Aller au contenu principal

PEDOCRIMINALITÉ : LE LAXISME DES JUGES ET LA PASSIVITÉ DES POLITIQUES ET DES MÉDIAS VONT ILS ENFIN CESSER ?

LIRE LES PUBLICATIONS PS DE METAHODOS :

LAXISME DES JUGES SUR LA PEDOPHILIE : DES FAITS RÉCURANTS

https://metahodos.fr/2026/06/04/laxisme-des-juges-sur-la-pedophilie/

LES MÉDIAS ONT ILS MINIMISÉ L’AFFAIRE DU PÉRISCOLAIRE DE PARIS POUR FAVORISER LA MUNICIPALITE SORTANTE AUX ÉLECTIONS

https://metahodos.fr/2026/05/27/les-medias-ont-ils-minimises-laffaire-du-periscolaire-de-paris-pour-favoriser-la-municipalite-sortante-aux-elections/

UN PÉDOPHILE RÉCIDIVISTE CONDAMNÉ À 30 ANS, LIBÉRÉ 8 ANS APRÈS, VIENT HABITER PRÈS DE SA VICTIME

https://metahodos.fr/2026/05/25/condamne-a-30-ans-en-2018-libere-il-vient-habiter-pres-de-sa-victime/

PEDOCRIMINALITÉ : LA FIN DE L’OMERTA ? OU PLUTÔT SON ILLUSTRATION

https://metahodos.fr/2026/05/20/pedocriminalite-la-fin-de-lomerta-ou-plutot-son-illustration/

1. ARTICLE – «Tout doit changer», «ce drame aurait dû être évité» : rare unanimité de la classe politique «révoltée» par l’affaire Lyhanna

Par Solène Vary LE FIGARO

Les dysfonctionnements de la police et de la justice, qui n’ont pas su protéger la jeune fille de 11 ans, sont dénoncés par des élus de droite, comme de gauche

Alors que le principal suspect dans la mort Lyhanna était connu de la justice, pourquoi n’a-t-on pas agi à temps ? «Dysfonctionnement»«faillite»«inaction»… La classe politique dénonce unanimement ce matin les manquements de l’État, qui n’a pas su protéger une enfant d’un prédateur, pourtant identifié.

Le président Emmanuel Macron a affirmé, lui-même, qu’il est «clair qu’il y a un dysfonctionnement». Selon lui, «les choses ne se sont pas passées comme elles auraient dû se passer» pour Lyhanna. «On ne peut pas regarder en face sa famille et lui dire que tout s’est bien passé, c’est faux», a-t-il insisté, avant de poursuivre : «On doit clarifier (…) quelles sont les responsabilités collectives systémiques, et éventuellement les responsabilités individuelles»«Je ne veux entendre aucun argument de moyens dans cette affaire», a-t-il conclu

L’État a «lourdement failli»

Avant lui, certains membres du gouvernement avaient fait le même constat, au premier rang desquels, Gérald Darmanin, le ministre de la Justice. «Nous sommes tous terrifiés par ce dysfonctionnement qui est révélateur, je crois, de notre mauvaise organisation», a déclaré le garde des Sceaux. Lui et le ministre de l’Intérieur Laurent Nunez ont été convoqués ce vendredi matin par Sébastien Lecornu pour «un point de situation».

Sur les bancs de la droite, plusieurs élus ont exprimé leur indignation. Ainsi du président du Rassemblement national, Jordan Bardella, qui a accusé jeudi soir l’État d’avoir «lourdement failli»«Toute la France est révoltée par l’inaction des pouvoirs publics, alors que le principal suspect, Jérôme Barella, avait déjà été visé par plusieurs plaintes et signalements, jusqu’à être incriminé à de nombreuses reprises», a-t-il indiqué sur son compte X. Selon lui, «ce drame terrible aurait pu, aurait dû, être évité».

Sans surprise, Marine Le Pen, la présidente du groupe RN à l’Assemblée, parle d’une même voix : «Des millions de Français partagent la douleur de la famille de Lyhanna, qui en plus de l’indicible chagrin de la perte de leur enfant, ont appris qu’elle aurait pu, qu’elle aurait dû être évitée.» Pour Bruno Retailleau, chef de file des Républicains, «tout est révoltant»«Le suspect était déjà connu de la justice. La lenteur des procédures, la lourdeur administrative, la déresponsabilisation partagée», énumère-t-il sur son compte X.

C’est en tant que «citoyen» et en tant que «père» qu’Edouard Philippe, le maire du Havre et fondateur d’Horizons, a également pris la parole. Il affirme qu’une «question terrible» se pose désormais : «Quand la parole d’un enfant est recueillie ou signalée, pourquoi toute la chaîne de l’État ne se met-elle pas immédiatement en alerte ? » Selon le candidat à la présidentielle, il faut donner une «priorité absolue aux plaintes des enfants et aux signalements».

À gauche, l’impuissance des institutions policières et judiciaires qui ont ignoré tant de signaux, fait aussi l’objet de critiques. «Tant de temps gâché, de témoignages et de plaintes ignorés», déplore la présidente du groupe LFI à l’Assemblée, Mathilde Panot. Selon elle, ce fait divers tragique est aussi le résultat «de la domination patriarcale systémique», un argument repris par l’écologiste Marine Tondelier qui attaque «la culture patriarcale qui nous gangrène depuis des millénaires». Pour cette dernière, «ce fait social illustre l’incapacité systémique de notre société à protéger les femmes et les enfants des violences sexuelles».

Jean-Luc Mélenchon, le fondateur de LFI a aussi dit son émoi face à «l’horreur subie par la petite Lyhanna»«Comment ce suspect, visé par des plaintes pour viols sur mineurs, a-t-il pu rester sans surveillance et sans audition pendant 9 mois ?», questionne-t-il sur X, s’indignant que «la protection des enfants et la parole des victimes» soient «trop méprisées». Pour le candidat Insoumis à la présidentielle, «tout doit changer»….

…/…

2. ARTICLE – Affaire Lyhanna : chronique d’un fiasco judiciaire

Jérôme B., le suspect du meurtre de Lyhanna, 11 ans, avait déjà été signalé à la police trois fois avant la disparition de la jeune fille. Une nouvelle preuve des failles existantes dans le système judiciaire français.

Pauline Delassus avec Pauline Revenaz Publié le 06 juin 2026 SUD OUEST

La mort de Lyhanna, âgée de 11 ans, a bouleversé le pays et a démontré les failles judiciaires.

Il a fallu le meurtre d’une enfant, un de plus après ceux de Chloé, Louise, Lina, Maëlys, Angélique, Estelle et tant d’autres petites filles ces dernières années en France, pour que la société et les politiques prennent conscience de l’ampleur des violences pédocriminelles. La mort de Lyhanna, 11 ans, et les sévices sexuels qu’elle a probablement endurés bouleversent un pays déjà choqué par les scandales du périscolaire, de l’internat de Bétharram, de l’Église, du Consentement de Vanessa Springora ou des « hommes de la rue du Bac », sans qu’une politique publique d’envergure soit mise en place pour endiguer ces violences systémiques.

La stupeur est montée d’un cran quand il est apparu que Jérôme B., l’homme de 41 ans suspecté d’avoir tué la collégienne, avait été à plusieurs reprises signalé à la justice et avait fait l’objet d’au moins trois plaintes pour viols sans jamais être inquiété. Un « dysfonctionnement », a déclaré le ministre de la Justice, Gérald  Darmanin.

A LIRE AUSSIWilly Le Devin, journaliste et auteur : « Les hommes de la rue du Bac, c’est une forme d’affaire Epstein à l’époque de la machine à écrire »

Le fiasco judiciaire et policier démarre en 2017 quand la mère d’une jeune fille de 17 ans se rend au commissariat pour signaler que Jérôme B. entretient depuis quelques mois une relation avec la mineure. Cette dernière déclare aux policiers être consentante, et l’affaire est classée. En 2021, l’homme est licencié d’un groupe scolaire où il travaille comme agent d’entretien après des comportements inappropriés envers une lycéenne sur les réseaux sociaux.

Y a-t-il eu signalement auprès de la justice ? À cette heure, il n’y en a pas trace, affirme le parquet d’Auch. Un an plus tard, le tribunal de Béthune reçoit une nouvelle plainte. Une fillette raconte que Jérôme B., ami de son père, l’a violée pendant des vacances dans le Gers. Toutes les parties sont auditionnées, mais le mis en cause n’est pas placé en garde à vue. Une expertise conclut que l’enfant n’est pas claire dans ses propos. Aucune lésion n’est constatée par le médecin qui examine la jeune plaignante. Un classement sans suite est ordonné, au motif que l’infraction est insuffisamment caractérisée….

…/…

3. ARTICLE – Dysfonctionnement dans l’affaire Lyhanna : le révélateur cruel de la dilution organisée de responsabilité au sein de la justice française 

L’affaire Lyhanna révèle un naufrage bureaucratique que l’on peut qualifier « d’irresponsabilité par transmission ». En privilégiant le formalisme territorial à l’action d’urgence qui s’imposait, la justice a laissé errer pendant des mois un dossier pourtant criminellement solide. Cette irresponsabilité a totalement occulté les multiples alertes visant un même prédateur sexuel de mineures, laissant l’homme libre de commettre l’irréparable. 

Bertrand Mathieu et Pascal-Pierre Garbarini  ATLANTICO

Ce qu’il faut en retenir :

  • L’affaire met en lumière un enchaînement de dysfonctionnements : lenteurs administratives, cloisonnement des parquets et absence de prise en compte rapide de la dangerosité du suspect.
  • Les experts pointent surtout un problème de circulation de l’information entre services plutôt qu’un simple manque de lois ou de procédures.
  • La justice est confrontée à un équilibre difficile entre respect des garanties procédurales, présomption d’innocence et impératif de protection des victimes potentielles.
  • Au-delà du cas individuel, l’affaire révèle une justice saturée, confrontée à une inflation des contentieux, à des moyens limités et à la nécessité de mieux hiérarchiser ses priorités….

…/…

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.