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« Les jours tristes » d’une « société à distance »

Nous vous proposons le texte de

Philippe-Alexandre GrardPhilippe-Alexandre GRARD

publié sur LinkedIn et relatif aux récentes décisions présidentielles – une fois de plus prises sans concertation, réflexion, débat partagés…

Il, présente l’éditorial de Vincent Trémolet de Villers

« Voilà un éditorial qui résume parfaitement la situation. Nous verrons si les français saurons pardonner. Dans tous les cas il ne faudra pas oublier.

On lit dans le même journal que l’Allemagne met en oeuvre des mesures équivalentes à Berlin, Cologne ou Francfort. L’article précise que ces villes ont mis en oeuvre un couvre-feu à 23 heures et qu’il est globalement respecté. 23 heures ! Cela change tout !

Pourquoi est-on à ce point stupide ? Pourquoi vouloir renchérir et proposer 21 heures ? Pourquoi tant de mépris ?

La vie ne s’arrêtera pas puisque les fast food, les transports, le travail,… ne seront pas impactés. On vous privera juste de la poésie qui fait que la vie française est si belle et enviée dans le monde entier. Il s’agit de « reprendre le contrôle » titre le Figaro et c’est bien de la société de contrôle qu’il est question.

Triste France, c’est le pays de mon enfance… pourrait chanter Charles Trenet. »

ARTICLE DU FIGARO

Les jours tristes

par Vincent Trémolet de Villers vtremolet@lefigaro.fr · oct. 15, 2020

La société de la distance s’installe pour des mois.


Et le rideau sur l’écran est tombé. Emmanuel Macron a prononcé le mot «couvre-feu» et avec lui ce qu’il porte de symboles historiques, de vie réduite, de tristesse collective. Le chef de l’État l’a confié, il aurait voulu éviter cette extrémité, mais il fallait choisir la moins mauvaise solution.

C’est le principe même de la tragédie. Les autorités sanitaires plaidaient sourdement pour des confinements locaux, quand ce n’était pas un confinement national; Macron a choisi de laisser les portes entrouvertes pour que continuent les écoles, les transports, la vie professionnelle, les cultes… Les institutions fondamentales de la vie commune.

Puisque ce maudit virus repousse les jours heureux à des dates très lointaines, la société de la distance (de la défiance ?) s’installe pour des mois.

Les Français, dans leur grande majorité, vont supporter ce moindre mal. Mais dans les longues soirées d’automne, ils ne pourront s’empêcher d’égrener le chapelet des échecs : les masques inutiles et obligatoires, les tests pour tous mais pour rien, l’application de traçage dont le premier ministre ne connaît même pas le nom, les lits de réanimation qui manquent une fois encore, les soignants que l’on n’a pas su retenir, que l’on n’a pas su recruter… L’indiscipline des Français a beau jeu ! C’est d’abord ce fiasco bureaucratique qui impose aux citoyens de rester chez eux.


«Désormais, le geste gouvernemental par excellence, s’inquiète Pierre Manent, c’est le confinement général. » Le chef de l’État n’est pas retourné à cette extrémité, mais il est légitime de s’inquiéter, non plus d’un recul, mais d’une réduction, installée, assumée, acceptée, de nos libertés. La sphère privée elle-même est coupable d’échapper aux règlements de l’État.

Qu’importe! Il recommande d’ouvrir la fenêtre, approuve les promenades en plein air, compte le nombre d’assiettes à table… La police, quand elle ne sera pas confrontée aux artificiers de Champigny-sur-Marne ou aux agresseurs d’Herblay, devra surveiller et punir, après 21 heures, de simples promeneurs, pourtant sagement masqués, sur la voie publique. Ce n’est pas une bonne nouvelle. ■

2 réponses »

  1. L’oreiller le plus confortable est une conscience tranquille ! Nos dirigeants ont-ils vraiment une conscience ?
    Edward Hopper a anticipé avec sa peinture ce qui se passe à l’heure actuelle : la distanciation sociale, la solitude… Chercher à domestiquer massivement la société, quelle incurie ! J’appelle cela de la « théâtrocratie ».
    J’aimerais cependant remonter le moral des troupes. J’utilise délibérément ici le mot troupe puisque depuis le début de cette pandémie le président Emmanuel Macron utilise une terminologie guerrière. Hier soir encore il a parlé de l’instauration d’un couvre-feu dès le samedi 17 octobre de 21 h à 6 h. Or, quand on est réellement en guerre, on équipe les soldats d’un matériel efficace… Les hôpitaux ont besoin de plus de moyens, plus d’équipement, etc.
    Quoi qu’il en soit, ne nous laissons pas abattre ! Malgré ce « totalitarisme intégré », puisqu’il atteint la sphère privée (ouvrir les fenêtres, le nombre de personnes à table, etc.), souvenons-nous que le pouvoir réside en nous.
    En effet, peu importe la couleur du ciel, nous avons le pouvoir de rendre nos journées splendides : nous avons le choix. Les journées sont toujours splendides pour tous ceux qui ont de la beauté dans leur cœur. Que ces mesures néfastes ne changent pas notre sourire, car l’humeur joviale est perfection, c’est l’aimant des cœurs. Que la force soit avec nous !
    Anne Brunet 😃😇

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  2. Nothing can stop Universe’s plan for our life. May the Universe give us strength to overcome all the challenges.
    May He bless us spiritually, physically, emotionally and financially always.
    Anne Brunet 😁😇

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