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Vivre en Poíēsis: Michel DEGUY Prix Goncourt de la poésie 2020

Vivons sa poésie sur la scène de la Maison de la Poésie, le 5 décembre 2020

Dialogue avec Martin Rueff & Claude Mouchard en duplex

«  »Le coronavirus”… déjà un hémistiche !

L’épigramme peut cadencer !

La contamination descend des Contamines

Tes confins mes confins se confinent

Mais nos confins débordent le confinement

Nousnous se contamine

J’entends l’économie décroître dans les bourses […] »

Dix millions de Chinois auront perdu la face

Masques et vidéos se toisent en chiens de faciès

Le gros Trump a tweeté “No virus in the States”

Poutine a remis Dieu dans la constitution

Marine avec sa clé rouillée Verrouille les frontières

Son compère Boris en bouffon

Victoria Repeint sa City en Singapour sur Tamise «  »

Michel Deguy, « Coronation »

Qui est Michel DEGUY

Poète, essayiste, philosophe, professeur de littérature, Michel Deguy crée en 1977 l’incontournable Revue Po&sie.

Auteur d’une oeuvre monumentale, Michel Deguy a reçu en mai dernier le Goncourt de la poésie – Robert Sabatier pour l’ensemble de son œuvre.

Michel Deguy est également professeur de littérature à l’université de Paris-VIII. Il a longtemps été membre du comité de lecture des éditions Gallimard et directeur de collection aux éditions Belin.

Président du Collège international de philosophie de 1989 à 1992 et de la Maison des Écrivains de 1992 à 1998, Michel Deguy fonda plusieurs revues – Revue de poésie (1964-1971), Po&sie (créée en 1977) – et collabora à de nombreuses autres ( La NRF , Les Cahiers du chemin , Critique , Tel Quel , Les Temps modernes… ).

Il a traduit les œuvres de Hölderlin, Celan, Heidegger.

Son œuvre poétique est composée, entre autres, de Fragments du cadastre (prix Félix-Fénéon, 1960), Poèmes de la presqu’île (prix Max-Jacob, 1961), Biefs (1964), Jumelages (1978), Gisants (1985).

Son œuvre en prose comprend également des essais, comme Tombeau de Du Bellay (1973), La Machine matrimoniale ou Marivaux (1982), La Poésie n’est pas seule (1987), La Raison poétique (2000), Un homme de peu de foi (2002) ou Au jugé (2004).

Michel Deguy est aussi l’auteur de récits autobiographiques, Le Comité (1988) ou À ce qui n’en finit pas (1995). En 2004, il a reçu le Grand Prix de poésie de l’Académie française.

« Nous fêtons enfin, ensemble ce soir, ce bel événement. »

Enregistrement le 05/12/2020 sur la scène de la Maison de la Poésie:

À lire – Michel Deguy, L’amitié avec Claude Lanzmann, éd. La Rumeur Libre, 2019 – Michel Deguy, Poèmes et Tombeau pour Yves Bonnefoy, éd. La robe noire, 2018.

Récemment sur France culture

Plusieurs « spectres » hantent l’Europe,

selon Michel Deguy, qui appellent la clairvoyance des poètes et des philosophes que l’on ne doit pas séparer.

Il y a des spectres politiques. Mais il y a aussi une double catastrophe qui est au cœur désormais de sa pensée : la catastrophe « naturelle » qui risque de dévaster la Terre ; mais inséparablement la catastrophe culturelle, ou même la catastrophe « du » culturel, qui risque de détruire le langage. Ces deux catastrophes vont de pair et accompagnent toujours aussi la catastrophe politique.

C’est pourquoi le poète est nécessaire, il a l’œil sur les voyants rouges de notre monde, qui passent toujours aussi par les mots, et il nous aide à les voir, les entendre, y répondre.

La clairvoyance est ce qui s’avise des voyants. Le poète n’est pas un voyant mais il voit les voyants, qui s’allument et qu’il faut détecter, car ils sont la menace qui arrive, et qui est une menace considérable. (Michel Deguy)

Il y a à la fois du « sans précédent » et de vieux démons. N’oublions pas que ce pays, la France, a renoncé à la démocratie pendant pas mal de temps. C’est dans la mémoire, et cela peut donc se reproduire un jour. (Michel Deguy)

A l’inconscient européen, je préfère le conscient européen, volontaire, clairvoyant, qui lutte avec son inconscient. Car l’Europe, c’est l’histoire de la colonisation, de l’Occident qui s’est emparé du monde… C’est tout ça qu’il ne faut surtout pas oublier, auquel il faut (…) penser sans arrêt. (Michel Deguy)

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