international (RSI 2005) qui a pour objectif de prévenir les risques graves pour la santé publique et de gérer les crises épidémiques. C’est dans ce cadre que le Dr Tedros, le directeur général de l’OMS, a convoqué un comité d’urgence le 30 janvier qui a considéré, dans l’avis qu’il lui a transmis, que l’épidémie de coronavirus constituait une urgence de santé publique internationale (USPPI ou PHEIC en anglais). Dans les jours qui ont suivi, des recommandations non contraignantes ont été produites par l’OMS qui déconseillait notamment la mise en place de restrictions aux voyages et au commerce, recommandations qui seront très rapidement violées par la plupart des pays membres.

Si l’on regarde d’où proviennent les critiques de l’OMS, elles sont essentiellement le fait des pays les plus riches, ceux qui ont le moins besoin de l’OMS car ils disposent d’une infrastructure et d’agences de santé publique fortes. On reproche à juste titre à l’OMS de ne pas avoir joué son rôle de coordinateur, de leader face à la pandémie. Or, cette situation résulte d’un cadre dans lequel les États membres ne donnent aucune capacité contraignante à l’OMS. Ses pouvoirs sont quasi-absents du fait de ses faibles moyens, de son mode de fonctionnement et de gouvernance. Officiellement, l’OMS est très démocratique, avec 194 pays qui ont chacun une voix équivalente, alors même que les budgets sont à la discrétion des États.

Officiellement, l’OMS est très démocratique, avec 194 pays qui ont chacun une voix équivalente, alors même que les budgets sont à la discrétion des États.

Sans pouvoir contraignant ou d’inspection, l’OMS a dû, pour avoir de l’influence, tisser des liens pays par pays, et a ouvert de nombreux bureaux un peu partout dans le monde qui lui permettent d’avoir des portes d’entrées directes dans les États. Cela se fait bien de manière très politique et peu transparente. Le risque que je vois aujourd’hui avec le retrait des États-Unis qui est l’un des principaux financeurs de l’OMS, est celui d’un repli, d’une forme de « bunkerisation » de l’organisation.

Selon vous, que peut-on retenir de positif de l’action de l’OMS pendant la pandémie ?

Je retiendrai particulièrement le projet ACT Accelerator : un dispositif de coopération de très grande ampleur mis en place fin avril pour permettre d’accélérer l’accès aux traitements et aux outils de lutte contre le Covid-19, notamment pour faciliter l’accessibilité pour tous à un éventuel vaccin, dans un contexte où les États et notamment les États-Unis, se replient. 

L’OMS a là joué son rôle de coordinateur et de chef de file en réunissant de nombreuses organisations comme la Coalition for Epidemic Preparedness Innovations (CEPI), la GAVI – l’Alliance du vaccin, le Fonds mondial, UNITAID, le Wellcome Trust, ou encore la Fédération internationale de l’industrie du médicament (IFPMA), qui se sont tous engagés à agir ensemble.

Autre moment clé, fin mai, l’OMS a réuni la 73e assemblée mondiale de la santé, qui est en quelque sorte le conseil d’administration de l’agence. Cette assemblée a pris une résolution extrêmement importante pour soutenir l’action de l’OMS dans laquelle elle appelle notamment à intensifier la coopération et la collaboration à tous les niveaux ; à reconnaître le rôle de chef de file de l’OMS et de l’ONU pour mobiliser et coordonner la riposte mondiale ;

 à reconnaître le rôle des professionnels de santé et des humanitaires dans la crise ; à demander l’accès universel, rapide et équitable aux traitements. Cette résolution appelle également à une évaluation impartiale, indépendante et complète pour « examiner l’expérience acquise et les leçons tirées de la riposte sanitaire internationale coordonnée par l’OMS face à le Covid-19 ». 

Les États membres ont ici bien joué leur rôle d’administrateurs lors de cette assemblée au cours de laquelle la France a été force de proposition.

L’Europe peut-elle jouer un rôle particulier pour renforcer le rôle de l’OMS et permettre une meilleure coordination en cas de pandémie à venir ?

L’Europe est le bon élève du mutlilatéralisme de façon générale. 

Dans le contexte actuel de tensions sino-américaines, nous avons plus que jamais besoin de faire entendre cette voix européenne.

Il y a une volonté très forte en Europe, y compris du côté du Royaume-Uni, de faire jouer un rôle plus fort à l’OMS.

Il y a une volonté très forte en Europe, y compris du côté du Royaume-Uni, de faire jouer un rôle plus fort à l’OMS.

Pour permettre une meilleure coopération mondiale, l’Europe doit vraiment reprendre une place centrale dans l’OMS et cela se fera notamment à travers les moyens et le soutien apporté à l’organisation. 

Pour permettre à l’OMS de pouvoir piloter de façon opérationnelle les crises, on pourrait imaginer que lorsqu’une crise dépasse un certain seuil, comme cela a été le cas avec la pandémie de Covid-19, se mettent en place des mécanismes qui lui permettraient de prendre concrètement un rôle de pilote avec des pouvoirs plus forts, et notamment des prérogatives d’inspection. 

Le multilatéralisme apporte des solutions qu’aucun État ne pourra apporter à lui seul et le rôle de l’OMS est essentiel, notamment pour les pays les plus démunis. »

COMPLÉMENT POUR : Démocratie réelle: les leçons des Municipales et l’annonce de la répétition des conventions

https://metahodos.fr/2020/06/29/democratie-reelle-les-lecons-des-municipales-et-lannonce-de-la-repetition-des-conventions/

ARTICLE DE CONTREPOINTS proposé par un lecteur

Convention citoyenne pour le climat : la dictature du peuple ?

À vouloir trop manier la démagogie, Emmanuel Macron s’est soumis de manière inconséquente à la dictature du peuple.

Par Johan Rivalland.

« Nous avions déjà des représentants du peuple, à travers un Parlement (qui ne nous représentait plus suffisamment ?). Nous avions cette liste impressionnante de ministères, de secrétariats d’État, d’organismes spécialisés de toutes sortes. Nous avions, bien sûr, le Conseil économique, social et environnemental (CESE), chargé de conseiller le gouvernement et le Parlement sur l’élaboration des lois.

Nous avions, à chaque nouveau problème réel ou présumé, la création d’une ou plusieurs commissions, chargées d’étudier le problème en question et d’y proposer des solutions au gouvernement.

Et la liste de toutes les belles inventions qui se juxtaposent à celle-ci serait sans doute encore à compléter. Il faut dire qu’il y a du beau monde à occuper ou à récompenser avec l’argent public qui coule à flots ; et permet de caser les copains et les coquins ?

Comme si cela ne suffisait pas, pour mieux donner le sentiment d’avoir entendu « le peuple », en pleine crise des Gilets jaunes, notre Président avait pris l’initiative de nous concocter une nouvelle invention typiquement française : la Convention citoyenne pour le climat, s’inspirant sans doute en cela des idées lumineuses de Ségolène Royal sur la démocratie participative.

Il faut dire que l’écologie a le vent en poupe, dopée par toutes les démagogies du moment. Et n’était-il pas opportun politiquement de s’appuyer sur cette préoccupation très en vogue pour donner le sentiment qu’on écoutait « le peuple », directement et sans intermédiaires (à la confiance entachée ?).

C’est pourquoi quelqu’un avait glissé à l’oreille du Président (à moins qu’il n’en ait eu l’idée « géniale » lui-même) de créer cette nouvelle représentation. Était-elle d’ailleurs aussi représentative qu’on aurait pu le penser ?

LES PROPOSITIONS UBUESQUES DE LA CONVENTION POUR LE CLIMAT

Après avoir été repoussée de quelques mois en raison de l’épisode malheureux de la Covid-19, voici que la présentation des propositions de cette Convention citoyenne voit enfin le jour. Elles sont au nombre de 150.

Pour la plupart complètement irréalistes et en décalage avec les réalités. Et ressemblant à ce que l’on pourrait trouver dans un programme politique d’un parti que l’on pourrait situer quelque part entre la gauche et l’extrême gauche (quoique les autres partis politiques de l’échiquier français ne soient pas toujours si éloignés) : semaine des 28 heures, taxe sur les dividendes, taxes diverses supposées financer des mesures écologiques, etc.

Ce qui frappe surtout est la liste impressionnante des « Interdictions ». Je vous laisse la découvrir. Elle est tout bonnement stupéfiante.

Mais elle révèle surtout ce que l’on pouvait craindre : au-delà du catalogue de propositions irréalistes et dénuées de toute expertise qui s’assimilent davantage à une liste de cadeaux du Père Noël qu’à autre chose, on perçoit que si on laisse monsieur et madame Tout-le-monde proposer des mesures, sans compétences particulières ou surtout en souffrant de quelques biais préoccupants, on tombe de manière classique dans un système répressif incroyable.

Un peu comme dans une salle de classe : demandez à des élèves ce qu’ils pourraient imaginer pour amener davantage de discipline et vous serez surpris. Ils vous sortiront un arsenal militaire qu’eux-mêmes n’auraient pas accepté en temps ordinaire. Et si l’on se réfère maintenant plutôt au vocabulaire marxien, on pourrait parler de « dictature du peuple ».

COMMENT LE PRÉSIDENT VA-T-IL GÉRER LA SITUATION ?

Le problème immédiat – et on ne pouvait que s’en douter dès le départ – est que le Président est maintenant coincé. Certes, il était prévu de soumettre ces propositions, ou certaines d’entre elles, à référendum ou au Parlement.

Mais de deux choses l’une : ou bien ces propositions irréalistes sont rejetées, dans lequel cas Emmanuel Macron sera accusé d’avoir cherché à embobiner tout le monde avec la création d’une nouvelle structure dont on savait à l’avance qu’elle ne servirait à rien (ou à ne reprendre que les quelques propositions qui étaient déjà plus ou moins dans les projets du gouvernement) ; ou bien ces propositions sont reprises et on porte un coup de plus à la déliquescence déjà bien avancée de notre économie et de notre société, avec notamment une liste d’interdits qui s’ajoutent à tous ceux qui déjà nous empoisonnent au quotidien.

Sans doute l’idée était-elle de ne reprendre que les propositions dans l’air du temps, celles qui étaient plus ou moins dans l’éventail de celles auxquelles songeait plus ou moins le gouvernement ou que les divers organismes, comités ou conseillers avaient déjà imaginées.

Mais voilà : déjà certaines voix s’élèvent pour réclamer que ces propositions « soient prises comme un tout », et ne soient nullement tronçonnées au gré de ce que le Président pourrait juger compatible avec ce qu’il pourrait consentir, histoire de paraître aller dans le sens de l’écologie sans trop nuire à notre société et à notre économie.

Autrement dit, Emmanuel Macron est attendu au tournant… Reste à voir comment il va se dépêtrer de cette situation et comment il va faire pour limiter la casse. »

COMPLEMENT POUR : Réécrire l’histoire, avec en exemple Césaire et Schoelcher

https://metahodos.fr/2020/07/06/reecrire-lhistoire-avec-en-exemple-cesaire-et-schoelcher/

Un lecteur qui nous remercie et félicite Pierre RIDEAU pour son superbe papier, nous signale l’article suivant :

États-Unis : une statue de Christophe Colomb déboulonnée à Baltimore

Le navigateur est aujourd’hui vu par certains comme le symbole de l’arrivée des Européens et de la conquête de terres ne leur appartenant pas.

Par Le Figaro
Des protestataires ont déboulonné une statue de Christophe Colomb ce samedi 4 juillet à Baltimore, sur la côte est des Etats-Unis, dernière attaque en date contre des monuments ou statues de personnages historiques liés à l’esclavage ou la colonisation.

Longtemps célébré comme «celui qui a découvert l’Amérique», Christophe Colomb est aujourd’hui vu par certains comme le symbole de l’arrivée des Européens et de la conquête de terres ne leur appartenant pas. Plusieurs statues de Christophe Colomb ont été enlevées ou vandalisées, notamment à Boston, Miami, Richmond, en Virginie ou Camden, dans le New Jersey. Pour sa part, la municipalité de San Francisco a retiré une statue du navigateur de son parlement local.

Dans la foulée des manifestations contre les inégalités raciales déclenchées par la mort de George Floyd, un Afro-Américain tué par un policier blanc à Minneapolis le 25 mai,de nombreuses statues de personnages liés à l’histoire coloniale ou aux discriminations ont été déboulonnées ou attaquées, aux Etats-Unis et ailleurs dans le monde.

Dans son discours ce samedi à l’occasion de la fête nationale du 4 juillet, marquant le Jour de l’indépendance, lorsqu’en 1776 treize colonies britanniques proclamèrent leur séparation de la couronne britannique, le président Donald Trump a mentionné le navigateur génois. «Nous nous battrons ensemble pour le rêve américain, et nous défendrons, protégerons, et préserverons le mode de vie américain qui a commencé en 1492 quand Christophe Colomb a découvert l’Amérique», a-t-il déclaré, s’en prenant aux manifestants qui dénoncent les discriminations raciales. «Nous sommes en train de vaincre la gauche radicale, les marxistes, les anarchistes, les agitateurs et les pilleurs», a ajouté Donald Trump lors d’une cérémonie dans les jardins de la Maison Blanche. «Nous ne permettrons jamais à une foule en colère de démolir nos statues, d’effacer notre histoire et d’endoctriner nos enfants», a-t-il encore dit. Trump avait déjà demandé vendredi 3 juillet à la police d’arrêter et poursuivre toute personne qui endommagerait un monument.

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