Aller au contenu principal

LES MÉDIAS SE RAVISENT : 2022, MACRON-LE PEN, EX-FUTURS DUELLISTES ?

Le niveau d’abstention souligne l’échec des favoris « désignés  » à la présidentielle.

Alexandra Schwartzbrod écrit dans Libération:

« Oui, l’ampleur de l’abstention est une tragédie, nous ne le dirons jamais assez. Voter est un droit obtenu de haute lutte et encore fragile en différentes zones du monde, il donne ce pouvoir incroyable de participer à la vie de la société, il est primordial de s’en servir. Ceci étant dit, au risque d’en choquer certains, le faible taux de participation enregistré dimanche traduit peut-être, au fond, une réaction assez saine des Français. Voter est une façon d’adhérer à un projet, d’exprimer un besoin, de manifester une envie.

Or, à quoi assistons-nous depuis plusieurs semaines, voire plusieurs mois ? A un insupportable tour de chauffe des deux personnalités politiques données favorites pour la prochaine présidentielle, Emmanuel Macron et Marine Le Pen, ce même duo qui s’était déjà affronté en 2017. Et à quoi ces deux-là se sont-ils livrés ? A des coups politiciens pour le premier tels l’envoi en catastrophe du ministre de la Justice, Eric Dupond-Moretti, dans les Hauts-de-France pour affaiblir Xavier Bertrand, autre candidat à la présidentielle, ou l’annonce tonitruante d’une alliance LREM-LR en Paca au risque de faire tanguer l’attelage et de favoriser l’extrême droite, sans compter la participation du ministre de l’Intérieur à une manifestation de soutien à la police qui s’est transformée en attaque de la République.

Quant à la seconde, qui a tenté de se banaliser, elle n’a ni séduit son électorat de base ni leurré les électeurs de droite davantage attirés par les originaux que par la fausse et pâle copie. Nombre de Français ont éprouvé la très désagréable sensation qu’on les prenait pour des idiots et refusé de jouer à ce jeu-là, quitte à renoncer à leur devoir électoral. C’est une bonne leçon pour la suite. Le pays a un besoin criant de débats de fond et non de batailles de boutiquiers, de projets d’avenir et non de rabâchage des mêmes rengaines (sécurité, immigration, islam…). Si ce taux d’abstention se révèle être davantage un signal qu’un renoncement, alors oui, il marquera plus l’échec des deux favoris de la présidentielle que celui du processus démocratique. »

La presse et les instituts reviennent sur LEUR FOCALISATION RELATIF A un duel annoncé, voire imposé

Les résultats du premier tour des régionales et la très forte abstention rebattent les cartes politiques, à un an de l’élection présidentielle. La LREM d’Emmanuel Macron et le RN de Marine Le Pen, les deux finalistes de 2017, ne sortent pas renforcés du «test» local.

Voici un article qui relate ce revirement – bien tardif – sur l’évidence d’un duel Macron Le Pen.

Voir également, RN et LREM, LES DUELLISTES AUTOPROCLAMÉS DU 2°TOUR DE LA PRÉSIDENTIELLE 2022 SONT LES PERDANTS DU 1° TOUR DES RÉGIONALES 2021. – MAJ –https://metahodos.fr/2021/06/21/rn-et-lrem-duelistes-autoproclames-du-2tour-de-la-presidentielle-sont-les-perdants-du-1-tour-des-regionales/

ARTICLE

2022 : Macron-Le Pen, rendez-vous ballant

par Lilian Alemagna publié le 21 juin 2021 LIBERATION

Quelles leçons peut-on tirer de suffrages exprimés dans un océan d’abstention ? A moins d’un an de l’élection présidentielle, le paysage politique était censé se clarifier après ces régionales : chez Xavier Bertrand, on rêvait d’un triomphe dans les Hauts-de-France pour le propulser vers l’investiture chez Les Républicains, les écologistes espéraient une «dynamique» pour, selon leurs prévisions, obliger les socialistes à se ranger derrière eux en 2022. Marine Le Pen, elle, se voyait déjà installer la flamme de son parti sur le fronton d’un hôtel de région et faire valider, par ce scrutin, sa stratégie de «banalisation» destinée à capter des électeurs de droite lassés de LR. Enfin, la République en marche (LREM) était censée, selon ses «stratèges», démontrer qu’elle disposait d’un socle d’électeurs de centre et de gauche et de droite sur lequel pourrait s’appuyer Emmanuel Macron avant de l’«élargir» dans une campagne présidentielle.Editorial

Ce record d’abstention (entre 66% et 68% selon les instituts empêche de tirer des enseignements solides de ce premier tour des élections régionales et départementales. Ou plutôt si, un : toutes les analyses faites ces derniers mois sur un inéluctable duel Macron-Le Pen annoncé pour 2022 reposent sur du sable. Les Français ne savent pas si et pour qui ils iront voter en avril de l’année prochaine. Si la droite savoure ses triomphes dans ses bastions, elle constate aussi que dans les autres, ses candidats jouent désormais les troisième ou quatrième rôles. Si les socialistes se montrent soulagés de maintenir leurs positions locales, ils voient que dans les régions de droite, ce sont désormais les écolos qui sont devant eux au premier tour et réalisent les «rassemblements» au second. Roses et verts trouveront chacun, dans les scores de dimanche, des raisons d’appeler à l’union derrière eux. Et ils n’auront pas à porter la responsabilité d’une victoire du RN en Paca après le retrait, finalement, de l’écolo soutenu par les socialistes, Jean-Laurent Félizia.

Un scrutin pour rien ? Le chef de l’Etat a fait savoir, la semaine passée en conseil des ministres, qu’il ne voulait «pas nationaliser ce scrutin». Donc n’en tirer aucune conséquence politique : ni remaniement, ni changement de politique pour la fin de ce quinquennat.On devrait donc s’attendre à voir Emmanuel Macron, avant la pause estivale, dérouler, comme il l’avait prévu, l’«agenda» que son entourage annonce très «économique et social». Un chemin tout tracé par l’Elysée vers la présidentielle faisant fi de la grève démocratique qui s’est manifestée dimanche. Fi aussi de l’échec d’implantation de LREM après des élections municipales – déjà – ratées. Des partis historiques enracinés mais usés, des Verts qui n’ont pas encore complètement changé de statut, un vote d’extrême droite en retrait mais vraisemblablement caché, un président sortant sans grandes assises politiques dont la réélection ne peut reposer que sur sa seule force en campagne. L’issue de 2022 est, en réalité, très incertaine.

1 réponse »

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.

%d blogueurs aiment cette page :