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Elections régionales et départementales: la tentation du report – Episode 3

BILLET

Paris Match révèle que le Président « réfléchit à la création d’une commission de Sages impliquant toutes les formations politiques pour examiner le report ou non des élections départementales et régionales prévues au printemps prochain.« 

Le Monde confirme dans un article de ce jour que nous reproduisons ci contre.

Rappelons qu’en juin le PR avait tenté de négocier une aide au régions contre un report des élections régionales EPISODE 1

«Je vous aide (financièrement) si vous m’aidez à reporter les régionales après la présidentielle car j’ai des opposants politiques parmi vous», a déclaré Emmanuel Macron, comme l’a rapporté Renaud Muselier aux présidents de région qu’il a eu ensuite par téléphone. «Je ne vais pas donner de l’argent à mes adversaires», a ajouté le président de la République »

https://metahodos.fr/2020/06/16/comment-qualifier-les-marchandages-sur-les-elections-regionales/

Puis, EPISODE 2, le Premier ministre avait rejeté toute nouvelle tentative qui serait fondée sur la pandémie, suite à une réaction d’élus devant des rumeurs et des craintes…

https://metahodos.fr/2020/09/22/report-des-regionales-le-troc-avait-echoue-serait-il-impose-autrement/

Et nous voici à l’EPISODE 3, avec le retour de la « réflexion ». Bien entendu il y aura peut être nombre d’élus qui ne voient aucun inconvénient à faire du temps de mandat supplémentaire.

N’a t on pas les moyens administratifs locaux et nationaux pour organiser massivement des élections par correspondance ?

Car comment accepter que notre démocratie déjà absente dans la réflexion et les décisions relatives à la gestion verticale et personnelle du Covid soit encore une fois mise en sommeil ?

«Nous en avons jusqu’à l’été 2021 au moins avec ce virus». Par cette phrase sans équivoque prononcée lors de son allocution du 14 octobre 2020, le président de la République Emmanuel Macron a clairement signifié que le Covid-19 aurait encore un impact sur la vie des citoyens et de la Nation française l’année prochaine. Pourra-t-on organiser des élections départementales et régionales au printemps prochain ?

Le jeu permanent:

Selon l’entourage présidentiel, le chef de l’Etat est toujours favorable au maintien du calendrier actuel. Pour autant, il n’est pas insensible à la Tribune adressée au journal Le Figaro par sept présidents de départements – Nicolas Lacroix (Haute-Marne, LR) Noël Bourgeois (Ardennes, LR), Frédéric Bierry (Haut-Rhin, LR), Claude Léonard (Meuse, LR), Jean-François Gaillard (Aveyron, UDI), Marc Gaudet (Loiret, UDI) et Bertrand Bellanger (Seine-Maritime, LREM) – demandant le report des élections départementales de trois mois.

Des maires l’ont également interpellé sur le sujet, lui indiquant qu’il serait difficile d’organiser deux scrutins. La date des élections n’a d’ailleurs pas été fixée par le ministère de l’Intérieur, comme pour mieux permettre un report. Au-delà de l’organisation le jour J de l’élection, ce sont aussi les campagnes électorales qui pourraient être tronquées par les règles sanitaires si la circulation du virus est toujours importante.

Emmanuel Macron songe donc à la création d’une commission de Sages d’ici la fin de l’année impliquant toutes les formations politiques.

P.A.

ARTICLE

Emmanuel Macron ouvre la voie à un report des élections régionales de mars 2021

Le chef de l’Etat va réunir prochainement une commission associant les oppositions pour statuer sur le maintien des élections régionales et départementales, en fonction de la situation sanitaire.

Par Françoise Fressoz et Julie Carriat 15 10 2020

Certains espéraient le sujet enterré, il ressurgit, plus actuel que jamais, au fil de la progression de l’épidémie de Covid-19 : le report des élections régionales et départementales. Si Emmanuel Macron n’a pas abordé directement la question dans son interview télévisée du mercredi 14 octobre, en privé, le chef de l’Etat fait plus qu’y réfléchir.

Il va même réunir prochainement une « commission de sages » impliquant tous les partis politiques, dans l’espoir d’aboutir à une décision consensuelle. Une manière, souligne-t-on dans l’entourage du chef de l’Etat, de répondre à l’inquiétude de certains élus locaux, soucieux d’un risque sanitaire qui rendrait « impossible la tenue d’un débat démocratique digne de notre République », selon les mots choisis par sept présidents de département dans une tribune publiée lundi dans Le Figaro. L’argumentaire est imparable : le chef de l’Etat préférerait maintenir la continuité démocratique, mais si la pression politique amène à favoriser un report, il s’y pliera.

Vu le douloureux souvenir des municipales – un premier tour organisé dans la peur du virus, un second reporté de trois mois –, chacun aimerait, cette fois-ci, éviter la panique et les critiques. Certains estiment en effet que La République en marche (LRM), qui part de zéro à l’échelon régional, aurait intérêt à voir le vote retardé de quelques mois ou, pourquoi pas, plus franchement d’une année après la présidentielle.

Décision « très anxiogène »

Les présidents de région sortants se montraient eux, jusqu’à présent, favorables à un maintien. En juin, l’idée d’un report, évoqué par Emmanuel Macron lors d’un déjeuner avec Renaud Muselier, président de Régions de France, et François Bonneau, président délégué, avait suscité l’ire des présidents de région. Cet automne, le parti présidentiel a déjà fait doucement monter le sujet, tout en tâchant d’éviter les procès en tactique électoraliste.

Certes, le ministre de l’intérieur, Gérald Darmanin, qui a reçu les chefs de parti sur ce sujet, se disait encore récemment plutôt favorable à un maintien du vote les 14 et 21 mars 2021. Mais le décret convoquant les élections tarde à paraître. Pour un proche du chef de l’Etat, « s’il n’y a pas de décret, c’est normal. Si vous annoncez le report, vous dites aussi aux Français que le problème Covid-19 ne sera pas réglé en mars prochain, ce qui est très anxiogène ».

1 réponse »

  1. Cela rappellera une autre époque où le cynisme politique l’emportait régulièrement :

    Le Président MITTERRAND avait refusé la mise en place de l’élection régionale au SU Direct, pourtant décidée en 1982,…jusqu’en 1986 ( 20 regions sur les 22 de métropole etaient dans l’opposition à l’issue du scrutin).

    Il avait également tenté de modifier le mode de désignation des Conseillers Régionaux en 1985 pour éviter des changements de majorité…qui ont bien eu lieu.

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