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Dépasser la démocratie (PARTIES 2 et 3): « vivre et laisser vivre »

De democratie voorbij (Dutch Edition) eBook: Karsten, Frank ...

PRÉSENTATION

La démocratie est-elle l’horizon indépassable de la liberté ?

Deux auteurs néerlandais, Frank Karsten et Karel Beckman, font la démonstration, accessible à tous, du contraire.

Ils démontent d’abord 13 mythes qui fondent la religion séculaire de la démocratie, telle que nous la connaissons dans les États-nations.( PARTIE 1)

SUITE DE L’ARTICLE

« Vivre et laisser vivre »

Ils démontrent que plus de démocratie se traduit par moins de liberté et moins d’harmonie. (PARTIE 2)

Enfin ils proposent une alternative qui met en avant la décentralisation et la liberté individuelle.(PARTIE 3)

PARTIE 2

Plus de démocratie se traduit par moins de liberté et moins d’harmonie

Cette démythification est nécessaire et montre que la démocratie est intrinsèquement collectiviste : « Les gens dans une démocratie se tournent naturellement vers l’État pour qu’il prenne soin d’eux. »

Les hommes politiques, pour avoir la faveur des électeurs, jettent de l’argent sur les problèmes, réglementent à tout va et créent des commissions pour mettre en œuvre leurs règles et réglementations. Il ne faut pas s’étonner que les bureaucraties fleurissent, que les parasites qui doivent leur existence à l’État pullulent, que les hommes politiques soient saisis par la mégalomanie et que des citoyens toujours plus nombreux deviennent des assistés.

L’État-providence encourage ceux qui en profitent et décourage ceux qu’il spolie. Le nivellement se fait par le bas. « Les désaccords privés sont continuellement transformés en conflits sociaux ». « Tout le monde se sent poussé et encouragé à imposer sa vision du monde aux autres ». Les hommes politiques ont une vue à court terme, celui de leurs échéances électorales et dépensent sans compter pour être réélus. L’argent manque ? Ils augmentent les impôts, puis empruntent, enfin font tourner la planche à billets, c’est-à-dire pratiquent le vol légal d’une manière ou d’une autre.

Le mécontentement est général. Plus personne n’a confiance. Peu de gens remettent en cause l’origine principale des maux qu’ils subissent, la nature collectiviste de la démocratie. La situation est mûre pour l’appel à l’homme providentiel, au dictateur bienveillant : « Fini les débats sans fin, l’indécision, la querelle, l’inefficacité. Mais ce serait une bien mauvaise affaire. Nous recevrions l’ordre public, c’est vrai. Mais le prix serait la fin de la liberté, du dynamisme et de la croissance. »

PARTIE 3

Enfin, ils proposent une alternative qui met en avant la liberté individuelle

Il existe une autre voie, celle de la décentralisation du pouvoir et de la liberté individuelle : « La décentralisation, contrairement à la démocratie nationale, est un système de « vivre et laisser vivre ». Alors laissons fleurir un millier de nations. La diversité dans la gouvernance implique que les gens peuvent décider plus facilement sous quel système ils souhaitent vivre. »

Les auteurs donnent l’exemple de la Suisse avec ses vingt-six cantons, ses 2.900 communes, ses impôts versés majoritairement au niveau cantonal et communal, et non pas fédéral, ses différentes réglementations qui se font concurrence, sa non-appartenance à l’Union européenne. La Suisse est en effet « un pays qui réussit très bien » : « Au niveau mondial elle est dans le peloton de tête en termes d’espérance de vie, de niveau d’emploi, de bien-être et de prospérité. Elle est l’un des rares pays au monde qui n’a pas connu de guerre depuis plus d’un siècle. Malgré l’existence de quatre langues (allemand, français, italien et romanche), il y a beaucoup d’harmonie sociale. »

Les auteurs ne préconisent pas la Suisse « comme un idéal ou comme la seule option » : « Mais c’est un exemple qui montre comment le pouvoir décentralisé pourrait fonctionner et comment il conduit à une baisse des impôts et à une plus grande liberté individuelle. »

Pour les auteurs la société idéale serait la suivante : « En fait, notre société idéale et libre serait semblable au modèle sur lequel est basé Internet. Avec Internet quelques règles s’appliquent. Elles sont simples à respecter. Pour le reste, chacun peut participer à sa guise. » Transposé, cela donne : « Dans une société libre, la règle principale est de ne commettre ni fraude, ni violence, ni vol. Tant que les gens s’en tiennent à cette règle, ils peuvent offrir tous les services, y compris ceux qui sont considérés comme des « services publics ». Ils peuvent également créer comme ils l’entendent leurs propres communautés – monarchiste, communiste, conservatrice, religieuse ou même autoritaire, pour peu que leurs « clients » adhèrent volontairement et pour peu qu’ils laissent les autres communautés tranquilles. »

Cette société libre serait contractuelle : « Une société devrait être fondée sur des contrats où les droits sont respectés et où toutes les parties savent à quoi s’en tenir. » Les auteurs sont confiants et pensent que leur société idéale n’est pas utopique. Ils placent leur espoir dans la technologie pour y parvenir : « En réalité, la technologie est la véritable force de démocratisation, bien plus que le système démocratique lui-même. »

Ils appellent de leurs vœux la constitution de petites unités administratives : « Nous croyons que l’État-nation et la démocratie qui va avec sont des institutions du XXe siècle, pas du XXIe siècle. Le chemin vers l’autonomie et l’autogouvernement continuera, mais il ne passera pas par les larges démocraties. Il passera par la décentralisation et par l’organisation des personnes en plus petites unités administratives, conçues par les gens eux-mêmes. »

Le préalable se trouve dans leur conclusion : « Il est temps de nous libérer de la tyrannie de la majorité. Nous n’avons rien à perdre, à part les chaînes qui nous lient les uns aux autres. »

– Frank Karsten et Karel Beckman, Dépasser la démocratie, Institut Coppet, 2013, 144 pages.

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