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« Barrage au RN » : LIBÉ accusé de percuter l’ADN de la stratégie du président-sortant.

« Le prétendu « barrage républicain » démasqué ».

C’est le titre de notre publication d’il y a 10 JOURS ( 17 février 2021 ) https://metahodos.fr/2021/02/17/face-a-marine-le-pen-le-barrage-republicain-bientot-obsolete/

EXTRAIT:

C’est au moment où LREM lance la présidentielle en tentant de confisquer le débat dans un face à face avec le FN qui ravit les médias:

  • les sondages montrent que la notion de barrage républicain – déjà sans fondement démocratique – ne tient pas au niveau des résultats escomptés,
  • et de surcroit, le FN se pare d’un habit républicain moins dérangeant.

Suite au dernier sondage qui donne Marine Le Pen et Emmanuel Macron au coude à coude au second tour de la présidentielle de 2022, le spécialiste de communication politique Arnaud Benedetti analyse la fragilité des verrous qui permettent encore à beaucoup de tenir pour impossible la victoire du RN.

Colère de Marcheurs, félicitations de Macron… la macronie divisée après le duel Darmanin-Le Pen, titrait le Parisien libéré.

VOIR NOS PUBLICATIONS PRECEDENTES:

La politique française se résume-t-elle à une opposition LREM-RN ? / A l’est de l’Europe: sale temps pour la démocratie? https://metahodos.fr/2021/02/15/la-politique-francaise-se-resume-t-elle-a-une-opposition-lrem-rn-a-lest-de-leurope-sale-temps-pour-la-democratie/

Mise en scène totale et désespérée d’une confiscation médiatisée: « L’empoisonnement de la démocratie française« .https://metahodos.fr/2021/02/16/mise-en-scene-totale-et-desesperee-dune-confiscation-mediatisee-lempoisonnement-de-la-democratie-francaise/

Une stratégie qui a « porté » le quinquennat et qui devait permettre une réélection « obligée ».

Les proches du président-sortant se sont indignés d’un dossier réalisé par Libération, ce week-end.

« Faire barrage » contre l’extrême-droite ou pas ? A gauche, ce qui était un réflexe est désormais en réflexion.

Face au Rassemblement national, le barrage tiendra-t-il bon ? Il montre en tout cas quelques signes de faiblesse.  Ce week-end, le journal Libération a choisi de donner la parole à des électeurs de gauche qui, en cas de second tour Macron – Le Pen, n’iraient pas voter.  En somme, ils trouvent le « vote utile » inutile. Et pour eux le barrage tient du mirage.  

Combien sont-ils dans ce cas-là ? Difficile à dire. Mais les sondages actuels, qui placent Emmanuel Macron et Marine Le Pen a moins de cinq points d’écart en cas de deuxième tour, montrent que ce n’est pas seulement une vue de l’esprit.

En politique, le vocabulaire en dit souvent plus que les longs discours.  
Il y a vingt ans, les mots « barrage républicain » étaient prononcés avec fouge et détermination – un côté barricade, poing levé, « le fascisme ne passera pas ».

Il est intéressant de constater à quel point ce mot, barrage, a depuis perdu de sa force symbolique.  Il est devenu plat, controversé, voire tourné en dérision. Certains moquent par exemples les « électeurs-castors », qui n’ont de cesse d’ériger des barrages ici ou là.  

LIBERATION DERANGE LA MACRONIE

« Pourquoi toute cette agitation autour de la une de Libération de ce dernier week-end de février ? Derrière le refus d’un second tour Macron/Le Pen en forme de chantage, comment faire émerger une alternative ? » questionne Marianne.

Voici l’article du Point sur ce sujet.

ARTICLE

« Barrage au RN » : la une de « Libé » irrite les macronistes

L’étincelle qui a (encore) fait exploser la macronie. Ce week-end, Libération a consacré sa une à la présidentielle 2022. Le quotidien y campe Emmanuel Macron et Marine Le Pen, dos-à-dos, avec ce titre : « J’ai déjà fait barrage, cette fois c’est fini ». Il y relaie la parole d’électeurs et de lecteurs de gauche qui, déçus par le mandat de l’actuel président de la République, assurent qu’ils ne voteraient plus pour lui en cas de nouveau deuxième tour face à la présidente du Rassemblement national.

Cette notion de « barrage » est au cœur du système électoral depuis l’élection présidentielle de 2002, qui avait vu Jean-Marie Le Pen affronter Jacques Chirac. Élection après élection, elle semble pourtant se fissurer, au grand dam des macronistes, qui ont profité de cette une pour enfoncer la gauche… ou appeler à une prise de conscience, relaie notamment le HuffPost.

« Dérive », perte de « valeurs », « honte »…

Sur Twitter, les ténors de LREM ont uni leur force pour dénoncer la posture de Libé. « J’ai déjà fait barrage. Et je le ferais encore », assure le patron du groupe à l’Assemblée Christophe Castaner, qui avait déjà récemment accusé gauche et droite d’« épargner le Rassemblement national ». « Ceux qui épargnent les extrêmes, toujours et encore, portent une responsabilité », a-t-il fustigé. Même son de cloche chez son collègue François de Rugy, qui voit dans ce numéro du quotidien la « dérive » d’une « partie de la gauche ». « Éviter à notre pays de dériver vers toutes les formes de radicalisation est une ardente nécessité », juge-t-il.

Certains élus macronistes ont fait preuve d’encore plus de sévérité. Comme la députée Anne-Christine Lang qui a crié sa « honte » face à la « soi-disant « vraie gauche » qui a tout perdu, ses valeurs, sa boussole, sa dignité », citant également la récente interview que Julien Bayou a donnée au Point. Ou l’ancienne ministre Nathalie Loiseau, qui accuse cette même gauche de « renier ses valeurs », en repartageant une vieille une de Libé datant de l’entre-deux-tours 2002. De son côté, la députée Aurore Bergé appelle à « éviter la prophétie autoréalisatrice » du quotidien.

La macronie encore divisée

Mais sur ce sujet encore, la macronie démontre que deux lignes bien distinctes cohabitent au sein du parti. Car certains membres de LREM, plutôt que de critiquer les propos relayés par Libération, ont préféré y voir une certaine « vérité qui dérange », comme le député Jean-Michel Mis. « Beaucoup d’électeurs de gauche sont déstabilisés par une gestion de crise qui peine à définir un projet politique progressiste pour le temps long », concède-t-il.

Le député Jean-Baptiste Moreau estime, lui, que « Libé a raison de nous alerter sur l’état de l’opinion et de l’électorat », jugeant qu’il « n’y aura plus de front républicain, c’est un fait ». Une position partagée par la députée Laetitia Avia… et Manuel Valls. L’ancien socialiste converti au macronisme assure qu’il s’agit là d’un « vrai sujet », qu’il ne faut « pas prendre à la légère ».

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